Le diable menace les Eglises mais le Seigneur aussi ! Pasteur Henry Linderman

 

 

Jean 15.5-6

 

Eglise Évangélique

Vie Nouvelle Paris.

Message du dimanche 8 Septembre 2019

Références bibliques:

Apocalypse 2.1-7 , Apocalypse 2.12-17 , Apocalypse 2.18-23

Apocalypse 3.1-3 , Apocalypse 3.14-22 , Apocalypse 2.4-5

Jean 15.5-6 , Actes 19.1-7 , Matthieu 4.19

1 Corinthiens 15.58 , Jean 15.7-8 , Galates 5.22-23

Jean 13.34 , Galates 5.19-21 , Proverbes 11.30

Jean 15.16 , Matthieu 4.19 , Romains 8.9

Romains 8.14 , 1 Corinthiens 6.9-10 , Apocalypse 21.8

Exode 20. 23 , Deutéronome 16.21 , Michée 5.13

1 Corinthiens 7.10 , Apocalypse 2 .20 , Romains 1.18-32

1 Corinthiens 6.9-10 , 2 Jean 1.9 , Galates 1.8-9

1 Corinthiens 15.1-2 , Jude 1.3-4 , Jean 14.6

2 Timothée 4.1-5 , 2 Thessaloniciens 2.1-4 , 2 Timothée 4.3

Apocalypse 2 .2 , 2 Corinthiens 11.1-6 , Ephésiens 5.10-12

1 Pierre 3.21 ,  Jude 1.24-25 , 1 Jean 1.9

Bonne écoute!

Que Dieu vous bénisse

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Examinez ! Pasteur Léopold Guyot

 

 

 

2 Timothée 4.3-4

 

Le monde fabrique des robots ou des individus formatés. Des millions de personnes vivent selon des idées reçues, des coutumes, des traditions, perpétuées de générations en générations et la plupart ne se soucient pas de savoir si le chemin sur lequel on les a placés est le bon. On pratique la religion de ses parents et on la transmet à ses enfants, du moins, et pour la plupart, le stricte minimum exigé par la société religieuse dans laquelle ils sont nés. On ne change pas de religion, c’est mal vu !

Dans la vie courante, il est normal et sage de s’assurer de la qualité ou de la véracité des choses, qu’il s’agisse d’un contrat, d’argent échangé, de notre alimentation, de notre santé, de l’éducation des enfants, ou d’un itinéraire.

Or il est surprenant qu’en matière de religion, la plupart des gens acceptent des enseignements et des pratiques sans chercher à savoir si ce qu’on leur enseigne est juste, vrai et réellement bon. C’est certainement parce qu’ils pensent que la religion n’a pas une réelle importance !

Parmi les injonctions divines contenues dans la Bible, l’une d’elles revient comme une mise en garde pressante de Dieu : Examinez !

Dieu a créé l’être humain à sa ressemblance, c’est à dire doué de facultés de réflexion, de choix et de décision.

Si nous réfléchissons au sujet des choses de la vie quotidienne et terrestre, nous devrions aussi être vigilants concernant la foi et la piété.

Jésus a fait connaître ce qui est le plus important :

Que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme? Matthieu 16.26

Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Matthieu 6.33

Nous devons donc nous préoccuper de savoir si le chemin spirituel que nous suivons est le bon. Jésus a dit :

Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Jean 14.6

Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. Jean 8.12

Le suivons nous, Lui ? Ou nous laissons nous entrainer par les coutumes ou les traditions religieuses de notre « culture », comme beaucoup ? Sommes nous séduits par ce qui nous plait ?

Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. 2 Timothée 4.3

Le Seigneur a parlé du danger de la cécité religieuse.

Ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse. Matthieu 15.14

Il mettait ses disciples en garde contre l’enseignement des chefs religieux :

Jésus leur dit: Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens.

Alors ils comprirent que ce n’était pas du levain du pain qu’il avait dit de se garder, mais de l’enseignement des pharisiens et des sadducéens. Matthieu 16.6-12

L’Eternel avait ordonné au peuple d’Israël  de mettre les prophètes à l’épreuve de sa Parole, la loi donnée par Moïse, le législateur de Dieu. Deutéronome 13.1

Cette recommandation se trouve également dans les enseignements de Jésus :

Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Matthieu 7.15

Enfin les apôtres eux mêmes avertissent les disciples concernant la séduction religieuse. L’apôtre Paul a écrit :

Afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction. Ephésiens 4:.14

Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Colossiens 2.8

Il ne manquait pas d’avertir les anciens des églises du dangers des fausses doctrines.

Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Eglise du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang.
Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux.
Veillez donc, vous souvenant que, durant trois années, je n’ai cessé nuit et jour d’exhorter avec larmes chacun de vous. Actes 20.28-31

Nous sommes instamment exhortés à examiner ce qui est enseigné ou pratiqué dans le domaine de la foi.

« Examiner » est une chose très simple et facile, à la portée de tous. Pourtant, en observant le comportement de millions d’individus qui pratiquent une religion, on remarque que la majorité ne s’inquiète pas de savoir si elle est vraie.

Cependant, chacun est responsable devant Dieu de ses choix et de sa façon de vivre, selon ce qui est écrit :

Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. Romains 14.12

Dans toutes les religions, des pratiques, des coutumes ou des traditions (la tradition des pères), jamais remises en cause, se transmettent de génération en génération.

