Le serviteur hébreu (1) – La bonne semence

Samedi 13 février

Commençant par Moïse et par tous les Prophètes, [Jésus] leur expliquait,

dans toutes les Écritures, les choses qui le concernent.

Luc 24. 27

Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle,

et ce sont elles qui rendent témoignage de moi.

Jean 5. 39

Le serviteur hébreu (1)

La Loi donnée à Moïse pour le peuple d’Israël comprenait des commandements relatifs à la vie sociale et familiale. Voici, entre autres, ce que Dieu commandait à un maître au sujet de son serviteur:

“Si tu achètes un serviteur hébreu, il servira six années, et, la septième, il sortira libre, gratuitement. S’il est venu seul, il sortira seul; s’il avait une femme, sa femme sortira avec lui. Si son maître lui a donné une femme, et qu’elle lui ait enfanté des fils ou des filles, la femme et ses enfants seront à son maître, et lui, il sortira seul. Mais si le serviteur dit positivement: J’aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre; alors son maître le fera venir devant les juges, et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l’oreille avec un poinçon; et il le servira à toujours.”(Exode 21. 1-6)

Derrière l’image du serviteur hébreu nous reconnaissons le Seigneur Jésus. Homme obéissant, lui seul a accompli la Loi: il aimait son Dieu. Parfait serviteur, il aurait pu sortir libre, c’est-à­dire monter au ciel sans passer par la mort, mais il aurait été seul. Il n’aurait pas eu la compagnie d’une épouse, l’Église, cet ensemble de tous les véritables chrétiens. Alors il s’est laissé clouer à la croix par amour: il a payé le prix. Dieu a jugé sur lui les péchés de tous ceux qui croient.

1500 ans avant la venue de Jésus sur la terre, cette image nous renvoie à ce qu’a fait Christ pour l’Église.

 

Lire ou rechercher un autre feuillet

Que Dieu vous bénisse

 

Le pont sur le Tay – La bonne semence

Vendredi 12 février

Jésus lui dit: Moi, je suis le chemin, et la vérité et la vie;

personne ne vient au Père si ce n’est par moi.

Jean 14. 6

Le pont sur le Tay

Dans la région de Dundee, sur la côte écossaise, la tempête se déchaîne. La marée est haute et les vagues se brisent avec violence contre les piliers de fer qui soutiennent le pont de chemin de fer au-dessus de l’estuaire du Tay. On entend soudain le bruit de l’express en provenance de Londres. Le convoi ralentit puis s’arrête juste avant le pont; le conducteur hésite, il espère que celui-ci sera assez solide pour résister au double effort de la mer en furie et du poids du train. Mais les passagers sont pressés d’arriver; le mécanicien remet la vapeur, le train repart… et c’est la catastrophe! En quelques secondes, il n’y a plus ni pont ni train.

Cet accident s’est produit il y a très longtemps, dans la nuit du 28 au 29 décembre 1879. Tous les passagers avaient espéré que le pont était solide. Ils se sont trompés et ont tous péri, tant le mécanicien que ceux qui lui avaient fait confiance.

Dans le voyage de la vie, bien des gens désirent arriver au ciel, mais placent leur confiance en un conducteur qui les mène sur un pont plus précaire que celui du Tay. Ils disent: “J’ai lu dans tel livre, ou j’ai écouté tel orateur affirmer qu’on peut compter sur le “bon Dieu”. Il m’accueillera de toute façon; j’ai été baptisé et j’ai toujours fait de mon mieux. J’espère bien…”

Ne vous contentez pas d’un vague espoir, c’est trop dangereux. Mettez votre confiance en Jésus Christ. “Il n’y a de salut en aucun autre; car il n’y a pas non plus sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés” (Actes 4. 11, 12).

 

Que Dieu vous bénisse

 

Attitude envers nos parents – La bonne semence

  

Jeudi 11 février

Enfants, obéissez à vos parents en toutes choses

, car cela est agréable dans le Seigneur.

Colossiens 3. 20

Honore ton père et ta mère (c’est le premier commandement avec promesse),

afin que tu prospères et que tu vives longtemps sur la terre.

Éphésiens 6. 2, 

Attitude envers nos parents

Cherchons aujourd’hui ce que Dieu attend des enfants dans une famille chrétienne. Pour ceux qui sont encore jeunes, il leur demande en premier lieu d’obéir à leurs parents. Enfants qui lisez ces lignes, si vous voulez plaire au Seigneur Jésus, rappelez-vous qu’en obéissant à vos parents vous ferez quelque chose qu’il appréciera.

Bien sûr vous allez grandir, prendre de plus en plus d’autonomie; vos parents ne vous donneront plus d’ordre, ils ne décideront plus pour vous. Et vous aurez peut-être le sentiment qu’ils ne sont plus “à la page”, qu’ils ont de la difficulté à vous aider dans un monde qui change si vite. Tenez compte cependant des conseils de Salomon, l’homme le plus sage de tous les temps: “Écoute, mon fils, l’instruction de ton père, et n’abandonne pas l’enseignement de ta mère”, ou encore: “Toi, mon fils, écoute et sois sage… Écoute ton père qui t’a engendré, et ne méprise pas ta mère quand elle aura vieilli”(Proverbes 1. 8; 23. 19, 22).

Puis viendra peut-être le temps où vous serez des adultes chargés d’occupations multiples. Malgré tout, n’oubliez pas vos parents. Ils auront “vieilli”, soyez leur soutien moral. Ils auront perdu des forces, sachez les aider ou les faire aider pour des tâches qu’ils ne peuvent plus faire seuls. Leur mémoire aura des défaillances, ne les accablez pas. Tout se résume en cette phrase: “Honore ton père et ta mère”.

Souvenons-nous que c’est Dieu qui a instauré le cadre et le contexte de vie de la famille, et appliquons-nous, à tout âge, à y tenir le rôle qu’il attend de nous.

 

 Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

 

La clé de la porte d’entrée – La bonne semence

Mercredi 10 février

Revenez à celui de qui vous vous êtes

si profondément détournés!

Ésaïe 31. 6

Ses compassions ne cessent pas;

elles sont nouvelles chaque matin.

Lamentations de Jérémie 3. 22, 23

La clé de la porte d’entrée

Il était plus de minuit. Sans bruit Raymond sortit une clé de sa poche, ouvrit la porte et entra dans la maison. Tout était silencieux. Il monta l’escalier et pénétra dans sa chambre d’autrefois: rien n’avait changé depuis qu’il avait quitté la maison familiale cinq ans plus tôt.

Après la mort de sa mère, il n’avait tenu aucun compte de toutes les promesses qu’il lui avait faites. Il était parti vivre sa vie. Son père avait essayé plusieurs fois de reprendre contact avec lui, mais en vain. Les lettres lui étaient renvoyées avec la mention: Inconnu à cette adresse. Pour finir, son père avait tout de même découvert où il habitait, et un jour Raymond avait reçu un petit paquet de sa part, contenant… la clé de la maison, celle dont Raymond venait maintenant de se servir.

Son père n’avait rien entendu. Le matin, comme il le faisait chaque jour depuis qu’il lui avait envoyé la clé, il ouvrit la porte de la chambre de son fils et entendit: “Papa, j’ai tellement mal agi! Est-ce que tu peux me pardonner? – Oui, Raymond, mais est-ce que tu as demandé à Dieu de te pardonner? – Oui, papa, et Dieu m’a pardonné.”

La Bible nous parle d’une autre maison, la “maison du Père”, la demeure de Dieu. C’est lui qui en détient la clé. Dieu est juste et saint, et ne peut y recevoir aucun pécheur. Toutefois, il offre la clé à chacun: cette clé, c’est la repentance et la foi dans le sacrifice de Jésus sur la croix, puni à notre place. Utilisez cette clé. Vous connaîtrez alors Dieu comme un Père plein d’amour.

Que Dieu vous bénisse

 

Venez à moi, vous tous – La bonne semence

Mercredi 3 février

 Venez, fils, écoutez-moi:

je vous enseignerai la crainte de l’Éternel.

Psaume 34. 11

Revenez, venez.

Ésaïe 21. 12

(Jésus lui dit:) Viens, suis-moi.

Luc 18. 22

Venez à moi, vous tous

“Venez”, “revenez”: ces appels sont fréquents dans la Bible.

C’est la voix de Dieu qui nous invite:

“Oh! quiconque a soif, venez aux eaux, et vous qui n’avez pas d’argent, venez” (Ésaïe 55. 1). Cette invitation s’adresse à tous ceux qui perçoivent un manque dans leur vie, qui éprouvent le besoin de trouver Dieu.

