Nos jugements. Pasteur Léopold Guyot

 

 

Romains 2 .1-2

 

Juger, ne pas juger.

Matthieu 7.1:

Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ?

Ou comment peux-tu dire à ton frère: Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ?

Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère.

1 Corinthiens 5.11-13 :

Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous.

Il y a-t-il contradiction entre la parole de Jésus et l’enseignement de l’apôtre Paul concernant les jugements ?

D’abord, essayons de bien comprendre ce qui est écrit dans la Parole de Dieu à ce sujet.

Il y a différentes significations du mot « jugement »

Juger avec le sens de discerner. Faire la différence entre les choses ou les gens.

Hébreux 5.14 :

Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Juger avec le sens de donner une appréciation sur la valeur d’une chose ou des gens ou la gravité d’une faute. On juge devant un tribunal…de l’innocence ou de la culpabilité, de la gravité des faits.

Matthieu 16.27 :

Car le Fils de l’homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges; et alors il rendra à chacun selon ses œuvres.

2 Corinthiens 5:10:

Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.

Juger dans le sens de condamner.

Jean 3.18:

Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Les pharisiens avaient condamné une femme surprise en flagrant délit d’adultère, mais Jésus a levé leur jugement et absout la femme.

L’apôtre Paul enseigne que devons exercer le jugement dans l’Église.

Lire : 1 Corinthiens 5 .1-1 Corinthiens 6.8

Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme.
Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous.

D’après ce texte et d’autres passages, nous voyons que l’église est amenée à prendre des décisions graves, à prononcer des jugements, à cause de la conduite scandaleuse de certains chrétiens.

Lire aussi :

2 Thessaloniciens 3.6:

Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous.

2 Thessaloniciens 3.14:

Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte.

2 Thessaloniciens 3.15:

Ne le regardez pas comme un ennemi, mais avertissez-le comme un frère.

Jésus a donné des instructions précises concernant la nécessité d’intervenir en cas de mauvaise conduite d’un frère (ou d’une sœur)

Mathieu 18.15-18 :

Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain. Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.

Ici, il s’agit premièrement d’une répréhension fraternelle entre deux frères. La discrétion, la miséricorde et la douceur s’imposent, ainsi que la prière.(1 Jean 5.16).

Il est question de quelque chose dont nous sommes les témoins oculaires.

Dans un premier temps il s’agit d’un avertissement, d’une répréhension fraternelle, afin de ramener dans la bonne voie.

Ensuite, en cas d’échec, prendre avec soi deux ou trois frères ou sœurs spirituels et recommencer la même démarche.

Enfin, en dernier recours, l’affaire est placée devant l’église, qui doit exhorter le coupable à la repentance. En cas de refus, si un jugement doit être prononcé, il doit l’être par l’ensemble de l’église.

Le Seigneur Jésus-Christ nous donne une règle d’or :

Ne pas jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice. Jean 7.24

Ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi?

Matthieu 18.33

Voici d’autres passages qui nous enseignent sur les sentiments qui doivent nous animer à l’égard de ceux que nous sommes amenés à reprendre :

Colossiens 3.12:

Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.

Galates 6.1 :

Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Malgré sa sévérité apparente, l’apôtre Paul écrit qu’il parlait de certains en pleurant :

Philippiens 3.18:

Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant.

Pourtant, il a dû intervenir parfois avec vigueur :

2 Corinthiens 13.1-2 :

Je vais chez vous pour la troisième fois. Toute affaire se réglera sur la déclaration de deux ou de trois témoins. Lorsque j’étais présent pour la seconde fois, j’ai déjà dit, et aujourd’hui que je suis absent je dis encore d’avance à ceux qui ont péché précédemment et à tous les autres que, si je retourne chez vous, je n’userai d’aucun ménagement.

1 Corinthiens 5.3-5 :

Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte. Au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus, qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus.

1 Timothée 1.20:

De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer.