Les diverses cultures des peuples, des races ou des régions, influencent même les églises « évangéliques »

Dans le domaine de la foi, chaque individu peut aussi avoir des idées, des conceptions ou des comportements, personnels, qui ne sont pas toujours passés au crible de la Parole écrite de Dieu.

Il est donc important d’examiner sérieusement où nous en sommes, non par rapport à une église, une dénomination ou un leader spirituel, mais par rapport à Dieu et à ce que Jésus enseigne.

Examinons toutes choses !

En sommes nous capables ? Assez courageux pour décider de choisir notre chemin ?

Dieu nous place toujours devant un choix, il n’oblige personne à le servir, il nous exhorte simplement à bien réfléchir, afin de prendre la bonne décision.

Il dit : J’ai mis devant toi le chemin de la vie et le chemin de la mort. Choisis le chemin de la vie afin que tu vives.

Un véritable examen doit réunir plusieurs éléments :

Le temps de la recherche et de la réflexion, un cœur honnête et sincère, un esprit sans à priori, des références de comparaison sures, la décision ferme d’une réelle remise en cause, le courage de changer si c’est nécessaire. C’est souvent sur ce dernier point que nous hésitons car il est toujours difficile de se démarquer des coutumes et des habitudes que nous pratiquons depuis des années, comme la majorité des personnes qui nous entourent, surtout par nos proches.

Pour ne parler que du monde « chrétien », mais cela est aussi vrai pour les autres religions, ainsi que pour le monde politique et social, les gens se laissent « formater », couler dans un moule unique, une pensée unique, un modèle unique. On assiste bien à quelques velléités de sortir du « système » imposé, mais ces bonnes dispositions sont vite étouffées par la pression générale.

Bon, il ne s’agit pas de vouloir être différent à tout prix, mais en ce qui nous concerne, nous qui professons être disciples de Christ, il est nécessaire de savoir ce qu’il en est de notre relation avec Lui, notre Sauveur, notre Seigneur et notre Maître, Celui auquel nous confessons appartenir. Qu’en est t’il de notre obéissance à ses enseignements, sa Parole ?

L’apôtre Paul a écrit :

Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous? à moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. 2 Corinthiens 13.5

Il s’agit donc en premier lieu de nous sonder nous mêmes par un examen personnel qui nous permettra, avec des moyens appropriés, de faire le point au sujet de notre santé spirituelle, comme un check-up médical qui met en évidence notre état de santé physique.

Puis, lorsque nous aurons fait cette recherche pour nous mêmes devant Dieu, nous pourrons juger les choses qui concernent l’église que nous fréquentons.

Une personne m’écrivait dernièrement les paroles suivantes :

Cher frère
Je suis à la recherche d’une étude sur le jugement et la critique dans l’église. je remarque de plus en plus que beaucoup de pasteurs utilisent des formules toute faites comme « il ne faut pas juger » pour faire taire tout le monde. Du coup les paroissiens n’osent plus donner leur avis ou dénoncer ce qui n’est pas biblique.
Pouvez-vous m’aider?

Nous avons le droit et même le devoir de vérifier si ce qu’on nous enseigne est conforme aux préceptes et aux instructions du Seigneur Jésus-Christ.

Le livre des Actes contient un exemple souvent cité comme une référence :

Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. Actes 17.11

L’apôtre Paul ne s’y est pas opposé sous prétexte qu’il était mandaté par le Seigneur et accompagné par le témoignage puissant de l’Esprit de Dieu. Au contraire, il recommandait la prudence et la vigilance.

Mais examinez toutes choses; retenez ce qui est bon. 1 Thessaloniciens 5.21

L’apôtre Jean nous met aussi en garde :

Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. 1 Jean 4.1

Eprouver, juger, si ce qu’on enseigne et pratique dans une église est conforme à la doctrine de Christ, est indispensable et instamment recommandé. C’est une règle élémentaire.

Cependant, si examiner toutes choses est nécessaire, l’esprit dans lequel nous le faisons doit être spirituel et non animé d’un zèle amer.

Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique.Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix. Jacques 3.14-18

Il existe hélas trop souvent ce qui est appelé « un esprit critique » dans le sens négatif, un esprit de contradiction systématique, décrit dans le livre des Proverbes :

Celui qui se tient à l’écart cherche ce qui lui plaît, Il s’irrite contre tout ce qui est sage.
Ce n’est pas à l’intelligence que l’insensé prend plaisir, C’est à la manifestation de ses pensées. Proverbes 18.1-2

La version de la Bible en français courant, nous aide à mieux comprendre la raison pour laquelle certains se plaisent à s’isoler dans une opposition systématique :

Celui qui ne cherche que son intérêt s’isole des autres, il s’irrite quand on lui propose de l’aide.
Ce qui intéresse le sot n’est pas de comprendre, mais de faire étalage de son opinion.

Nous devons donc veiller à avoir des sentiments nobles et spirituels, comme l’écrit encore l’apôtre Paul :

Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres.
Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.
Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ.
Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même.
Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport à autrui; car chacun portera son propre fardeau. Galates 5.25 – 6.5

S’examiner soi-même.

C’est le premier point par lequel nous devons commencer :

Où en suis-je personnellement devant Dieu et en Christ ?