“Venez, et plaidons ensemble, dit l’Éternel: Si vos péchés sont comme le cramoisi (de couleur écarlate), ils deviendront blancs comme la neige” (Ésaïe 1. 18). Chacun est invité à venir à Dieu à cause de ses fautes. Veut-il nous accuser? Non, il nous parle de pardon, de pureté, si nous reconnaissons que nous avons mal agi.

“Venez à moi; écoutez, et votre âme vivra” (Ésaïe 55. 3). Écouter attentivement la voix de Dieu en lisant sa Parole, c’est le moyen de recevoir la vie divine, et aussi de l’entretenir.

“Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos” (Matthieu 11. 28). Jésus nous invite: si nous sommes fatigués ou même désespérés, venons à lui. Parlons-lui simplement, avec nos mots, sans rien lui cacher. Disons-lui nos soucis, nos peines.

“Venez, car déjà tout est prêt” (Luc 14. 17). Jésus a tout fait pour nous donner son pardon. Dieu reçoit comme ses enfants ceux qui s’approchent.

“Viens et vois” (Jean 1. 46). Ami, approche-toi et écoute l’évangile. Fais cette démarche indispensable. Ne tarde plus! Ce premier pas, c’est peut-être ouvrir une Bible, parler à un chrétien, assister à une réunion chrétienne…

C’est dire: “Oui, Seigneur Jésus, je viens à toi”.

Lire ou rechercher un autre feuillet

Que Dieu vous bénisse

La tempête apaisée (2)-La bonne semence

Vendredi 5 février

Ils ont crié à l’Éternel dans leur détresse, et il les a fait sortir de leurs angoisses. Il arrête la tempête, la changeant en calme, et les flots se taisent. Et ils se réjouissent de ce que les eaux sont apaisées, et il les conduit au port qu’ils désiraient.

Psaume 107. 28-30

La tempête apaisée (2)

Les disciples ont plusieurs fois traversé la tempête avec leur Maître. Un jour, alors qu’ils traversent le lac, un vent violent se lève brusquement. L’embarcation est sur le point de sombrer, tout semble perdu. Les disciples pensent qu’ils vont mourir. Ils sont épouvantés. Et que fait Jésus? Il dort dans la barque!

Les disciples ont peur. Ne sont-ils pas croyants? Ne connaissent-ils pas Jésus? Ne l’ont-ils pas vu faire des miracles, nourrir les foules, guérir les malades? Oui, bien sûr, mais ce jour-là, c’est comme si la tempête les avait frappés de stupeur. L’imminence de la mort et l’indifférence apparente de Jésus les font douter de son amour, de sa puissance et de sa sollicitude envers eux.

Amis chrétiens, il en est souvent ainsi dans nos vies. Nos délivrances peuvent être complètement oubliées au jour de l’épreuve. Les circonstances extérieures peuvent être si difficiles que nous ne savons plus où nous en sommes… Mais Jésus, lui, est présent avec nous dans la tempête.

Les disciples sont pour nous un exemple. Dans leur détresse, ils se sont souvenus de la puissance de Jésus, ils sont allés à lui. C’était leur seule ressource. Dans les moments difficiles, apprenons à venir à Jésus, à nous abandonner à lui. Nous connaîtrons sa paix qui nous garde et nous soutient… et ses délivrances!

“Alors il se leva, reprit les vents et la mer,

et il se fit un grand calme” (Matthieu 8. 26).

 

Que Dieu vous bénisse

 

Objectif unique- La bonne semence

Lundi 1 février

Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice,

et tout cela vous sera donné par-dessus.

Matthieu 6. 33

Je considère toutes choses comme une perte à cause de l’excellence de la connaissance du Christ Jésus mon Seigneur, à cause de qui j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ.

Philippiens 3. 8

Objectif unique 

Encore adolescent, je participais à une réunion de jeunes chrétiens. Ce jour-là, on nous parlait des priorités dans la vie. “Ne gaspille pas ton temps à des objectifs sans importance, disait le moniteur. Cherche plutôt des buts qui comptent vraiment, que tu veux réellement atteindre”. Il distribua ensuite à chacun de nous cinq feuilles de papier, et nous demanda d’écrire sur chacune un objectif fondamental de notre vie. Relations, aptitudes, rêves, tout ce qui revêtait de l’importance pour nous pouvait être écrit noir sur blanc.

Il n’a pas été facile d’identifier ces cinq choses fondamentales. J’ai dû recommencer plusieurs fois ma liste. Mais ensuite notre moniteur a déclaré: “Limitez maintenant vos désirs à quatre feuilles. Prenez l’une des cinq feuilles et jetez-la au feu”. Et il continua ainsi jusqu’à ce qu’il ne me reste plus qu’une feuille, celle sur laquelle j’avais inscrit l’objectif qui me tenait le plus à cœur.

Suis-je prêt, comme l’apôtre Paul, à vouloir avant tout connaître Jésus comme un ami intime, quitte à perdre tout le reste? Est-ce cela mon premier objectif? Ce devrait être celui de tous les croyants. Toi qui as cru au Christ, prends le temps de réfléchir à cela… Et n’hésite pas, même si c’est difficile au départ, à “jeter au feu” quelques objectifs tenaces qui te voilent l’essentiel. Imite l’apôtre qui disait: “Je fais une (seule) chose: oubliant ce qui est derrière et tendant avec effort vers ce qui est devant, je cours droit au but” (Philippiens 3. 13).

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

La pêche inespérée (1)-La bonne semence

 

Jeudi 4 février

Ainsi dit l’Éternel… C’est moi, c’est moi qui efface tes transgressions à cause de moi-même; et je ne me souviendrai pas de tes péchés. Fais-moi souvenir, plaidons ensemble; raconte toi-même, afin que tu sois justifié.

Ésaïe 43. 16, 25, 26

La pêche inespérée (1)

Dans les évangiles, plusieurs fois nous trouvons Jésus avec ses disciples sur une barque. Cette barque est comme un symbole de notre vie, fragile embarcation, parfois secouée par les flots de l’épreuve, mais toujours soutenue et guidée par Dieu. Dans le récit de Luc, ce matin-là, Jésus est monté dans l’embarcation de Pierre afin de parler à la foule rassemblée sur la berge. Puis il a proposé à Pierre de retourner au large pour jeter ses filets. Ce disciple avait pêché toute la nuit sans succès, mais il a écouté Jésus. Quelle stupéfaction! Son filet s’est tellement rempli de poissons qu’il a dû demander à ses compagnons de l’aider pour le sortir de l’eau.

Et Pierre a peur. Il prend conscience de son état devant Dieu: “Retire-toi de moi… car je suis un homme pécheur”, dit-il. Pourtant il se jette aux pieds de Jésus. Pourquoi cette réaction? Subitement, il prend conscience qu’il se trouve devant quelqu’un d’infiniment plus grand que lui. Celui qui a commandé le miracle de cette pêche n’est-il pas le saint Fils de Dieu, le Messie? En même temps, il a besoin de sa présence. Nous sommes surpris par la réponse pleine de douceur de Jésus: “N’aie pas peur”.

Peut-être, quand nous nous sentons dans la présence de Dieu, avons-nous honte de nous. Écoutons la parole de Jésus: “N’aie pas peur”. N’ayons pas peur de faire la lumière sur notre vie. Tournons-nous vers Jésus avec confiance. Il nous donnera la force de reconnaître nos fautes, et nous ferons l’expérience de son pardon.

Que Dieu vous bénisse

 

Pierre marche avec Jésus sur les eaux (3)-La bonne semence

 

    

Samedi 6 février

[Pierre] s’écria: Seigneur, sauve-moi!

Aussitôt Jésus, étendant la main, le saisit et lui dit:

Homme de petite foi, pourquoi as-tu douté?

Matthieu 14. 30, 31

Pierre marche avec Jésus sur les eaux (3)

Lors de ce troisième récit des disciples dans la barque, les circonstances sont un peu différentes des deux précédentes car Jésus n’est pas avec eux. Ils sont partis à sa demande mais le vent leur est contraire. Ce récit est une image de l’adversité que nous pouvons rencontrer, alors même que nous accomplissons la volonté de Dieu.

Suit alors cette scène étonnante où les disciples voient quelqu’un marcher sur la mer et venir vers eux. Ils sont bouleversés et crient de peur. Mais aussitôt Jésus les rassure: “Ayez bon courage; c’est moi, n’ayez pas peur”.