Et pourtant le même apôtre, qui exerçait ces jugements qui peuvent nous paraître terribles, écrit :

2 Corinthiens 12.21:

Je crains qu’à mon arrivée mon Dieu ne m’humilie de nouveau à votre sujet, et que je n’aie à pleurer sur plusieurs de ceux qui ont péché précédemment et qui ne se sont pas repentis de l’impureté, de l’impudicité et des dissolutions auxquelles ils se sont livrés.

Nous constatons par une lecture attentive de la Parole de Dieu, que les jugements divins, prononcés par Dieu lui-même ou par ses serviteurs, sont toujours empreints d’une profonde tristesse. Ils n’interviennent qu’après que tous les autres moyens ont été utilisés pour ramener ceux qui s’égarent.

Lorsque des jugements doivent être prononcés dans l’église, ils doivent l’être par des personnes spirituelles, compatissantes et miséricordieuses. Et toujours respecter des règles précises :

Etre inspirés par la Parole écrite de Dieu et être fondés sur ses instructions.

Etre spirituels, c’est à dire inspirés par le Saint-Esprit.

N’intervenir qu’après que toutes les autres tentatives ont échoué.

Etre miséricordieux, empreints de compassion et de bonté.

Etre justes, fondés sur l’impartialité.

Etre solidement établis, sur des choses précises. (Si tu vois … d’après plusieurs témoins oculaires)

Il y a des jugements injustes, ceux qui sont prononcés selon la chair, comme le dit Jésus : Vous jugez selon la chair. Jean 8.15

– Sur les apparences. des soupçons ou des rumeurs :

Esaïe 11.3:

Il respirera la crainte de l’Éternel; Il ne jugera point sur l’apparence – Jean 7.24 Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice.

– Iniques, inspirés par les mauvais sentiments, les mauvaises pensées.

Jacques 2.4 :

Ne faites-vous pas en vous-mêmes une distinction, et ne jugez-vous pas sous l’inspiration de pensées mauvaises?

Habakuk 1.4 :

Aussi la loi n’a point de vie, La justice n’a point de force; Car le méchant triomphe du juste, Et l’on rend des jugements iniques.

Psaumes 82.2:

Jusques à quand jugerez-vous avec iniquité, Et aurez-vous égard à la personne des méchants?

– Sur des à priori.

des jugements influencés par des considérations relatives à la position, la richesse ou l’aspect extérieur de la personne en question. Dieu nous rappelle que nous sommes tous appelés à comparaître devant un Juge qui n’aura pas égard à de telles considérations Romains 2.11, Éphésiens 6.9

Colossiens 3.25 :

Car celui qui agit injustement recevra selon son injustice, et il n’y a point d’acception de personnes.

Cette parole doit nous inspirer une crainte respectueuse afin de ne pas prononcer de jugements injustes. 1 Pierre 1.17, Jacques 2.1-9 , Actes 10.34

– Collectifs, englobant un ensemble de personnes.

En pensant à tout ce qu’on entend de désobligeant, blessant et parfois injurieux sur les églises de diverses dénominations, religions traditionnelles, anciennes ou nouvelles, sur les pasteurs et autres responsables d’églises, je me disais que les paroles mauvaises et les disputes sont destructrices et ces jugements collectifs sont injustes, car ils accusent et blessent tout le monde sans distinction.

– Injurieux.

Matthieu 5.22:

Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.

Jude 1.9:

Or, l’archange Michel, lorsqu’il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, n’osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il dit: Que le Seigneur te réprime!

Juger, ne pas juger – Matthieu 7.1 , 1 Corinthiens 5.3

En réalité, il n’y a pas de contradiction…mais une distinction sur l’opportunité et la forme du jugement.

Lorsque Jésus dit « Ne jugez pas… » c’est à la fois dans la pensée que notre jugement est emprunt de faiblesse et qu’en jugeant nous prenons une grande responsabilité.

Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Matthieu 7.2

Dans un jugement, il y a premièrement l’idée que nous nous faisons des choses ou des gens. Notre appréciation sur leur valeur, ce que nous appelons « un jugement de valeur », qui est fonction de notre opinion personnelle souvent fondée sur des sentiments partiaux et déformée par notre propre incapacité à discerner la vérité : « la poutre dans l’œil rend aveugle ou déforme notre vision des choses », d’où une mauvaise interprétation.