Chacun doit regarder avec attention ce qu’il fait. S’il trouve une raison d’être content de lui, il doit la trouver en lui seul, sans se comparer aux autres.
Oui, chacun sera responsable de ses actes. Galates 6.4

C‘est parce que les chrétiens de Corinthe négligeaient ce principe qu’ils tombaient sous le jugement de Dieu :

Que chacun donc s’examine soi–même et qu’il mange alors de ce pain et boive de cette coupe ; car si quelqu’un mange du pain et boit de la coupe sans reconnaître leur relation avec le corps du Seigneur, il attire ainsi le jugement sur lui–même. C’est pour cette raison que beaucoup d’entre vous sont malades et faibles, et que plusieurs sont morts.
Si nous commencions par nous examiner nous–mêmes, nous éviterions de tomber sous le jugement de Dieu. Mais nous sommes jugés et corrigés par le Seigneur afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. 1 Corinthiens 11.28-32

Il est indispensable que nous réalisions l’importance d’un examen personnel devant Dieu et cette démarche demande un cœur humble et disposé à obéir au Seigneur. Si nous sommes honnêtes Il nous montrera certainement ce qui doit être rectifié dans notre vie et il nous donnera la force et le courage de le faire.

Commençons donc par examiner et ce qui ne va pas dans notre propre vie, après nous saurons comment faire avec les autres, comme il est écrit :

Tu crois être un guide pour les aveugles, une lumière pour ceux qui sont dans l’obscurité, un éducateur pour les ignorants et un maître pour les enfants, parce que tu es sûr d’avoir dans la loi l’expression parfaite de la connaissance et de la vérité.
Eh bien, toi qui fais la leçon aux autres, pourquoi ne la fais–tu pas à toi–même ? Romains 21.19-21

Des moyens spirituels.

Si nous sommes dans de bonnes dispositions du cœur, selon ce que nous venons de lire ci-dessus, nous serons aussi attentifs aux moyens que nous utiliserons et dans le domaine qui nous intéresse ici, ils nous sont indiqués dans la Bible.

En premier, nous disposons des Saintes Lettres, l’Ecriture inspirée de Dieu, comme l’écrit l’apôtre Paul.

… tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice … 2 Timothée 3.15-16

La Parole de Dieu est un critère sûr, la règle de mesure qui nous permet d’avoir une analyse juste.

Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.

Le Saint-Esprit nous apporte aussi une aide précieuse par son témoignage.

Dans certaines situations, le don spirituel du discernement des esprits est très approprié et efficace.

Enfin, le bon sens et une intelligence éclairée, seront des compléments très utiles dans notre recherche de la vérité. Ce que l’apôtre Jacques appelle : la sagesse d’en haut.

Mais revenons aux points mentionnés plus haut, concernant la disposition de notre cœur pour cette démarche:

Prendre le temps.

Souvent ma femme me reproche de passer trop vite dans les expositions et surtout devant les vitrines des magasins. Je vois les choses mais je ne les regarde pas.

Nous ne consacrons pas suffisamment de temps pour confronter nos pensées, nos croyances et nos pratiques à la parole de Dieu.

Apprenons à nous tenir tranquillement dans sa présence, lisant et méditant les Ecritures. Alors le Saint-Esprit mettra en évidence dans notre esprit les paroles qui agiront comme une lampe éclairant notre être intérieur, jugeant nos sentiments, nos pensées et nos âmes.

Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. Hébreux 4.12-13

Une conscience sensible.

Jésus reprochait aux pharisiens leur mauvaise conscience. Ils avaient le cœur endurci. Ils refusaient de changer.

Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. Matthieu 13.15

Dans ce domaine particulier d’un examen personnel, il faut être très attentif et perspicace, car il ne s’agit pas seulement de juger nos actes, mais aussi nos pensées et nos sentiments et cela demande une conscience éclairée.

L’apôtre Paul écrit que les incrédules de ce siècle ont l’intelligence obscurcie.

Les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées, ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur. Ephésiens 4.17-18

Lorsque nous sommes éclairés et interpellés par la Parole de Dieu et par le Saint-Esprit et que nous refusons d’écouter, sous de nombreux prétextes, notre conscience s’obscurcit, la lampe s’éteint.

Un cœur honnête.

Jésus dit que sa parole agit comme une semence qui porte son fruit, lorsqu’elle tombe dans une bonne terre :

Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance. Luc 8.15

Nous pouvons nous cacher derrière des arguments fallacieux, des faux raisonnements et nous tromper nous mêmes. C’est de la mauvaise foi !

Adam a dit : C’est la femme … La femme a répondu : c’est le serpent …

Nous savons trouver de bonnes excuses à nos faiblesses et à notre négligence. Mais écoutons Dieu :

Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. Jacques 1.22

Pas d’a priori.

Ne nous laissons pas influencer par nos propres conceptions ou celles des autres. Il est important d’examiner sans parti pris les situations, les enseignements ou les pratiques. Le fait d’appartenir ou d’être attaché à un mouvement, une dénomination, une religion ou une église, est souvent un facteur qui limite notre indépendance de jugement. On voit les choses à travers un prisme déformant.

Je lisais dernièrement les arguments d’un enseignant connu dans les milieux baptistes, au sujet du « parler en langues » et je me demande encore comment on peut être de si mauvaise foi en détournant le sens véritable des Ecritures ou en ne les citant que partiellement. C’est un exemple de jugement tronqué lié au fait d’un enseignement théologique erroné et dangereux qui déforme les Ecritures.

Il est clair que cet homme, à cause de sa formation théologique et intellectuelle, a cherché à détruire la foi au sujet d’un don spirituel qui ne lui plait pas parce qu’il fait partie des choses mystérieuses et folles, dont parle l’apôtre Paul, incompréhensibles à ceux dont l’approche est uniquement naturelle.