Cette expression trouve un écho dans le cœur de Pierre qui demande à Jésus: “Commande-moi d’aller vers toi sur les eaux”. Sa demande traduit une grande confiance en Celui qu’il reconnaît comme Dieu. Il fallait oser ce pas en dehors de la barque!

L’attitude de Pierre illustre ce qu’est la vie de la foi. Le chrétien doit souvent “marcher sur l’eau”, c’est-à­dire prendre des décisions qui dépassent ses propres ressources mais qui s’appuient sur son Dieu.

Pierre commence à s’enfoncer quand il prête attention à la force du vent au lieu de faire confiance à la parole de Jésus qui lui avait dit: “Viens”. Peut-être, dans nos vies, avons-nous la conviction que le Seigneur nous demande quelque chose, et puis cela nous semble trop difficile: nous enfonçons. Alors comme Pierre, crions à lui. Il nous dira: “Viens”, il étendra sa main et nous sauvera.

Que Dieu vous bénisse

 

Solution pour le Moyen-Orient – La bonne semence

Dimanche 7 février

Tu as acheté pour Dieu par ton sang,

de toute tribu, et langue, et peuple, et nation.

Apocalypse 5. 9

Il n’y a plus ni Juif, ni Grec…

car vous tous,vous êtes un dans le Christ Jésus.

Galates 3. 28

Solution pour le Moyen-Orient

 

Il y a quelques années, le fils d’un cheikh bédouin du sud d’Israël

demanda un permis de séjour aux États-Unis. La demande fut d’abord rejetée.

Plus tard, un chrétien accompagna le jeune homme

pour le recommander au chef du Département de l’immigration.

Le responsable posa une série de questions au jeune homme qui décrivit la situation au Néguev, parla de sa famille et de son histoire personnelle.

Puis il parla en détail de sa foi. Au grand étonnement du chef du service,

il mentionna ce que Christ avait fait pour lui, et ce qu’il représentait pour lui.

À la fin, il eut le courage de dire: “Voilà l’histoire de ma vie.

Maintenant, pourriez-vous me parler de la vôtre?”

Son interlocuteur lui répondit: “Moi aussi je suis un chrétien, né de nouveau”.

Le chef du service était un Juif, qui s’était également converti à Christ. Alors Arabe et Juif se serrèrent la main en tant que frères en Christ! Le jeune homme fit cette remarque: “C’est cela, la véritable solution aux problèmes du Moyen-Orient: croire en Jésus Christ, notre Seigneur vivant! Lui seul peut nous aider”.

Jésus Christ est vraiment le “Prince de paix” (Ésaïe 9. 6).

Pour toutes les questions concernant l’avenir, et même l’éternité, le seul espoir valable repose sur lui. Il est “notre espérance” (1 Timothée 1. 1).

Que Dieu vous bénisse

 

Si vous lisiez votre message?-  la bonne semence 

 

Mardi 2 février

L’Éternel vous a envoyé tous ses serviteurs…

et vous n’avez pas écouté.

Jérémie 25. 4

Inclinez votre oreille et venez à moi;

écoutez, et votre âme vivra.

Ésaïe 55. 3

Si vous lisiez votre message?

Depuis plus de dix ans, Charlotte reçoit le calendrier que vous avez entre les mains. Une chrétienne rencontrée il y a longtemps le lui envoie chaque année. Et Charlotte téléphone toujours pour la remercier. Elle lui affirme que ce calendrier lui est utile et qu’elle l’apprécie.

Utile? Oui, bien sûr! Charlotte l’accroche dans sa cuisine dès le premier janvier. Elle est contente d’avoir la date en gros caractères, bien visible. Tous les matins, elle le met à jour, mais elle ne lit pas le texte biblique. Ces textes lui paraissent un peu compliqués et semblent ne pas la concerner. Pendant dix ans, elle a donc négligé cette voix de Dieu qui s’adressait à elle avec bonté.

Par exemple, Charlotte aurait pu lire:

“Dieu est lumière… Dieu est amour” (1 Jean 1. 5; 4. 8).

“Je t’ai aimée d’un amour éternel; c’est pourquoi je t’attire avec bonté” (Jérémie 31. 3).

“Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé” (Actes 16. 31).

D’autres versets sont plus compliqués et demandent un peu de réflexion. Mais attention! Si nous décidons a priori que le message de Dieu ne nous concerne pas, nous nous privons d’une grande bénédiction. C’est l’opposé de la foi. En effet, “la foi vient de ce qu’on entend – et ce qu’on entend par la parole de Dieu” (Romains 10. 17).

Faites une nouvelle expérience. Lisez le texte biblique du prochain feuillet en demandant simplement à Dieu d’ouvrir votre cœur, votre conscience, votre intelligence à ce que lui-même vous dit par sa Parole. Vous découvrirez qu’il a un message exprès pour vous.

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

Attitude envers nos enfants

 

Mardi 9 février

Élève le jeune garçon selon la règle de sa voie; même lorsqu’il vieillira, il ne s’en détournera pas.

Proverbes 22. 6

Pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les dans la discipline et sous les avertissements du Seigneur.

Éphésiens 6. 4

Attitude envers nos enfants

Dans un monde où les relations familiales sont de plus en plus distendues, les chrétiens, enfants de Dieu qui connaissent le Père, sont heureux de fonder leur vie de famille sur les enseignements de la Bible. La famille est cette entité établie par Dieu dans laquelle se construisent les futurs adultes que seront nos enfants. Donnons-leur de bonnes habitudes, ouvrons chaque jour la Bible avec eux en la mettant à leur portée. Saisissons les occasions pour les instruire: “Ces paroles, que je te commande aujourd’hui, seront sur ton cœur. Tu les inculqueras à tes fils, et tu en parleras, quand tu seras assis dans ta maison, et quand tu marcheras par le chemin, et quand tu te coucheras, et quand tu te lèveras” (Deutéronome 6. 6, 7). Apprenons en famille à obéir à la Parole de Dieu, les enfants aux parents, à avoir une discipline juste et constructive, comme celle que Dieu notre Père exerce à notre égard. Laisser faire à nos enfants ce qu’ils veulent, sous prétexte de respecter leur liberté, ce serait les abandonner à l’esclavage de leurs passions.

Sachons aussi les encourager. N’ayons pas des exigences inutiles ou excessives. Et souvenons-nous que l’exemple est primordial. Le meilleur enseignement restera sans effet s’ils voient – ils sont très perspicaces pour cela – que nous ne nous y conformons pas nous-mêmes.

Par-dessus tout, prions sans relâche pour eux, pour le salut de leur âme d’abord, puis pour leur engagement dans la vie chrétienne… Nous n’avons aucune force pour les garder du mal, alors faisons appel à celle de Dieu: il les aime bien plus que nous.

Que Dieu vous bénisse

 

Ouvrir à Jésus – La bonne semence

   

Lundi 8 février

Zachée, descends vite, car il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison…

Jésus lui dit: Aujourd’hui le salut est venu pour cette maison…

car le Fils de l’homme est venu

chercher et sauver ce qui était perdu.

Luc 19. 5, 9, 10

Ouvrir à Jésus

Zachée occupe un poste important parmi les percepteurs d’impôts, méprisés par les Juifs parce qu’ils étaient au service de l’occupant romain. Il veut voir Jésus, car il a entendu parler de lui, de son enseignement, de ses miracles. Sa petite taille l’empêche de s’approcher du Seigneur, dissimulé à ses yeux par une foule dense. Mais cet homme bien connu n’a pas honte de faire comme les enfants: il grimpe sur un arbre et attend Jésus qui va passer par là. Jésus, qui lit dans les pensées de chacun, connaît le souhait de Zachée et lui accorde beaucoup plus qu’un coup d’œil furtif: “Il faut que je demeure aujourd’hui dans ta maison”.

Remarquons l’insistance de Jésus qui montre à Zachée l’intérêt, plus que cela, l’amour qu’il lui porte. Cet amour incite chacun à ne pas remettre à demain la décision de s’approcher du Seigneur. Recevoir le Seigneur dans mon cœur, c’est aussi accepter que sa lumière vienne éclairer tous les recoins de mon être intérieur. C’est aussi, extérieurement, porter le nom de Christ. Le fait d’être chrétien peut entraîner des persécutions dans un environnement souvent hostile et prêt à se moquer de Dieu. Mais tout cela n’est pas comparable au bonheur de connaître Jésus de près.

C’est pour cela que le salut par la foi en Christ est encore proposé à tous. Si quelqu’un croit en lui, Jésus lui donne la vie éternelle et vient habiter chez lui.

“Je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu’un entend ma voix et qu’il ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je souperai avec lui, et lui avec moi” (Apocalypse 3. 20).