Notre propre nature charnelle (la poutre) nous empêche d’avoir une évaluation juste.

Luc 6.42:

Ou comment peux-tu dire à ton frère: Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton oeil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère.

Tite 1.15 :

Tout est pur pour ceux qui sont purs; mais rien n’est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules, leur intelligence et leur conscience sont souillées.

Une autre raison de l’imperfection de nos jugements, c’est notre immaturité spirituelle : le jugement est pour les hommes faits, des personnes spirituelles :

Hébreux 5.14:

… les hommes faits, ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal. (Ici il est question d’un jugement de « discernement », qui sait faire la différence)

Galates 6.1:

Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Lorsque j’étais jeune, une personne âgée m’a fait cette réflexion : vous avez un jugement « à l’emporte pièce ».

Sur le coup, j’en ai ri, mais depuis j’ai souvent repensé à cette parole, en réfléchissant à ce qu’écrit l’apôtre Jacques :

« La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix. » Jacques 3.17

Un autre problème c’est la personnalisation de notre jugement. Jésus nous enseigne une chose très importante :

Jean 5.30 :

Je ne puis rien faire de moi-même: selon que j’entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

Jean 8.16:

Et si je juge, mon jugement est vrai, car je ne suis pas seul; mais le Père qui m’a envoyé est avec moi.

Gardons nous d’agir seuls pour prononcer un jugement définitif, mais entourons nous de personnes spirituelles et en final apportons l’affaire devant l’église. Jésus enseigne : Dit le à l’Église. Matthieu 18.17

Puis nous sommes souvent victimes de la précipitation… Nous ne prenons pas le temps de vérifier scrupuleusement. Nous sommes influencés par les apparences ou les rumeurs.

Il est écrit au sujet du Seigneur Jésus-Christ :

Il respirera la crainte de l’Eternel; Il ne jugera point sur l’apparence (ce que nous voyons) , Il ne prononcera point sur un ouï-dire (ce que nous entendons dire). Esaïe 11.3

Si nous sommes amenés à prononcer un jugement, écoutons encore le Seigneur :

Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice. Jean 7.24

La dureté du cœur affecte la qualité du jugement :

Ezéchiel 34.4:

Vous n’avez pas fortifié celles qui étaient faibles, guéri celle qui était malade, pansé celle qui était blessée; vous n’avez pas ramené celle qui s’égarait, cherché celle qui était perdue; mais vous les avez dominées avec violence et avec dureté.

Jacques 2.12:

Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté, car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement.

Il y a aussi le favoritisme. Nous aurons tendance à être plus sévères avec les gens que nous aimons le moins.

Jacques 2.1:

Mes frères, que votre foi en notre glorieux Seigneur Jésus-Christ soit exempte de toute acception de personnes…ne jugez-vous pas sous l’inspiration de pensées mauvaises. (Jacques 2. 4)

Enfin, si nous devons intervenir dans une décision de l’église, concernant un jugement, nous devons premièrement être conscients de notre propre limite dans la capacité d’être justes à cause notre nature pécheresse : la poutre dans notre œil.

Le jugement que nous portons sur les autres est souvent une preuve de notre orgueil, du sentiment que nous avons de notre propre justice… « Je te rends grâces de ce que je ne suis pas… »

Dans la société, le juge a pour fonction essentielle de se prononcer sur la culpabilité ou l’innocence des accusés. Pour cela, il bénéficie de sa formation, de son expérience, des dépositions des témoins, éventuellement des preuves rassemblées, des conseils de ses assesseurs…

La plupart de ces éléments font défaut aux juges improvisés qui s’arrogent le droit de prononcer un jugement sur autrui.

C’est pourquoi Jésus nous avertit de ne pas juger, ou de juger avec miséricorde :

Luc 6.37:

Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés; absolvez, et vous serez absous.

Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Matthieu 7.2

Cet avertissement du Seigneur doit nous faire réfléchir et nous inciter à plus de sagesse, dans la manière dont nous traitons notre prochain.