L’homme qui ne compte que sur ses facultés naturelles est incapable d’accueillir les vérités communiquées par l’Esprit de Dieu : elles sont une folie pour lui ; il lui est impossible de les comprendre, car on ne peut en juger que par l’Esprit. 1 Corinthiens 2.14

Il est difficile d’être impartial, mais c’est indispensable si nous voulons être éclairés par la vérité dans notre recherche de ce qui est scripturaire.

Toute chose, toute personne, tout esprit.

Rien, ni personne ne peut se soustraire à l’épreuve de la Parole de Dieu, ni au jugement sain et spirituel des autres. Aucun prophète, aucun docteur, aucun apôtre, aucun pasteur, aucune église, aucune pratique, rien ne doit être exclu. Non seulement nous avons le droit, mais aussi le devoir, d’examiner toute chose !

Une personne naïve croit tout ce qu’on lui dit. Mais celle qui est prudente commence par réfléchir. Proverbes 14.15

Tout doit être confronté à la doctrine de Christ.

Celui qui ne reste pas dans les limites de ce que le Christ a enseigné, mais s’aventure au–delà, n’a pas de communion avec Dieu. Celui qui reste fidèlement attaché à cet enseignement, reste uni au Père comme au Fils. 2 Jean 1.9 (traduction du Nouveau Testament d’A.Kuen, Parole vivante)

Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui, étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi, d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces. Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Colossiens 2.6-8

C’est donc un devoir d’examiner ce qui nous est enseigné et non seulement, mais encore les prophéties, les comportements, les pratiques dans les assemblées, et même les miracles.

Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs.Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Matthieu 7.15-20

Dans les systèmes religieux, c’est comme en politique, il y a des beaux parleurs et d’éloquents discoureurs, mais ce qui compte ce ne sont pas les discours, c’est le fruit, le mode de vie qui correspond à l’enseignement de Christ.

Retenez ce qui est bon.

Dans sa mise en garde aux disciples, l’apôtre Paul fixe la règle juste de tout examen spirituel. Il n’est pas dupe, ni naïf. Il sait que tout n’est pas parfait dans l’église, même dans la prophétie, mais il y a de bonnes choses qui doivent être reconnues avec honnêteté, des choses qui nous encouragent à persévérer dans la prière, sans désespérer d’un changement en faveur de la vérité.

Personne n’est parfait, ni aucune église, personne ne prophétise parfaitement, tout enseignant est limité dans ses analyses. L’apôtre écrit que « nous connaîtrons parfaitement, seulement lorsque ce qui est parfait sera venu ».

Dans cette attente nous devons nous comporter avec sagesse, prudence, charité. Inspirons nous de la parole de Dieu donnée par le prophète :

Ainsi parle l’Eternel: Quand il se trouve du jus dans une grappe, On dit: Ne la détruis pas, Car il y a là une bénédiction! J’agirai de même, pour l’amour de mes serviteurs, Afin de ne pas tout détruire. Esaïe 65.8

Une personne me demandait pourquoi Dieu n’intervenait pas pour redresser ce qui n’est pas conforme aux instructions de Christ dans les églises. Je lui ai répondu sous forme de boutade : Dieu fait avec !

Mais ce n’est pas qu’une boutade. Nous remarquons que Dieu accomplit son œuvre avec des hommes et des femmes imparfaits et nous pouvons affirmer que les plus fidèles ont aussi leurs failles. Pourtant Dieu fait avec !

Cependant, cela ne veut pas dire que nous devons être résignés, au contraire, soyons vigilants et persévérants, examinons et agissons dans le but de rétablir ce qui est vrai et juste, conforme à la pensée de Christ.

Souvent, nous devrons trancher avec une ferme conviction établie sur le fondement solide de la Parole de Dieu, avec le témoignage du Saint-Esprit.

Nous serons parfois amenés à nous séparer de ceux qui persévèrent dans leur obstination.

Dénoncer l’erreur n’est pas chose aisée, quitter un groupe ou une « église » n’est pas toujours évident, mais parfois nécessaire. Choisir une église n’est pas facile. J’ai été amené à le faire, et le choix doit être déterminé sur des critères solides. J’en parle dans un autre article. (Choisir son église)

Cependant, soyons humbles, miséricordieux et patients comme Dieu l’est envers nous.

Ma conclusions sera cette parole de l’apôtre Jacques souvent citée :

Lequel d’entre vous est sage et intelligent? Qu’il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique.
Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix. Jacques 3.12-18

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

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Le chrétien et l’argent. Pasteur Léopold Guyot

1 Pierre 5.6-7 

Voici un sujet qu’il ne fait pas bon aborder dans le sens de « notre argent ».

En France, le fait de s’intéresser à l’argent des autres dérange toujours et nous n’aimons pas que l’on regarde de trop près au notre. L’argent est tabou ! Et c’est aussi vrai pour les chrétiens.

Cependant la Bible parle beaucoup de l’argent :

. Celui qu’on aime : l’amour de l’argent

. Celui que l’on gagne et dépense : le besoin d’argent

. Celui que l’on donne : l’offrande de l’argent

Ce sont ces trois thèmes que je vais m’efforcer de développer dans cet article, selon ce qui est écrit dans la Bible.

Lorsque je parle d’argent, je ne pense pas seulement à des pièces, des billets de banque, chèques, cartes bancaires ou autre forme. je veux dire aussi  les richesses de la terre que l’argent permet d’acquérir, nos biens d’ici-bas.