 
Que Dieu vous bénisse

 

Chanter – La bonne semence

     

Dimanche 31 janvier

Je louerai le nom de Dieu dans un cantique, et je le magnifierai par ma louange.

Psaume 69. 30

Tu as été mon secours, et à l’ombre de tes ailes je chanterai de joie.

Psaume 63. 7

Chanter 

Le chant est une façon d’exprimer ses sentiments. C’est aussi pour les croyants un moyen de louer Dieu et de lui dire leur reconnaissance; leurs chants deviennent alors des cantiques.

Ainsi le peuple d’Israël a chanté, après avoir été délivré de l’esclavage subi en Égypte, et avoir franchi la mer Rouge (Exode 15. 1). Le roi David aussi a chanté des cantiques lorsque Dieu l’a délivré de ses ennemis: “Je me suis confié en ta bonté. Je chanterai à l’Éternel, parce qu’il m’a fait du bien” (Psaume 13. 5).

Chrétiens, nous avons en effet bien des raisons de louer notre Dieu par des cantiques! Ne nous a-t­il pas, par Jésus Christ, sauvés du jugement éternel? Ne faisons-nous pas chaque jour l’expérience de sa bonté et de sa protection? Lorsque nous chantons, nous exprimons ce qu’il y a dans notre cœur quand il est rempli de ce que le Seigneur a fait pour nous à la croix, de ce qu’il fait maintenant pour nous chaque jour, de la grandeur de sa personne et de l’espérance d’être avec lui pour toujours.

Si nous nous arrêtons à nos soucis et problèmes divers, nous n’aurons pas le cœur à chanter. Cependant, même dans les épreuves, il est possible de chanter. Paul et Silas en prison nous donnent l’exemple, eux qui, malgré leurs blessures et l’incertitude de leur sort, “chantaient les louanges de Dieu; et les prisonniers les écoutaient”(Actes 16. 25).

Alors chantons! À quelques-uns, en famille, ou même seuls, nous pouvons nous encourager, nous consoler, et fortifier notre foi en chantant des cantiques.

 
Que Dieu vous bénisse

 

Au-dessus du nuage – La bonne semence

 

Samedi 30 janvier

Je suis assuré que ni mort, ni vie, ni anges, ni pouvoirs, ni choses présentes, ni choses à venir, ni puissances, ni hauteur, ni profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu, qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur.

Romains 8. 38, 39 

Au-dessus du nuage

Contre moi, dans ce monde,
Si l’orage en fureur
Enfle ses flots et gronde,
Troublera-t­il mon cœur?
Non, je n’ai point de crainte:
Jésus est avec moi,
Et sa présence sainte
Éloigne tout effroi.
La vie est-elle sombre
Quelquefois à mes yeux?
Tu dissipes toute ombre,
Ô Sauveur glorieux!
Au-dessus du nuage
Je peux voir ta splendeur:
Ton regard m’encourage,
Me comble de bonheur.
Si je sens ma faiblesse
Au milieu du danger,
Ne suis-je pas sans cesse
Dans tes bras, bon Berger?
De ton amour fidèle
Qui me séparera?
Abrité sous ton aile,
Rien ne m’effrayera.

A. Ladrierre

 
Que Dieu vous bénisse

 

Face à la mort

 

    

Vendredi 29 janvier

[Jésus] délivre tous ceux qui, par la crainte de la mort,

étaient, pendant toute leur vie,

tenus en esclavage.

Hébreux 2. 15

Face à la mort

Lorsqu’un homme se trouve face à la mort, bien souvent le masque tombe. Plus d’un a dû reconnaître qu’il avait construit sa vie sur un fondement branlant et avait poursuivi une illusion. Voici quelques exemples:– “Je vais faire un saut effroyable dans les ténèbres”.– “Jusqu’à cet instant je pensais qu’il n’y avait ni Dieu ni enfer. Maintenant je sais et je sens que les deux existent. Par la juste sentence du Tout-Puissant, je vais au-devant de la perdition.”– “Au cours de ma vie, je me suis assuré contre tout, sauf contre la mort. Et maintenant, je dois mourir sans y être aucunement préparé.”Quel contraste avec les dernières paroles de personnes qui avaient reconnu Jésus Christ comme leur Sauveur, et qui l’aimaient.Dwight L. Moody a dit: “C’est merveilleux! La terre s’efface, le ciel s’ouvre. Dieu m’appelle!”David Brewster, l’inventeur du kaléidoscope, a déclaré: “Je vois Jésus, je le vois tel qu’il est. Il y a plusieurs années déjà que je possède cette clarté. Oh! comme c’est lumineux! Je me sens sûr et heureux.”Tous ceux qui, par la foi au Seigneur Jésus, ont mis leur vie en ordre avec Dieu, n’ont à craindre ni la mort, ni l’éternité. Ils ont été délivrés du jugement de Dieu. Ils connaissent son amour, et “il n’y a pas de crainte dans l’amour, mais l’amour parfait chasse la crainte”(1 Jean 4. 18).

Que Dieu vous bénisse

Je suis, j’ai été – La bonne semence

     

Jeudi 28 janvier

(Jésus dit:) Celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui m’a envoyé,

a la vie éternelle et ne vient pas en jugement;

mais il est passé de la mort à la vie…

L’heure vient, et c’est maintenant, où les morts

entendront la voix du Fils de Dieu,

et ceux qui l’auront entendue vivront.

Jean 5. 24, 25

Je suis, j’ai été

Ce matin, à l’école, on apprend à conjuguer le verbe être au présent et au passé composé: je suis, j’ai été… L’enseignante explique: “Le passé composé indique que la chose est terminée. Par exemple, si je dis: “j’ai été malade”, c’est que je ne suis plus malade”.

Les élèves proposent des exemples: j’ai été jeune, je suis vieux;j’ai été triste, je suis joyeux; j’ai été mort, je suis vivant… Gaston lève la main: “Maîtresse, j’ai été mort, ça ne veut rien dire. Quand on est mort, on est mort!”

Oui, Gaston a raison. Aucun de nous ne peut dire: “J’ai été mort, je suis vivant”.

Pourtant, dans l’Apocalypse, on trouve ces mots dans la bouche d’un homme, Jésus Christ. Il dit à l’apôtre Jean: “Moi, je suis… le vivant; et j’ai été mort, et voici je suis vivant aux siècles des siècles”(1. 17, 18). “J’ai été mort, et… je suis vivant”. Ces mots ont une portée incalculable: Jésus a été mort, mais il ne l’est plus!

Il est vraiment mort un jour, cloué sur une croix. Puis on l’a enseveli. Mais trois jours après, il est ressuscité. De nombreux témoins l’ont vu et même touché, après sa résurrection.

Aujourd’hui, il dit: “J’ai été mort”. À l’heure où vous lisez ces lignes, il vit! Et il a promis: “Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra” (Jean 11. 25). Sa résurrection est la preuve qu’il a vaincu la mort, et qu’il a la puissance de ressusciter ceux qui croient en lui.

Et ce qu’il a promis, il le fera. Mais il dit aussi: “Celui qui croit… est passé de la mort à la vie”, dès maintenant.

 
Que Dieu vous bénisse

 

Une belle égalité – La bonne semence

   

Lundi 25 janvier

Que faut-il que je fasse pour être sauvé?

Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé.

Actes 16. 30, 31

Une belle égalité

Pendant un certain temps, jeune enfant, j’étais tourmenté au sujet de mon âme. Je savais bien que j’étais pécheur et que Jésus était mort pour moi. J’acceptais son sacrifice. Je priais, mais je n’avais pas la paix. Je lisais ma Bible, je savais par cœur les passages les plus évangéliques, je répétais: “Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle” (Jean 3. 16) et je mettais mon nom partout où dans ce merveilleux verset je pouvais l’insérer. Je ne sentais pourtant pas en moi la présence de cette vie éternelle et je n’éprouvais pas cette paix tant désirée.

Je voulais pourtant en finir avec cette inquiétude persistante. Je suppliais le Seigneur de me délivrer. Un jour, en pensant à ce verset bien connu: “Crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé”, j’ai pris une feuille de papier et j’ai écrit la merveilleuse égalité:

Croire au Seigneur Jésus = être sauvé.

Ce n’était pas une équation, avec une inconnue à découvrir! C’était une certitude; Dieu, par sa Parole, m’en donnait l’assurance. La paix est descendue dans mon cœur. Elle ne m’a plus jamais quitté.