Paul aussi prend à partie ceux qui jugent le serviteur d’autrui, et demande premièrement de nous placer devant notre propre faiblesse.

Romains 14.4 :

Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

Romains 2.1-6 :

O homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Nous savons, en effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses est selon la vérité. Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu? Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance? Mais, par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses oeuvres;

L’apôtre Jacques nous met aussi en garde contre une chose, hélas très répandue : « le mal parlé sur les frères et sœurs »

Jacques 4:11-12 :

Ne parlez point mal les uns des autres, frères. Celui qui parle mal d’un frère, ou qui juge son frère, parle mal de la loi et juge la loi. Or, si tu juges la loi, tu n’es pas observateur de la loi, mais tu en es juge. Un seul est législateur et juge, c’est celui qui peut sauver et perdre; mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain ?

Jacques 5.9 : 

Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés: voici, le juge est à la porte.

Pour conclure, retenons cette autre parole de l’apôtre Paul :

1 Corinthiens 4.5 :

C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due.

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

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Examinez ! Pasteur Léopold Guyot

 

 

 

2 Timothée 4.3-4

 

Le monde fabrique des robots ou des individus formatés. Des millions de personnes vivent selon des idées reçues, des coutumes, des traditions, perpétuées de générations en générations et la plupart ne se soucient pas de savoir si le chemin sur lequel on les a placés est le bon. On pratique la religion de ses parents et on la transmet à ses enfants, du moins, et pour la plupart, le stricte minimum exigé par la société religieuse dans laquelle ils sont nés. On ne change pas de religion, c’est mal vu !

Dans la vie courante, il est normal et sage de s’assurer de la qualité ou de la véracité des choses, qu’il s’agisse d’un contrat, d’argent échangé, de notre alimentation, de notre santé, de l’éducation des enfants, ou d’un itinéraire.

Or il est surprenant qu’en matière de religion, la plupart des gens acceptent des enseignements et des pratiques sans chercher à savoir si ce qu’on leur enseigne est juste, vrai et réellement bon. C’est certainement parce qu’ils pensent que la religion n’a pas une réelle importance !

Parmi les injonctions divines contenues dans la Bible, l’une d’elles revient comme une mise en garde pressante de Dieu : Examinez !

Dieu a créé l’être humain à sa ressemblance, c’est à dire doué de facultés de réflexion, de choix et de décision.

Si nous réfléchissons au sujet des choses de la vie quotidienne et terrestre, nous devrions aussi être vigilants concernant la foi et la piété.

Jésus a fait connaître ce qui est le plus important :

Que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme? Matthieu 16.26

Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Matthieu 6.33

Nous devons donc nous préoccuper de savoir si le chemin spirituel que nous suivons est le bon. Jésus a dit :

Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Jean 14.6

Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. Jean 8.12

Le suivons nous, Lui ? Ou nous laissons nous entrainer par les coutumes ou les traditions religieuses de notre « culture », comme beaucoup ? Sommes nous séduits par ce qui nous plait ?

Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. 2 Timothée 4.3

Le Seigneur a parlé du danger de la cécité religieuse.

Ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse. Matthieu 15.14

Il mettait ses disciples en garde contre l’enseignement des chefs religieux :

Jésus leur dit: Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens.

Alors ils comprirent que ce n’était pas du levain du pain qu’il avait dit de se garder, mais de l’enseignement des pharisiens et des sadducéens. Matthieu 16.6-12

L’Eternel avait ordonné au peuple d’Israël  de mettre les prophètes à l’épreuve de sa Parole, la loi donnée par Moïse, le législateur de Dieu. Deutéronome 13.1

Cette recommandation se trouve également dans les enseignements de Jésus :

Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Matthieu 7.15

Enfin les apôtres eux mêmes avertissent les disciples concernant la séduction religieuse. L’apôtre Paul a écrit :

Afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction. Ephésiens 4:.14

Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Colossiens 2.8

Il ne manquait pas d’avertir les anciens des églises du dangers des fausses doctrines.

Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Eglise du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang.
Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux.
Veillez donc, vous souvenant que, durant trois années, je n’ai cessé nuit et jour d’exhorter avec larmes chacun de vous. Actes 20.28-31

Nous sommes instamment exhortés à examiner ce qui est enseigné ou pratiqué dans le domaine de la foi.

« Examiner » est une chose très simple et facile, à la portée de tous. Pourtant, en observant le comportement de millions d’individus qui pratiquent une religion, on remarque que la majorité ne s’inquiète pas de savoir si elle est vraie.

Cependant, chacun est responsable devant Dieu de ses choix et de sa façon de vivre, selon ce qui est écrit :

Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. Romains 14.12

Dans toutes les religions, des pratiques, des coutumes ou des traditions (la tradition des pères), jamais remises en cause, se transmettent de génération en génération.

Les diverses cultures des peuples, des races ou des régions, influencent même les églises « évangéliques »

Dans le domaine de la foi, chaque individu peut aussi avoir des idées, des conceptions ou des comportements, personnels, qui ne sont pas toujours passés au crible de la Parole écrite de Dieu.

Il est donc important d’examiner sérieusement où nous en sommes, non par rapport à une église, une dénomination ou un leader spirituel, mais par rapport à Dieu et à ce que Jésus enseigne.

Examinons toutes choses !

En sommes nous capables ? Assez courageux pour décider de choisir notre chemin ?

Dieu nous place toujours devant un choix, il n’oblige personne à le servir, il nous exhorte simplement à bien réfléchir, afin de prendre la bonne décision.

Il dit : J’ai mis devant toi le chemin de la vie et le chemin de la mort. Choisis le chemin de la vie afin que tu vives.

Un véritable examen doit réunir plusieurs éléments :

Le temps de la recherche et de la réflexion, un cœur honnête et sincère, un esprit sans à priori, des références de comparaison sures, la décision ferme d’une réelle remise en cause, le courage de changer si c’est nécessaire. C’est souvent sur ce dernier point que nous hésitons car il est toujours difficile de se démarquer des coutumes et des habitudes que nous pratiquons depuis des années, comme la majorité des personnes qui nous entourent, surtout par nos proches.

Pour ne parler que du monde « chrétien », mais cela est aussi vrai pour les autres religions, ainsi que pour le monde politique et social, les gens se laissent « formater », couler dans un moule unique, une pensée unique, un modèle unique. On assiste bien à quelques velléités de sortir du « système » imposé, mais ces bonnes dispositions sont vite étouffées par la pression générale.

Bon, il ne s’agit pas de vouloir être différent à tout prix, mais en ce qui nous concerne, nous qui professons être disciples de Christ, il est nécessaire de savoir ce qu’il en est de notre relation avec Lui, notre Sauveur, notre Seigneur et notre Maître, Celui auquel nous confessons appartenir. Qu’en est t’il de notre obéissance à ses enseignements, sa Parole ?

L’apôtre Paul a écrit :

Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous? à moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. 2 Corinthiens 13.5

Il s’agit donc en premier lieu de nous sonder nous mêmes par un examen personnel qui nous permettra, avec des moyens appropriés, de faire le point au sujet de notre santé spirituelle, comme un check-up médical qui met en évidence notre état de santé physique.

Puis, lorsque nous aurons fait cette recherche pour nous mêmes devant Dieu, nous pourrons juger les choses qui concernent l’église que nous fréquentons.

Une personne m’écrivait dernièrement les paroles suivantes :

Cher frère
Je suis à la recherche d’une étude sur le jugement et la critique dans l’église. je remarque de plus en plus que beaucoup de pasteurs utilisent des formules toute faites comme « il ne faut pas juger » pour faire taire tout le monde. Du coup les paroissiens n’osent plus donner leur avis ou dénoncer ce qui n’est pas biblique.
Pouvez-vous m’aider?

Nous avons le droit et même le devoir de vérifier si ce qu’on nous enseigne est conforme aux préceptes et aux instructions du Seigneur Jésus-Christ.

Le livre des Actes contient un exemple souvent cité comme une référence :

Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. Actes 17.11

L’apôtre Paul ne s’y est pas opposé sous prétexte qu’il était mandaté par le Seigneur et accompagné par le témoignage puissant de l’Esprit de Dieu. Au contraire, il recommandait la prudence et la vigilance.