Le Seigneur Jésus a fixé le cadre de l’argent et des richesses dans nos rapports avec Dieu et avec les autres et il est bon que nous soyons imprégnés de ses instructions afin d’échapper aux pièges de l’argent, de nous libérer de son emprise, mais aussi de savoir l’utiliser convenablement selon la pensée de Dieu.

L’amour de l’argent

Cela s’appelle l’avarice. Aimer l’argent pour lui-même, le désir jamais satisfait de posséder, la cupidité qui est une idolâtrie.

Les termes hébreux : betsa’ et grec epithumia et pleonexia désignent la cupidité révélée en particulier par l’avarice.

Dans les  passages suivants la cupidité est considérée comme une idolâtrie. Proverbes 28.16 , Jérémie 6.13 , Marc 7.22, Luc 12.15, Actes 20.33, 2 Corinthiens 9.5, Ephésiens 4.19 etc. Ephésiens 5.5 et Colossiens 3.5

L’amour de l’argent est une racine de tous les maux; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi, et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. 1 Timothée 6.10

C’est un désir insatiable :

Celui qui aime l’argent n’est pas rassasié par l’argent, et celui qui aime les richesses n’en profite pas. C’est encore là une vanité. Ecclésiaste 5.10

Ne vous livrez pas à l’amour de l’argent; contentez-vous de ce que vous avez; car Dieu lui-même a dit:

Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. Hébreux 13.5

Jésus a dit :

Gardez-vous avec soin de toute avarice; car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, fût-il dans l’abondance. Luc 12.15

Un autre aspect de l’amour de l’argent, c’est l’aimer pour le pouvoir qu’il procure : le pouvoir d’acheter des biens matériels selon nos convoitises, le pouvoir parfois d’acheter les gens, pour en obtenir des avantages ou les tenir à notre merci.

Le riche domine sur les pauvres, Et celui qui emprunte est l’esclave de celui qui prête. Proverbes 22.7

Dieu n’est pas contre le fait d’être riche. Il dénonce l’amour des richesses et il nous met en garde :

Quand les richesses s’accroissent, N’y attachez pas votre cœur. Psaumes 62.10

Le riche et le pauvre se rencontrent; C’est l’Éternel qui les a faits l’un et l’autre. Proverbes 22.2

Je tire de cette dernière parole la réflexion suivante : Si Dieu vous a fait riches, c’est afin que vous alliez à la rencontre des pauvres pour les secourir.

Ceux qui sont riches doivent apprendre à aider et secourir ceux qui ne le sont pas.

Recommande aux riches du présent siècle de ne pas être orgueilleux, et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais de la mettre en Dieu, qui nous donne avec abondance toutes choses pour que nous en jouissions. 1 Timothée 6.17
Recommande-leur de faire du bien, d’être riches en bonnes oeuvres, d’avoir de la libéralité, de la générosité, 1 Timothée 6.18

Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne oeuvre, selon qu’il est écrit: Il a fait des largesses, il a donné aux indigents; sa justice subsiste à jamais.
Celui qui fournit de la semence au semeur, et du pain pour sa nourriture, vous fournira et vous multipliera la semence, et il augmentera les fruits de votre justice.
Vous serez de la sorte enrichis à tous égards pour toute espèce de libéralités qui, par notre moyen, feront offrir à Dieu des actions de grâces. 2 Corinthiens 9.8

Il y a un très beau verset qui m’a soutenu bien souvent dans mes besoins et m’a fait comprendre, mais cela c’est personnel, qu’il valait mieux pour moi que je ne sois pas riche. C’est souvent ma prière :

Proverbes 30.8/9 Éloigne de moi la fausseté et la parole mensongère; Ne me donne ni pauvreté, ni richesse,

Accorde-moi le pain qui m’est nécessaire.
De peur que, dans l’abondance, je ne te renie Et ne dise: Qui est l’Éternel ?

Ou que, dans la pauvreté, je ne dérobe, Et ne m’attaque au nom de mon Dieu.

Écoutons encore ce que Dieu dit :

Ne te tourmente pas pour t’enrichir, N’y applique pas ton intelligence.
Veux-tu poursuivre du regard ce qui va disparaître? Car la richesse se fait des ailes, Et comme l’aigle, elle prend son vol vers les cieux. Proverbes 23.4/5

Ne vous livrez pas à l’amour de l’argent; contentez-vous de ce que vous avez; car Dieu lui-même a dit: Je ne te délaisserai point, et je ne t’abandonnerai point. Hébreux 13:5

Le besoin d’argent

Il s’agit de l’argent que nous gagnons par notre travail et qui est nécessaire à notre vie terrestre, nos besoins quotidiens.

Cet argent est légitime. Il est utile pour notre nourriture, nos vêtements, notre logement et ce qui en découle, nos dépenses quotidiennes.

Nous devons travailler pour le gagner, c’est impératif et sain.

Car, lorsque nous étions chez vous, nous vous disions expressément: Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus.
Nous apprenons, cependant, qu’il y en a parmi vous quelques-uns qui vivent dans le désordre, qui ne travaillent pas, mais qui s’occupent de futilités.
Nous invitons ces gens-là, et nous les exhortons par le Seigneur Jésus-Christ, à manger leur propre pain, en travaillant paisiblement. 2 Thessaloniciens 3.10/12

Le Seigneur Jésus nous exhorte à ne pas avoir d’inquiétudes au sujet de nos besoins terrestres, car dit-il notre Père céleste sait de quoi nous avons besoin.