Croire au Seigneur Jésus relève de ma responsabilité. Être sauvé dépend de Dieu seul. Dieu, dans sa grâce, a décidé que le fait de croire entraînerait inévitablement le fait d’être sauvé. Celui qui croit en Jésus peut dire sans prétention: je suis sauvé. Cette grâce divine prend en charge l’état du plus grand des pécheurs, s’il se repent. Christ a payé pour lui à la croix.

Source de l’article 

Que Dieu vous bénisse

 

 

Le vrai calvaire – La bonne semence

 

Dimanche 24 janvier

[Jésus Christ] s’est abaissé lui-même,

étant devenu obéissant jusqu’à la mort,

et à la mort de la croix.

Philippiens 2. 8

Le vrai calvaire

“Cela a été très dur, j’ai vécu un vrai calvaire”. Cette expression, employée par un sportif à l’issue de son marathon, désigne communément une épreuve longue et douloureuse. Mais pense-t­on à l’origine de ce mot? Le Calvaire est une petite colline proche de Jérusalem, où Jésus Christ a été crucifié. Pourquoi ce terme éveille-t­il un écho grave et solennel dans le cœur des chrétiens? Parce que c’est là, en ce lieu du “Crâne” (en latin “calvaria”, qui a donné le mot: calvaire) que Jésus leur Sauveur a enduré le supplice de la crucifixion et a expié leurs péchés. Cependant cela a été, non pas une défaite, mais une victoire, car la mort n’a pas pu le retenir, il est ressuscité(Matthieu 28. 6).

Ce triomphe de l’amour divin sur la haine, du bien sur le mal, de la vie sur la mort, c’est le message central du christianisme. Sans cette victoire de Jésus à la croix, l’homme était condamné par le Dieu saint. En plus des souffrances infligées par les hommes, Jésus a pris sur lui le châtiment divin que nous méritions. À cette seule condition, Dieu, qui aime les pécheurs, pouvait leur accorder grâce et vie éternelle. La mort de Jésus, témoignage éloquent de la compassion et de la miséricorde de Dieu, est le prix payé pour donner la vie au croyant. Au Calvaire, Christ “a été mené comme une brebis à la boucherie” (Actes 8. 32) et là, “il a souffert une fois pour les péchés, le juste pour les injustes, afin de nous amener à Dieu” (1 Pierre 3. 18). Il “a été livré pour nos fautes et a été ressuscité pour notre justification” (Romains 4. 25).

Lire ou rechercher un autre feuillet

Que Dieu vous bénisse

Et vous êtes tristes – La bonne semence

Samedi 23 janvier

Jésus leur dit: Quels sont ces propos

que vous échangez en marchant?

Luc 24. 17

Vous avez maintenant de la tristesse;

mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira,

et personne ne vous ôte votre joie.

Jean 16. 22

Et vous êtes tristes

Les deux disciples qui s’en retournaient à Emmaüs étaient tristes, parce qu’ils avaient perdu le Maître qu’ils aimaient. Tristes aussi parce qu’ils étaient déçus: ils avaient espéré que Jésus allait établir le royaume de Dieu sur la terre… et Jésus était mort, crucifié. Nous pouvons les comprendre. Quand nous perdons un être cher, ou lorsque nos espoirs sont déçus, la tristesse nous envahit.

Mais Jésus n’était plus dans le tombeau, il était ressuscité. Sans se faire connaître, il s’approche d’eux et les écoute. “Et vous êtes tristes”, leur dit-il. Jésus voit si nous sommes tristes ou joyeux, en colère ou paisibles, comblés ou déçus. Et il vient “marcher avec nous”, parler à notre cœur, nous faire prendre conscience des raisons de notre tristesse.

Nous avons l’impression qu’il n’a pas répondu à notre attente, et notre foi s’est fragilisée. Comment reprendre confiance et ainsi retrouver cette joie que Jésus promet? En lui parlant de ce qui nous attriste et en l’écoutant, comme l’ont fait les deux disciples. Quel est le résultat? Le Seigneur fait “brûler” leur cœur, leur apprend à mieux le connaître, et finalement ouvre leurs yeux. Leur tristesse disparaît et leur joie est telle que, oubliant leur fatigue, ils repartent dans la nuit vers Jérusalem, pour la faire partager aux autres disciples.

Ta présence est le bien suprême;
Ton amour ne tarit jamais;
Ton cœur dispense à ceux qu’il aime
Repos, bonheur, parfaite paix.

Lire ou rechercher un autre feuillet

Que Dieu vous bénisse

 

Par la porte entrouverte

 

Vendredi 22 janvier

Mon âme est dégoûtée de ma vie; je laisserai libre cours à ma plainte, je parlerai dans l’amertume de mon âme.

Job 10. 1

Avec une bonté éternelle j’aurai compassion de toi, dit ton rédempteur, l’Éternel.

Ésaïe 54. 8

Par la porte entrouverte

 

Tout petit, je vivais déjà seul avec mon père alcoolique. Je trouvais souvent refuge chez un chrétien plein de bonté qui aimait Dieu et son prochain. Il s’occupait d’un petit groupe de croyants qui se rassemblaient dans une chapelle près de chez lui. Mais je restais loin de Dieu.

J’ai dû aller travailler très jeune. En 1968, à 15 ans, des copains m’ont invité à une soirée qui a été bien arrosée. Complètement ivre, je me suis endormi. À mon réveil, j’étais seul et j’ai dû payer toutes les consommations. Réfugié dans la salle d’attente de la gare, abandonné, trompé, seul et triste, j’étais plein d’amertume en pensant à cette soirée, à ma vie. Vers 6 heures du matin, je me suis dirigé vers la maison de mon ami chrétien, espérant trouver un peu de réconfort. En passant devant la chapelle, j’ai entendu: “Marcello…” C’était mon prénom. La porte était entrouverte, je suis entré, et j’ai vu mon ami à genoux supplier Dieu de toucher mon cœur et de me délivrer du mal. J’étais bouleversé.

– Comment pouvez-vous parler de moi à un Dieu que je ne connais pas?

– Marcello, ce Dieu, Jésus son Fils est venu sur la terre pour te le faire connaître. Le nom de Jésus signifie “Dieu Sauveur”. Jésus t’aime, veux-tu connaître la puissance de son nom pour te délivrer? Maintenant il t’appelle, crois en lui!

Dès ce moment Jésus Christ a transformé ma vie.

“Il n’y a pas… sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel il nous faut être sauvés” (Actes 4. 12).

(d’après un courrier reçu le 13-06-2014)
Que Dieu vous bénisse

 

Invoquer le nom de Jésus -La bonne semence

 

 

Jeudi 21 janvier

Tu l’appelleras du nom de Jésus,

car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés.

Matthieu 1. 2

Invoquer le nom de Jésus

“Quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé” (Joël 2. 32; Actes 2. 21). En tout temps, celui qui a fait appel à Dieu a été entendu: “Invoque-moi au jour de la détresse: je te délivrerai” (Psaume 50. 15). Chacun peut en faire l’expérience, car Dieu ne change pas. Dès qu’on s’adresse à lui avec sincérité, Dieu apporte son secours en toute situation: agression, famine, maladie, désespoir…

Le nom de “Jésus” signifie: “L’Éternel sauve”. Non seulement Jésus est envoyé pour faire connaître le salut de Dieu, mais il est lui-même ce salut, il est lui-même ce Dieu qui sauve. Et son nom ne peut être séparé du but de sa venue: “car c’est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés”. Jésus est donc venu pour nous délivrer de nos fautes.

Bien sûr, il a aussi entendu la souffrance des hommes et il y a répondu, mais son but essentiel était de libérer les hommes de leurs péchés. C’est pourquoi il a dit à un homme paralysé: “Tes péchés te sont pardonnés”, puis il a ajouté: “Prends ton petit lit et va dans ta maison” (Luc 5. 20, 24).

Certains sont peut-être un peu gênés que cette précision sur le sens de la mission de Jésus soit donnée, et trouvent même un peu agaçant de l’entendre toujours rappeler. Et pourtant, c’est bien là l’essentiel de ce qu’est venu apporter Jésus… et tout le Nouveau Testament le confirme.

Croyons-nous Dieu? Pouvons-nous lui faire confiance et accepter sans altération la totalité de son message? Si c’est le cas, alors nous sommes “chrétiens”. Et nous recevons avec bonheur cette parole: “Tes péchés sont pardonnés”.

Lire ou rechercher un autre feuillet

Que Dieu vous bénisse

 

Dieu d’abord – La bonne semence

Mercredi 20 janvier

Mon Dieu, tu es merveilleusement grand.