Mais examinez toutes choses; retenez ce qui est bon. 1 Thessaloniciens 5.21

L’apôtre Jean nous met aussi en garde :

Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. 1 Jean 4.1

Eprouver, juger, si ce qu’on enseigne et pratique dans une église est conforme à la doctrine de Christ, est indispensable et instamment recommandé. C’est une règle élémentaire.

Cependant, si examiner toutes choses est nécessaire, l’esprit dans lequel nous le faisons doit être spirituel et non animé d’un zèle amer.

Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique.Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix. Jacques 3.14-18

Il existe hélas trop souvent ce qui est appelé « un esprit critique » dans le sens négatif, un esprit de contradiction systématique, décrit dans le livre des Proverbes :

Celui qui se tient à l’écart cherche ce qui lui plaît, Il s’irrite contre tout ce qui est sage.
Ce n’est pas à l’intelligence que l’insensé prend plaisir, C’est à la manifestation de ses pensées. Proverbes 18.1-2

La version de la Bible en français courant, nous aide à mieux comprendre la raison pour laquelle certains se plaisent à s’isoler dans une opposition systématique :

Celui qui ne cherche que son intérêt s’isole des autres, il s’irrite quand on lui propose de l’aide.
Ce qui intéresse le sot n’est pas de comprendre, mais de faire étalage de son opinion.

Nous devons donc veiller à avoir des sentiments nobles et spirituels, comme l’écrit encore l’apôtre Paul :

Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres.
Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.
Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ.
Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même.
Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport à autrui; car chacun portera son propre fardeau. Galates 5.25 – 6.5

S’examiner soi-même.

C’est le premier point par lequel nous devons commencer :

Où en suis-je personnellement devant Dieu et en Christ ?

Chacun doit regarder avec attention ce qu’il fait. S’il trouve une raison d’être content de lui, il doit la trouver en lui seul, sans se comparer aux autres.
Oui, chacun sera responsable de ses actes. Galates 6.4

C‘est parce que les chrétiens de Corinthe négligeaient ce principe qu’ils tombaient sous le jugement de Dieu :

Que chacun donc s’examine soi–même et qu’il mange alors de ce pain et boive de cette coupe ; car si quelqu’un mange du pain et boit de la coupe sans reconnaître leur relation avec le corps du Seigneur, il attire ainsi le jugement sur lui–même. C’est pour cette raison que beaucoup d’entre vous sont malades et faibles, et que plusieurs sont morts.
Si nous commencions par nous examiner nous–mêmes, nous éviterions de tomber sous le jugement de Dieu. Mais nous sommes jugés et corrigés par le Seigneur afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. 1 Corinthiens 11.28-32

Il est indispensable que nous réalisions l’importance d’un examen personnel devant Dieu et cette démarche demande un cœur humble et disposé à obéir au Seigneur. Si nous sommes honnêtes Il nous montrera certainement ce qui doit être rectifié dans notre vie et il nous donnera la force et le courage de le faire.

Commençons donc par examiner et ce qui ne va pas dans notre propre vie, après nous saurons comment faire avec les autres, comme il est écrit :

Tu crois être un guide pour les aveugles, une lumière pour ceux qui sont dans l’obscurité, un éducateur pour les ignorants et un maître pour les enfants, parce que tu es sûr d’avoir dans la loi l’expression parfaite de la connaissance et de la vérité.
Eh bien, toi qui fais la leçon aux autres, pourquoi ne la fais–tu pas à toi–même ? Romains 21.19-21

Des moyens spirituels.

Si nous sommes dans de bonnes dispositions du cœur, selon ce que nous venons de lire ci-dessus, nous serons aussi attentifs aux moyens que nous utiliserons et dans le domaine qui nous intéresse ici, ils nous sont indiqués dans la Bible.

En premier, nous disposons des Saintes Lettres, l’Ecriture inspirée de Dieu, comme l’écrit l’apôtre Paul.

… tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice … 2 Timothée 3.15-16

La Parole de Dieu est un critère sûr, la règle de mesure qui nous permet d’avoir une analyse juste.

Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.

Le Saint-Esprit nous apporte aussi une aide précieuse par son témoignage.

Dans certaines situations, le don spirituel du discernement des esprits est très approprié et efficace.

Enfin, le bon sens et une intelligence éclairée, seront des compléments très utiles dans notre recherche de la vérité. Ce que l’apôtre Jacques appelle : la sagesse d’en haut.

Mais revenons aux points mentionnés plus haut, concernant la disposition de notre cœur pour cette démarche:

Prendre le temps.

Souvent ma femme me reproche de passer trop vite dans les expositions et surtout devant les vitrines des magasins. Je vois les choses mais je ne les regarde pas.

Nous ne consacrons pas suffisamment de temps pour confronter nos pensées, nos croyances et nos pratiques à la parole de Dieu.

Apprenons à nous tenir tranquillement dans sa présence, lisant et méditant les Ecritures. Alors le Saint-Esprit mettra en évidence dans notre esprit les paroles qui agiront comme une lampe éclairant notre être intérieur, jugeant nos sentiments, nos pensées et nos âmes.

Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. Hébreux 4.12-13

Une conscience sensible.

Jésus reprochait aux pharisiens leur mauvaise conscience. Ils avaient le cœur endurci. Ils refusaient de changer.

Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. Matthieu 13.15

Dans ce domaine particulier d’un examen personnel, il faut être très attentif et perspicace, car il ne s’agit pas seulement de juger nos actes, mais aussi nos pensées et nos sentiments et cela demande une conscience éclairée.

L’apôtre Paul écrit que les incrédules de ce siècle ont l’intelligence obscurcie.

Les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées, ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur. Ephésiens 4.17-18

Lorsque nous sommes éclairés et interpellés par la Parole de Dieu et par le Saint-Esprit et que nous refusons d’écouter, sous de nombreux prétextes, notre conscience s’obscurcit, la lampe s’éteint.

Un cœur honnête.

Jésus dit que sa parole agit comme une semence qui porte son fruit, lorsqu’elle tombe dans une bonne terre :

Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance. Luc 8.15

Nous pouvons nous cacher derrière des arguments fallacieux, des faux raisonnements et nous tromper nous mêmes. C’est de la mauvaise foi !

Adam a dit : C’est la femme … La femme a répondu : c’est le serpent …

Nous savons trouver de bonnes excuses à nos faiblesses et à notre négligence. Mais écoutons Dieu :

Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. Jacques 1.22

Pas d’a priori.

Ne nous laissons pas influencer par nos propres conceptions ou celles des autres. Il est important d’examiner sans parti pris les situations, les enseignements ou les pratiques. Le fait d’appartenir ou d’être attaché à un mouvement, une dénomination, une religion ou une église, est souvent un facteur qui limite notre indépendance de jugement. On voit les choses à travers un prisme déformant.

Je lisais dernièrement les arguments d’un enseignant connu dans les milieux baptistes, au sujet du « parler en langues » et je me demande encore comment on peut être de si mauvaise foi en détournant le sens véritable des Ecritures ou en ne les citant que partiellement. C’est un exemple de jugement tronqué lié au fait d’un enseignement théologique erroné et dangereux qui déforme les Ecritures.

Il est clair que cet homme, à cause de sa formation théologique et intellectuelle, a cherché à détruire la foi au sujet d’un don spirituel qui ne lui plait pas parce qu’il fait partie des choses mystérieuses et folles, dont parle l’apôtre Paul, incompréhensibles à ceux dont l’approche est uniquement naturelle.

L’homme qui ne compte que sur ses facultés naturelles est incapable d’accueillir les vérités communiquées par l’Esprit de Dieu : elles sont une folie pour lui ; il lui est impossible de les comprendre, car on ne peut en juger que par l’Esprit. 1 Corinthiens 2.14

Il est difficile d’être impartial, mais c’est indispensable si nous voulons être éclairés par la vérité dans notre recherche de ce qui est scripturaire.