Cela ne veut pas dire que nous devons être insouciants et imprévoyants, comme le dit encore la Parole de Dieu :

Va vers la fourmi, paresseux; Considère ses voies, et deviens sage.
Elle n’a ni chef, Ni inspecteur, ni maître;
Elle prépare en été sa nourriture, Elle amasse pendant la moisson de quoi manger.
Paresseux, jusqu’à quand seras-tu couché? Quand te lèveras-tu de ton sommeil?
Un peu de sommeil, un peu d’assoupissement, Un peu croiser les mains pour dormir!…
Et la pauvreté te surprendra, comme un rôdeur, Et la disette, comme un homme en armes. Proverbes 6.6/11

Je regarde souvent les oiseaux en pensant à cette parole de Jésus : « Votre Père céleste les nourrit ». Je remarque qu’il sont très actifs pour chercher cette nourriture.

Vous avez compris qu’il ne s’agit pas d’attendre béatement que ce dont nous avons besoin nous tombe directement du ciel. Cela c’est de la paresse.

Dieu veut que nous travaillons pour vivre et il saura nous procurer le travail et la santé pour le faire.

Il y a des situations extrêmes où Dieu répond miraculeusement, mais ce sont des circonstances exceptionnelles. La règle général c’est le travail.

Nous devons savoir nous confier en Dieu pour nos besoins quotidiens car ses promesses sont certaines et éternelles.

Car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez. Matthieu 6:8

Ne vous inquiétez de rien; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces.
Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. Philippiens 4.6/7

Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. 1 Pierre 5.7

L’offrande de l’argent

J’aborde ici un point très sensible :  à qui donner, comment donner, combien donner, pourquoi donner ?

Commençons par pourquoi donner.

Les offrandes encore appelées les sacrifices  ont toujours fait partie des pratiques religieuses.

Je ne parlerai pas ici des religions païennes, mais des offrandes  dont la Bible nous entretient.

Le premier homme mentionné pour ses offrandes est Caïn :

Au bout de quelque temps, Caïn fit à l’Éternel une offrande des fruits de la terre

et Abel, de son côté, en fit une des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse.

L’Éternel porta un regard favorable sur Abel et sur son offrande; mais il ne porta pas un regard favorable sur Caïn et sur son offrande. Caïn fut très irrité, et son visage fut abattu. Genèse 4:3/5

L’épître aux Hébreux donne la raison pour laquelle Dieu approuva l’offrande d’Abel comme étant plus excellente que celle de son frère.

C’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice plus excellent que celui de Caïn; c’est par elle qu’il fut déclaré juste, Dieu approuvant ses offrandes; et c’est par elle qu’il parle encore, quoique mort. Hébreux 11:4

Nous pourrions penser que la foi est le moyen de recevoir les bénédictions de Dieu, mais nous remarquons qu’elle est aussi nécessaire afin que ce que nous offrons à Dieu soit agréé.

En continuant la lecture, nous trouvons les offrandes de Noé

Noé bâtit un autel à l’Éternel; il prit de toutes les bêtes pures et de tous les oiseaux purs, et il offrit des holocaustes sur l’autel. Genèse 8:20

Puis celles d’Abraham qui bâtissait des autels à l’Éternel, donc qui présentait des offrandes.

C’est avec Abraham qu’il est fait mention pour la première fois de « la dîme ».

Après qu’Abram fut revenu vainqueur de Kedorlaomer et des rois qui étaient avec lui, le roi de Sodome sortit à sa rencontre dans la vallée de Schavé, qui est la vallée du roi.
Melchisédek, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin: il était sacrificateur du Dieu Très-Haut.
Il bénit Abram, et dit: Béni soit Abram par le Dieu Très-Haut, maître du ciel et de la terre!
Béni soit le Dieu Très-Haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains! Et Abram lui donna la dîme de tout. Genèse 14.17

A partir de ce moment nous retrouvons la dîme comme mesure d’offrande à Dieu, avant qu’elle devienne une loi pour Israël.

Jacob fit un vœu, en disant: Si Dieu est avec moi et me garde pendant ce voyage que je fais, s’il me donne du pain à manger et des habits pour me vêtir, et si je retourne en paix à la maison de mon père, alors l’Éternel sera mon Dieu; cette pierre, que j’ai dressée pour monument, sera la maison de Dieu; et je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras. Genèse 28.20/22

Cette dîme qui était volontaire, comprenait des offrandes des troupeaux et des produits de la terre. Plus tard Dieu l’érigea en loi pour Israël.

Elle était, comme les offrandes qui la précédèrent,  un acte d’adoration à Dieu, offerte par reconnaissance.

Voici une note du dictionnaire biblique :

Dîme : La 10e partie du revenu ou du butin que l’on consacrait à Dieu. Les Lydiens (Hérodote 1.89), les Phéniciens, les Carthaginois et d’autres peuples de l’antiquité prélevaient aussi des dîmes pour leurs dieux. Les Égyptiens durent même donner 1/5 des leurs récoltes au Pharaon  (Ge 47.24 ) Abraham revenant de sa victoire sur les rois, donna la dîme de tout le butin à Melchisédek, roi de Salem et prêtre du vrai Dieu (14.20). Jacob promit à Dieu de lui donner le 1/10 de ce qu’il lui accorderait (28.22). La Loi de Moïse soumettait à la dîme les produits de la terre et le bétail.  (Lévitique 27.30-32)  Le donateur pouvait racheter la partie de sa dîme consistant en récoltes ou en fruits, à condition d’y ajouter en argent 1/5 de la valeur (v. 31). Par contre, la dîme du gros et du petit bétail ne pouvait être rachetée. On consacrait à l’Éternel chaque 10e animal, sans défaut ou défectueux, qui passait sous la houlette; on avait laissé le choix à Dieu (v. 32-33) et l’animal ne pouvait être racheté ni échangé. Quant aux produits agricoles, la dîme se prélevait sur le blé battu, le vin, l’huile d’olive. (Nombres 18.27) Toutes ces dîmes présentées à l’Éternel par élévation étaient données aux Lévites (v. 21, 24) en compensation de leur service dans le sanctuaire, et parce qu’ils ne possédaient pas de territoire. A leur tour, les Lévites devaient prélever pour l’Éternel la dîme de ce qu’ils avaient reçu (la dîme de la dîme), et la donner aux sacrificateurs (v. 26-27).