Psaume 104. 1

Qu’en toutes choses [Christ] tienne, lui, la première place.

Colossiens 1. 18

Dieu d’abord

Comme tous les Européens, nous avons appris à conjuguer les verbes

en commençant par la première personne: je suis, tu es, il est…

Mais l’écolier hébreu inverse l’ordre et récite:

il est, tu es, je suis, en partant de la troisième personne du singulier.

N’y a-t­il pas là un bon exemple de ce que devrait être notre manière de penser?

Toujours commencer en regardant vers Dieu d’abord et dire: Il est.

Considérer ensuite notre prochain pour conjuguer:

tu es. Enfin, penser à nous pour dire: je suis.

C’est bien dans cet ordre – Dieu, le prochain, puis soi-même

– que Jésus enseignait la loi de l’Éternel à celui qui était venu pour le questionner:

“Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur…

et ton prochain comme toi-même” (Luc 10. 27).

Sa vie n’a-t­elle pas parfaitement illustré l’ordre des priorités

qu’il enseignait à ses auditeurs?

Tout jeune, il était déjà occupé des intérêts de Dieu son Père (Luc 2. 49)

et, tout au long de sa vie,

il a cherché “d’abord le royaume de Dieu et sa justice” (Matthieu 6. 33).

Mais Jésus pensait aussi à tous les hommes.

Il était venu vivre dans la pauvreté afin de les enrichir du ciel,

du bonheur et du salut(2 Corinthiens 8. 9).

Il a été le bon Samaritain, venu secourir un homme blessé incapable de s’en sortir

par ses propres moyens (Luc 10. 30-37);

ce bon berger parti à la recherche de sa brebis perdue (Luc 15. 4-5).

Il passait de village en village, faisant du bien (Actes 10. 38).

Amis chrétiens, apprenons à imiter notre parfait modèle en mettant nos priorités

et nos pensées en bon ordre.

 

Que Dieu vous bénisse

 

Monde : les chrétiens de plus en plus persécutés (index 2016)

Le Fil Rouge de Portes Ouvertes France
 LES DERNIERES NOUVELLES DE L’EGLISE PERSECUTEE                   13.01.2016

Monde : les chrétiens de plus en plus persécutés (index 2016)

 La sortie de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2016 montre que la persécution prend de l’ampleur. Tant les pressions que les actes violents ont augmenté.

Chaque année, l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens publié par Portes Ouvertes permet de faire un bilan de la situation de la liberté religieuse des chrétiens dans le monde. Que nous montre-t-il cette année ?

Constante augmentation

Afficher sa foi ou ses valeurs chrétiennes devient de plus en plus dangereux, aussi dans des pays comme le Niger et Bahreïn qui font leur entrée dans l’index. Violente ou insidieuse, la persécution s’enracine et gagne du terrain, avec des répercussions incalculables dont le déplacement de réfugiés n’est qu’un aspect.

Érythrée et Pakistan : persécution impitoyable

Ces deux pays sont ceux où la persécution a le plus augmenté en 2015. En Erythrée (3ème rang de l’index 2016), Habtoum* a été détenu 9 ans dans un camp militaire : « J’étais si malade que je ne pouvais plus ni entendre ni parler. On m’a refusé toute aide médicale et j’ai pensé mourir. Mais Dieu m’a guéri. » Comme lui, 1 000 chrétiens sont détenus dans des conditions inhumaines à cause de leur foi.

Au Pakistan, l’islam radical menace en permanence les 3,8 millions de chrétiens : accusations fallacieuses, discriminations, meurtres, viols, attentats-suicides contre des églises… autant d’exactions qui propulsent le Pakistan au 6ème rang de l’index 2016.

bouton

Demeurer une lumière

Ces résultats alarmants ne doivent pas faire oublier que l’Évangile est en marche. Dans plusieurs pays où le niveau de persécution est élevé, comme au Nigéria ou en Iran, des habitants se tournent vers le christianisme. Comme le dit un chrétien jordanien : « Nous devons demeurer dans les ténèbres avec d’autres pour que nous voyions tous ensemble la lumière. » Les chrétiens persécutés entrevoient aussi dans les ténèbres des opportunités où l’adversité se révèle être la pierre d’angle d’une nouvelle Église.

* Pseudonyme

Sujets de prière :

  • Remercions Dieu pour le témoignage des chrétiens face à l’oppression,
  • Prions pour ceux dont la vie même est menacée par la persécution, en Corée du Nord, en Irak, en Érythrée…,
  • Prions pour que l’Église continue à briller dans les 50 pays où les chrétiens sont les plus affectés
  Chroniques du magazine t?l? Zemag
Corée du Nord : « grand-père, pourquoi tu pries ? »

Chroniques radio avec Arc-en-Ciel
Iran : le pasteur Farsid Fati enfin libéré

Donner pour un projet
Donner pour les besoins urgents

Que Dieu vous bénisse

 

Seigneur, je veux m’attacher davantage à toi, tu vaux plus que l’or et l’argent… – Michelle

1387400019_71934_1000x667x0

Seigneur, je veux m’attacher davantage à toi,

tu vaux plus que l’or et l’argent

Par Michelle

Écrit par kriss de sion   

« À moi, qui suis le moindre de tous les saints, cette grâce a été accordée d’annoncer aux païens les richesses incompréhensibles de Christ, et de mettre en lumière quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses » Éphésiens 3:8-9 Je ne cesse d’entendre parler certains prédicateurs sur les richesses données par Dieu et je m’étonne de voir que la plupart du temps, le sujet se cantonne aux richesses financières, mais quelle est la plus grande des richesses que Dieu nous a donnée ?

J’aime a relire ce passage de Matthieu 6:21 qui nous dit «Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ». Ainsi, nous pouvons nous poser ces questions : Ma richesse est-elle matérielle ou spirituelle ? Mon cœur s’attache-t-il aux choses de ce monde où à celles qui demeurent en Christ ?

Sans vouloir jeter la pierre à qui que ce soit, je pense qu’il est important de remettre chaque chose à la bonne place. Dans les Éphésiens, l’apôtre Paul nous parle des richesses incompréhensibles de Christ et ce n’est pas anodin, car si notre cœur n’est pas régénéré et illuminé par le Saint-Esprit, il ne peut pas comprendre les vraies richesses accordées par notre Dieu (Luc 8:10 ; 2 Corinthiens 3:14-16).

Si l’on veut évoquer les richesses matérielles et financières, Dieu nous donne des témoignages édifiants à travers la parole. Prenons le cas de Salomon. Lorsque Dieu lui demande ce qu’il veut (2 Chroniques 1:7), que lui répond Salomon ? « Accorde-moi donc de la sagesse et de l’intelligence, afin que je sache me conduire à la tête de ce peuple ! » (2 Chroniques 1:10). Salomon aurait pu demander la richesse et la gloire, mais il demande humblement de recevoir la sagesse et l’intelligence choisissant ainsi un trésor spirituel bien plus précieux que tout l’or du monde.

Et Dieu lui répond « Puisque c’est là ce qui est dans ton cœur, puisque tu ne demandes ni des richesses, ni des biens, ni de la gloire, ni la mort de tes ennemis, ni même une longue vie, et que tu demandes pour toi de la sagesse et de l’intelligence afin de juger mon peuple sur lequel je t’ai fait régner, la sagesse et l’intelligence te sont accordées. Je te donnerai, en outre, des richesses, des biens et de la gloire, comme n’en a jamais eu aucun roi avant toi et comme n’en aura aucun après toi » 2 Chroniques 1:11-12.

Salomon avait les regards tournés vers les cieux et non vers ce que le monde pouvait lui apporter et cela plu au cœur de Dieu qui lui donna bien plus que ce qui lui était demandé.

Lorsque j’entends des discours prônant les richesses financières, je me demande si le message de Dieu a bien été entendu. J’aime ce passage des Proverbes 23:5 « Veux-tu poursuivre du regard ce qui va disparaître ? Car la richesse se fait des ailes, et comme l’aigle, elle prend son vol vers les cieux » ou encore dans Proverbes 27:24 « Car la richesse ne dure pas toujours, ni une couronne éternellement ».

Alors pour quelle richesse courrons-nous ? De nombreux passages dans la Bible nous parlent de la richesse financière. Nous venons d’en citer deux, mais il y a aussi Proverbes 11:28 « Celui qui se confie dans ses richesses tombera, mais les justes verdiront comme le feuillage »…

Ne nous trompons pas de richesses, mais saisissons la plus grande et merveilleuse des richesses : la vie éternelle en Jésus notre Seigneur et Sauveur. Jésus nous dit clairement de ne pas nous inquiéter pour les choses de ce monde (Luc 12:22) mais de placer notre confiance en lui, car il donne à chacun selon ses besoins (Philippiens 4-6 ; Philippiens 4:19 ; 1 Timothée 6:17 ).