Toute chose, toute personne, tout esprit.

Rien, ni personne ne peut se soustraire à l’épreuve de la Parole de Dieu, ni au jugement sain et spirituel des autres. Aucun prophète, aucun docteur, aucun apôtre, aucun pasteur, aucune église, aucune pratique, rien ne doit être exclu. Non seulement nous avons le droit, mais aussi le devoir, d’examiner toute chose !

Une personne naïve croit tout ce qu’on lui dit. Mais celle qui est prudente commence par réfléchir. Proverbes 14.15

Tout doit être confronté à la doctrine de Christ.

Celui qui ne reste pas dans les limites de ce que le Christ a enseigné, mais s’aventure au–delà, n’a pas de communion avec Dieu. Celui qui reste fidèlement attaché à cet enseignement, reste uni au Père comme au Fils. 2 Jean 1.9 (traduction du Nouveau Testament d’A.Kuen, Parole vivante)

Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui, étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi, d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces. Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Colossiens 2.6-8

C’est donc un devoir d’examiner ce qui nous est enseigné et non seulement, mais encore les prophéties, les comportements, les pratiques dans les assemblées, et même les miracles.

Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs.Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Matthieu 7.15-20

Dans les systèmes religieux, c’est comme en politique, il y a des beaux parleurs et d’éloquents discoureurs, mais ce qui compte ce ne sont pas les discours, c’est le fruit, le mode de vie qui correspond à l’enseignement de Christ.

Retenez ce qui est bon.

Dans sa mise en garde aux disciples, l’apôtre Paul fixe la règle juste de tout examen spirituel. Il n’est pas dupe, ni naïf. Il sait que tout n’est pas parfait dans l’église, même dans la prophétie, mais il y a de bonnes choses qui doivent être reconnues avec honnêteté, des choses qui nous encouragent à persévérer dans la prière, sans désespérer d’un changement en faveur de la vérité.

Personne n’est parfait, ni aucune église, personne ne prophétise parfaitement, tout enseignant est limité dans ses analyses. L’apôtre écrit que « nous connaîtrons parfaitement, seulement lorsque ce qui est parfait sera venu ».

Dans cette attente nous devons nous comporter avec sagesse, prudence, charité. Inspirons nous de la parole de Dieu donnée par le prophète :

Ainsi parle l’Eternel: Quand il se trouve du jus dans une grappe, On dit: Ne la détruis pas, Car il y a là une bénédiction! J’agirai de même, pour l’amour de mes serviteurs, Afin de ne pas tout détruire. Esaïe 65.8

Une personne me demandait pourquoi Dieu n’intervenait pas pour redresser ce qui n’est pas conforme aux instructions de Christ dans les églises. Je lui ai répondu sous forme de boutade : Dieu fait avec !

Mais ce n’est pas qu’une boutade. Nous remarquons que Dieu accomplit son œuvre avec des hommes et des femmes imparfaits et nous pouvons affirmer que les plus fidèles ont aussi leurs failles. Pourtant Dieu fait avec !

Cependant, cela ne veut pas dire que nous devons être résignés, au contraire, soyons vigilants et persévérants, examinons et agissons dans le but de rétablir ce qui est vrai et juste, conforme à la pensée de Christ.

Souvent, nous devrons trancher avec une ferme conviction établie sur le fondement solide de la Parole de Dieu, avec le témoignage du Saint-Esprit.

Nous serons parfois amenés à nous séparer de ceux qui persévèrent dans leur obstination.

Dénoncer l’erreur n’est pas chose aisée, quitter un groupe ou une « église » n’est pas toujours évident, mais parfois nécessaire. Choisir une église n’est pas facile. J’ai été amené à le faire, et le choix doit être déterminé sur des critères solides. J’en parle dans un autre article. (Choisir son église)

Cependant, soyons humbles, miséricordieux et patients comme Dieu l’est envers nous.

Ma conclusions sera cette parole de l’apôtre Jacques souvent citée :

Lequel d’entre vous est sage et intelligent? Qu’il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique.
Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix. Jacques 3.12-18

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Que Dieu vous bénisse

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