La dîme est donc devenue une loi pour Israël,  mais à côté de cette dîme, le peuple faisait aussi de nombreuses offrandes volontaires.

Exode 35.29 Tous les enfants d’Israël, hommes et femmes, dont le cœur était disposé à contribuer pour l’œuvre que l’Éternel avait ordonnée par Moïse, apportèrent des offrandes volontaires à l’Éternel.

Deutéronome 12.6 C’est là que vous présenterez vos holocaustes, vos sacrifices, vos dîmes, vos prémices, vos offrandes en accomplissement d’un vœu, vos offrandes volontaires, et les premiers-nés de votre gros et de votre menu bétail.

La destination des dîmes et des offrandes était précisée :  Elles devaient être présentées à Dieu, dans le sanctuaire, par l’intermédiaire des sacrificateurs et elles servaient à l’entretien des sacrificateurs, des Lévites et du sanctuaire.

L’offrande sous la Nouvelle Alliance

Jésus a souvent repris les pharisiens au sujet de la façon dont ils pratiquaient les dîmes et les offrandes et dans ce contexte il a rendu hommage à une veuve pauvre qui a donné de son nécessaire, quoique la somme semble bien mince.

Jésus, ayant levé les yeux, vit les riches qui mettaient leurs offrandes dans le tronc.
Il vit aussi une pauvre veuve, qui y mettait deux petites pièces.
Et il dit: Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres; car c’est de leur superflu que tous ceux-là ont mis des offrandes dans le tronc, mais elle a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle avait pour vivre.  Luc 21.1-4

il a aussi encouragé pour son offrande une femme considérée comme pécheresse par les mêmes pharisiens ( Luc 7.37   et il a souligner la valeur de l’offrande de Marie la sœur de Lazare (Marc 14.3).

Avec Jésus la valeur de  l’offrande prend une autre dimension : celle de l’amour.

C’est la règle de l’offrande dans la Nouvelle Alliance faire les choses par amour, par reconnaissance envers Dieu, par amour pour ceux à qui l’on donne, par amour et par compassion envers ceux que l’on secours.

Dans les enseignements des apôtres aux églises, il n’est plus question de dîmes, mais d’offrandes.

Si l’on peut observer quelques règles quand à ces offrandes, nous remarquons que la motivation de ceux qui donnent vient toujours du cœur.

La multitude de ceux qui avaient cru n’était qu’un cœur et qu’une âme. Nul ne disait que ses biens lui appartinssent en propre, mais tout était commun entre eux.
Les apôtres rendaient avec beaucoup de force témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus. Et une grande grâce reposait sur eux tous.
Car il n’y avait parmi eux aucun indigent: tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres; et l’on faisait des distributions à chacun selon qu’il en avait besoin. Actes 4.32-35

Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, et ils en partageaient le produit entre tous, selon les besoins de chacun.  Actes 2.45

Dieu peut aussi réprimer instantanément les esprits calculateurs. Actes 5

Il y a un étt d’esprit dans l’offrande agréée par Dieu:

Que chacun donne comme il l’a résolu en son cœur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie. 2 Corinthiens 9.7

Une bonne disposition et une décision venant du cœur, sans contrainte et avec joie.

Combien donner ?

Il ne faut pas que nos offrandes soient des actes d’avarice, calculés au minimum par cupidité.

Un bon exemple  est celui des disciples des églises de  Macédoine :

Au milieu de beaucoup de tribulations qui les ont éprouvées, leur joie débordante et leur pauvreté profonde ont produit avec abondance de riches libéralités de leur part.
Ils ont, je l’atteste, donné volontairement selon leurs moyens, et même au delà de leurs moyens, nous demandant avec de grandes instances la grâce de prendre part à l’assistance destinée aux saints.
Et non seulement ils ont contribué comme nous l’espérions, mais ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur, puis à nous, par la volonté de Dieu. 2 Corinthiens 8.2-5

. Joie débordante malgré leur pauvreté profonde !

.libéralité.

. Volontairement selon leurs moyens et même au delà

. zèle fervent.

C’était pour eux une grâce à laquelle ils désiraient ardemment prendre part.

L’offrande d’argent, de biens, de temps, etc. est le fruit du don de soi.

Ils s’étaient d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur.

Nous trouvons dans cet exemple les éléments qui font une offrande agréable au Seigneur.

La dîme peut toujours être une base de calcul du montant de l’offrande, mais elle n’est plus une loi comme dans l’Ancienne Alliance.

Que chacun de vous, le premier jour de la semaine, mette à part chez lui ce qu’il pourra, selon sa prospérité. 1 Corinthiens 16.2

A qui donner ?