Job avait compris, lui aussi, quelle était sa richesse, lisons-le dans Job 22:25 « Et le Tout Puissant sera ton or, ton argent, ta richesse ». Alors ne confondons pas le charnel et le spirituel, mais gardons les regards fixés sur les promesses merveilleuses que le Seigneur nous a données. Jésus a tout accompli, tout payé, et c’est en lui seul que nous possédons l’espérance et l’assurance de la vie éternelle.

Nous ne courrons pas pour une couronne corruptible, mais pour une couronne incorruptible de vie (1 Pierre 5:4 ; 1 Corinthiens 9:25). Quelles richesses extraordinaire le Seigneur nous a données à travers sa parole et son Saint-Esprit qu’il met à notre disposition gracieusement et librement. À nous de savoir saisir ces richesses et de les mettre à profit. 1 Corinthiens 1:5-7 nous dit « Car en lui (Jésus) vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance, le témoignage de Christ ayant été solidement établi parmi vous, de sorte qu’il ne vous manque aucun don, dans l’attente où vous êtes de la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ ».

Les dons spirituels sont aussi des richesses précieuses qui nous ont été distribuées gratuitement, collectivement et individuellement pour l’édification de l’Église.

Enfin, n’oublions pas que les richesses dont le Seigneur nous a comblés ne doivent pas rester enterrer profondément dans un coin de jardin ou dans un lieu caché, mais au contraire, elles doivent être partagées, dispensées, c’est-à-dire distribuées abondamment autour de nous à travers l’évangélisation et le témoignage vivant de Christ dans nos vies.

« Que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force » Éphésiens 1:17-19

Que le Seigneur vous comble de toutes bénédictions spirituelles et qu’il pourvoit à tous vos besoins en cette année 2016 !!

Michelle

Source de l’article

Oui Seigneur tu vaux plus que l’or et l’argent,

c ‘est toi,mon précieux trésor,

je t’aime et par ta grâce,

je t’aimerais toujours

Que Dieu vous bénisse

 

Michel Delpech : « Ma consolation, c’est la Croix »

Michel Delpech : « Ma consolation, c'est la Croix »

Michel Delpech :

« Ma consolation, c’est la Croix »

 Par Luc Adrian

 

Le chanteur se battait contre un cancer qui le privait de sa voix. Il est décédé samedi 2 janvier 2016, à l’âge de 69 ans. Dans l’épreuve, il confiait* ce qui le consolait : l’amitié, les « petites choses de la vie », la foi chrétienne dont il témoignait à coeur ouvert.
«J’ai cru guérir de ce cancer de la langue qui m’a touché en février 2013. Je me suis trompé. Il est revenu. Il y a une guerre au fond de ma gorge. Je me bats, je travaille à guérir. Pour un chanteur, perdre sa voix, c’est la pire épreuve. Depuis l’âge de 18 ans, la chanson est toute ma vie. Deux cents chansons en cinquante ans de carrière, dont trente “tubes”.

Curieusement, alors que je vis pour ma voix et par ma voix, je n’ai pas interpellé Dieu, je ne me suis jamais dit que ce qui m’arrivait était injuste. Peut-être parce que je commence à vivre non plus par ma voix, mais par la foi ? Pour parodier le titre d’une mes chansons – “Le Loir et Cher” –, je dis aujourd’hui : “La foi m’est chère”.

Mon premier cancer avait mis ma vie spirituelle en veilleuse. Je ne pouvais plus lire, ni me nourrir intellectuellement, moi qui suis féru de théologie. Cette rechute me révèle que la vie spirituelle ne se loge pas dans l’intellect, mais qu’elle est la VIE même – la vie de Dieu qui irradie tout l’être, et pas seulement la tête.

Je suis profondément croyant. J’ai vécu un jour un “choc religieux” à Jérusalem, où j’ai rencontré le Christ. Je visitai le Saint-Sépulcre avec ma femme, et là, pressé pourtant par de nombreux pèlerins, soudain, devant le Tombeau, je m’agenouille et me voilà chrétien. Un peu comme Frossard, Claudel, Clavel – d’un coup. En l’espace d’un instant, Jésus est entré dans ma vie, dans mon cœur. C’était très doux. J’ai immédiatement eu la sensation que j’étais sauvé. Tout ce qui m’était arrivé auparavant devenait caduc. La seule chose que je ne remette jamais en doute, c’est l’existence de Dieu.

Je suis d’un naturel plutôt ténébreux, un hypersensible qui s’en fait pour un rien. Je crois savoir où est la sagesse à force de lectures et de rencontres, mais je ne l’ai pas encore trouvée. Or, dans cette chambre d’hôpital, depuis des mois, curieusement, je n’ai jamais été aussi apaisé. Ce “re-cancer” ne m’a pas brisé : je crois qu’il me grandit.

Dans l’épreuve, quelles sont mes consolations ? D’une part, l’amitié. Je n’avais pas réalisé que j’avais autant d’amis. Dans le tourbillon de la vie “du dehors”, la vie quotidienne, nous ne trouvons jamais le temps de nous arrêter pour voir ceux qui nous sont chers, et les années passent, les liens se distendent… Trop bête ! C’est quand ça ne va pas que l’essentiel ressurgit. Et l’amitié fait partie de l’essentiel.

J’ai été soutenu physiquement et psychologiquement par la bienveillance qui m’entoure. L’amour de ma femme, de mes enfants, la tendresse et la compétence du personnel médical et infirmier. On guérit plus vite quand on aime et qu’on est aimé, j’essaierai de ne pas l’oublier.

Curieusement, moi qui suis un gourmand invétéré, je n’ai plus de consolation culinaire. Je n’ai même plus le désir d’une bonne entrecôte avec un verre de Saint-Émilion ! On me nourrit avec des sondes et des pipettes. Pourtant, l’autre jour, le goût m’est un peu revenu en absorbant une cuillerée de glace au café. Elle m’a irrésistiblement évoquéLa Première Gorgée de bière de Philippe Delerm ! Depuis, je suis plus ouvert aux toutes petites choses de la vie, ces surprises discrètes qui émaillent l’existence et peuvent nous passer sous le nez sans même qu’on les remarque.

Je goûte aussi des consolations plus spirituelles. Ainsi, celle de la patience. Le cancer est l’une de ces épreuves qui vous enseignent cette vertu. Vous pouvez fulminer, vous morfondre, crier, pleurer, cela ne changera rien. N’allez pas croire que je suis un saint homme ! Au quotidien, face aux mini-tracas, je peux être sanguin, colérique, râleur. J’ai tous les défauts de la terre pour les petits soucis. Mais là, c’est autre chose : il y a un “vrai” combat à mener. Ai-je reçu une grâce de Dieu pour cela ? Je le crois. Je sais qu’Il est à mes côtés.

Patience quand j’articule mal, que je suis inaudible. Patience quand la douleur se réveille et me contraint au silence. Patience face aux régressions inévitables, aux déceptions inhérentes, parce que les traitements semblent inefficaces. Patience quand je me fatigue très vite. Patience devant la mélancolie qui m’est familière…

J’étais jeune, j’avais du succès, la vie me souriait, lorsqu’une profonde dépression m’a mis à terre. J’ai plongé très bas. La maladie m’a tenu éloigné de la scène pendant dix ans. J’ai fait une rechute dépressive après mon premier cancer. J’ai survécu au jour le jour, les petites victoires se sont accumulées ; finalement, je me suis retrouvé à quai, quand patatras, le cancer est revenu.

Durant cette plongée dans les ténèbres de la dépression, j’ai connu le chaos. J’ai cherché à en sortir par le “haut”, en tâtant du bouddhisme, de l’hindouisme, en essayant la méditation transcendantale… Mais je me suis rendu compte, progressivement, que tout cela n’était pas un chemin fécond pour moi. J’étais en train de me perdre. J’ai commencé simultanément à m’intéresser à cette part de mon identité que je refusais jusqu’alors de regarder : la religion chrétienne. Et j’ai osé… le christianisme ! Je ne sais si j’aurais eu cette hardiesse sans la dépression, je ne sais pas si je serais allé aussi loin dans cette voie. Une chose est sûre : depuis, Dieu reste l’objet incessant de ma quête.

Je me suis formé tout seul. J’ai beaucoup lu. Des livres qui ne sont pas tous “modernes” : Isaac le Syrien et Thomas Merton, saint Jean de la Croix et les Pères du désert, saint Augustin et l’Introduction à la vie dévote de François de Sales ; Urs von Balthasar et Thérèse d’Avila dont je retiens cette phrase : “Seigneur, si Tu n’existes pas, ça n’a pas d’importance. Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour Toi”.

Je suis un homme de peu de foi. Telle est ma tragédie. Ma foi n’est pas un long fleuve tranquille : elle est dans la torture, dans la complexité. J’en suis parfois épuisé. Pourtant, je plains ceux qui n’ont pas la chance de connaître ce tumulte-là. Il fait vivre jusque dans l’Au-delà ! Je ne pense pas que le Ciel se soit mêlé de mon cancer, mais je lui demande de m’aider à avoir la force de le surmonter, de me plier à la discipline indispensable, de faire ce qu’il m’est exigé de faire. Je n’ai jamais prié pour guérir, j’ai plus souvent pensé : “Que ta volonté soit faite”.

Autre consolation que permet le repos qu’impose la maladie, c’est une relecture apaisée de l’existence, même si je n’aime pas trop regarder en arrière. J’en ai fait des bêtises ! La fiesta, les filles, quelques drogues, étaient intimement liées à l’univers de la chanson, surtout dans les années 1960 et 1970. J’ai été un oiseau de nuit. Mais je crois en la miséricorde et au pardon – qui sont les plus grandes consolations qui soient.

Mais il n’y a pas que le pardon de Dieu qui console, il y a aussi… le foot. Je passe du coq à l’âne. J’ai une passion pour le foot. Quand j’ai fini de regarder KTO, que j’apprécie beaucoup, voir un bon match à la télé me fait oublier mes tracas. Après le foot – revenons au spirituel, quand même ! – il y a l’oraison. C’est une forme de prière méditative, une prière du cœur, plus proche de la contemplation que de l’imploration. Sainte Thérèse d’Avila, pour qui j’ai une tendresse particulière, en donne une jolie définition : “L’oraison est un échange d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec Dieu dont on se sent aimé”. Si je ne prie pas, si je ne me livre pas à l’oraison, en quoi consistent ces plages de silence qui me font tellement de bien, au corps et au cœur ?

Un philosophe me console aussi, c’est Gustave Thibon. Je suis fasciné par la vérité et la force spirituelle du verbe de ce génie autodidacte qui a révélé Simone Weil. Je l’ai convié à une émission de télévision à laquelle j’étais invité. Il est venu et a subjugué l’auditoire. Nous sommes devenus amis. Je suis allé le voir plusieurs fois chez lui, en Ardèche. Je fais mienne cette phrase de lui : “Je croyais en Dieu, et maintenant je ne crois plus qu’en Dieu”. Et cette autre : “Dieu ne te délivrera pas de toi-même ; Il te délivrera de la lassitude et du dégoût de toi-même”.

La maladie vous dépossède. Elle vous dénude. Elle vous contraint à vous interroger sur les vraies valeurs. Nous voulons une plus grande maison, une plus puissante voiture, plus d’argent, mais en serons-nous plus heureux ? Je constate souvent chez ceux qui possèdent moins un sourire plus radieux que chez ceux qui ont tout.

“Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu‘il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive”, dit Jésus (Mt 16, 24). Alors je porte ma croix et je découvre que c’est le secret de la joie. Je réalise aussi que Dieu est là afin de m’aider à la porter. Pour la première fois de ma vie, je n’envisage pas une solution à une épreuve que j’affronte. Je sais aujourd’hui que je risque fort de ne plus pouvoir chanter. Ma confiance la plus totale, c’est en Dieu que je la place : “Que ta volonté soit faite Seigneur ! Sans Toi, je suis perdu”. »

Le sang de l'allianceLe sang de l'allianceLe sang de l'alliance

Mes 10 conseils pour se laisser consoler

 

1 Se mettre en présence de la Présence.

Prier, c’est aider le Ciel à nous aider, à nous consoler.

2 Décider de prendre les choses comme elles viennent.

Une prière copte que j’aime beaucoup dit ceci : « Merci de nous avoir menés à cette heure ». Autrement dit, merci pour la vie qui est là, malgré tout.

3 Se consacrer à ce qui se passe autour de soi.

Ouvrir ses « antennes » sur l’insolite, le singulier, l’aimable.

4 Accepter de se laisser faire.

Obéir. Faire confance. Et ma confance la plus totale, c’est en Dieu que je la place. J’ai en ce moment la grâce de tout déposer aux pieds du Seigneur, de lâcher mon fardeau et de Lui dire : « Débrouille- Toi avec ça, moi je dors ».

5 Regarder les choses de plus haut.

L’oraison, la lecture des saints et des maîtres spirituels y aident. Par exemple, les écrits de Térèse de Lisieux, une âme extraordinaire qui me console : l’endu- rance joyeuse dans la soufrance.

6 S’appuyer sur ses points faibles pour continuer à avancer.

Par exemple, je ne me bats plus contre l’angoisse qui m’est inhérente : dans cette lutte, elle fnit toujours par triompher.

7 Arrêter de se projeter en permanence dans demain.

Appliquer la recommandation du Christ : « Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suft sa peine » (Mt 6, 34).

8 Éviter les complications.

La sérénité passe par la simplicité.

9 Privilégier les rencontres qui font du bien.

C’est un moine de l’abbaye de Saint-Wandrille – un ex-junkie qui irradiait de joie – qui m’a rendu Dieu familier. Grâce à lui, Dieu a cessé d’être une simple idée ; Il est devenu une expérience, la douceur que j’ai toujours recherchée.

10 Goûter la consolation de l’humilité.

L’orgueil est le pire ennemi de l’amour de Dieu. Il conduit à la mort. Depuis ma conversion, je peux éprouver une grande émotion, une énorme satisfaction après une réussite, un bon disque, un bon spectacle, mais je ne m’enorgueillis plus. J’en suis incapable, car je sais désormais que je ne suis qu’un serviteur inutile… mais infniment précieux aux yeux de Dieu.

Luc Adrian

* Pour les raisons de santé évoquées ci-dessus, ces propos ont été « cueillis » et articulés par Luc Adrian à partir, notamment, des deux derniers livres de Michel Delpech – Vivre ! (Plon 2015) et J’ai osé Dieu (Presses
de la Renaissance 2014) – avec la validation et la « bénédiction » de leur auteur.

 

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

Vraies richesses- la bonne semence

Était-ce si grave?Jeudi 26 novembre- la bonne semence

Calendriers  la bonne semence

Samedi 26 décembre

Vous connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus Christ: pour vous, lui qui était riche a vécu dans la pauvreté, afin que par sa pauvreté vous soyez enrichis.

2 Corinthiens 8. 9

Avec moi sont les richesses et les honneurs, les biens éclatants et la justice. Mon fruit est meilleur que l’or fin.

Proverbes 8. 18, 19

Vraies richesses

Dans notre société occidentale, l’argent est roi. Il gouverne le monde. Tout est fait pour obtenir le profit maximum, sans se soucier de ceux qu’on laisse au bord du chemin. La richesse insolente côtoie la plus grande pauvreté.

Chrétiens, la Bible nous met en garde contre la poursuite des biens terrestres. L’amour de l’argent est “une racine de toutes sortes de maux” (1 Timothée 6. 10), il rend l’homme hautain et dur, il fausse les relations et il l’éloigne de Dieu. De plus ces richesses sont éphémères: “Vos richesses sont pourries et vos vêtements sont rongés par les vers; votre or et votre argent sont rouillés, et leur rouille sera en témoignage contre vous” (Jacques 5. 2, 3). Un jour viendra où tout le système économique du monde s’effondrera. “En une seule heure, toute cette richesse a été changée en désolation!” (Apocalypse 18. 17).

Pour le croyant, les vraies richesses ne sont pas matérielles, terrestres et temporaires mais spirituelles, célestes et éternelles. C’est Jésus Christ qui nous l’a appris quand il s’est dépouillé de sa gloire pour venir sur la terre. Il a vécu dans la pauvreté, ne possédant rien, pas même une pièce pour payer l’impôt (Matthieu 17. 27). Par sa mort et sa résurrection, il a rendu accessibles à tous ceux qui croient “les immenses richesses de sa grâce” (Éphésiens 2. 7). “L’excellence de la connaissance du Christ Jésus” amenait l’apôtre Paul à estimer toutes choses “comme des ordures” (Philippiens 3. 8). Recherchons ces vraies richesses dans la présence du Seigneur.

Que Dieu vous bénisse