Les chrétiens de Jérusalem apportaient leurs offrandes aux apôtres, puis plus tard à ceux qui avaient été établis pour les recevoir et les distribuer. Actes 4.35 – Actes 6.1

L’apôtre Paul prenait  soin d’organiser la collecte des offrandes.

J’ai donc jugé nécessaire d’inviter les frères à se rendre auparavant chez vous, et à s’occuper de votre libéralité déjà promise, afin qu’elle soit prête, de manière à être une libéralité, et non un acte d’avarice. 2 Corinthiens 9.5

Tout devait se faire correctement, dans la transparence, afin de ne pas donner lieu à des soupçons et des conflits.

Il est bon, et même instamment  recommandé,  que ce ne soient pas les pasteurs et autres prédicateurs qui gèrent l’argent dans les églises mais des personnes crédibles établies par l’église et que les offrandes soient  affectées à des besoins véritables.

Je précise un point important : ceux qui donnent doivent le faire pour Dieu. Cela nécessite donc de la réflexion au sujet de la destinations des offrandes, un examen rigoureux et non sur un simple élan émotionnel inspiré par les discours habiles des des quémandeurs.

Les offrandes seront répondront alors aux besoins réels selon la pensée de Dieu.

  • le secours des frères et sœurs pauvres ou dans une détresse financière. L’assistance destinée aux saints, à laquelle les apôtres de Jérusalem et l’apôtre Paul attachaient une grand importance, au sujet de laquelle il a écrit avec insistance.

  • la rémunération  des personnes qui servent l’église, ceux qui travaillent au ministère de la Parole, qui dirigent, qui ont une fonction d’administration et les ministères itinérants. (tout est fonction de la taille de l’église)

  • le secours à des églises pauvres ou en difficultés,  soit dans le pays, soit dans d’autres pays

  • l’évangélisation, la propagation de l’Évangile, par l’assemblée elle-même ou en participant à des actions d’évangélisations extérieures à l’église.

  • la locations, l’achat et l’entretien des locaux servant aux activités de l’église

Il y a des principes spirituels élémentaires qui doivent inspiret les offrandes : A

  • ne pas dépendre des hommes ou des circonstances pour vos propres besoins, mais de vous attendre à Dieu qui connaît toute chose.

  • lorsque vous donnez, faites le d’abord pour Dieu, comme un acte d’amour, de reconnaissance et d’adoration.

  • Si vous offrandes viennent du cœur, ayez aussi la sagesse d’en déterminer le montant et la destination en fonction de ce que vous pensez être le meilleur devant le Seigneur.

  • Vous avez le droit de savoir comment vos offrandes sont utilisées. Je vous recommande même d’être vigilants à ce sujet.

Des personnages en quête de dons ont utiliser à loisir, pour servir leurs intérêts personnels une instruction de l’apôtre Paul qui exprime malgré tout une grande vérité spirituelle :

Sachez-le, celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment.
Que chacun donne comme il l’a résolu en son coeur, sans tristesse ni contrainte; car Dieu aime celui qui donne avec joie.
Et Dieu peut vous combler de toutes sortes de grâces, afin que, possédant toujours en toutes choses de quoi satisfaire à tous vos besoins, vous ayez encore en abondance pour toute bonne oeuvre, selon qu’il est écrit: Il a fait des largesses, il a donné aux indigents; Sa justice subsiste à jamais.
Celui qui fournit de la semence au semeur, Et du pain pour sa nourriture, vous fournira et vous multipliera la semence, et il augmentera les fruits de votre justice.
Vous serez de la sorte enrichis à tous égards pour toute espèce de libéralités qui, par notre moyen, feront offrir à Dieu des actions de grâces. 2 Corinthiens 9.8-11

Pourquoi donner ?

Je vais développer un peu plus loin  le sujet de la rémunération  des personnes qui servent l’église, ceux qui travaillent au ministère de la Parole, ceux qui dirigent, qui ont une fonction d’administration et les ministères itinérants.

Mais auparavant, je veux revenir sur un domaine important concernant la destination des offrandes : L’assistance des saints, c’est à dire aux frères et sœurs en Christ dans le besoin.

Les premiers chrétiens étaient très zélés et soucieux de l’équité des biens et du secours des pauvres.

Car il n’y avait parmi eux aucun indigent: tous ceux qui possédaient des champs ou des maisons les vendaient, apportaient le prix de ce qu’ils avaient vendu, et le déposaient aux pieds des apôtres; et l’on faisait des distributions à chacun selon qu’il en avait besoin.
Galates 2.10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j’ai bien eu soin de faire. Actes 4.34-35

L’apôtre Paul a écrit avec insistance à ce sujet dont deux chapitres entiers dans sa deuxième épître aux Corinthiens.

En  voici quelques passages :

Nous vous faisons connaître, frères, la grâce de Dieu qui s’est manifestée dans les Églises de la Macédoine.
Au milieu de beaucoup de tribulations qui les ont éprouvées, leur joie débordante et leur pauvreté profonde ont produit avec abondance de riches libéralités de leur part.
Ils ont, je l’atteste, donné volontairement selon leurs moyens, et même au delà de leurs moyens, nous demandant avec de grandes instances la grâce de prendre part à l’assistance destinée aux saints. 2 Corinthiens 8.1-4

Nous avons donc engagé Tite à achever chez vous cette oeuvre de bienfaisance, comme il l’avait commencée.
De même que vous excellez en toutes choses, en foi, en parole, en connaissance, en zèle à tous égards, et dans votre amour pour nous, faites en sorte d’exceller aussi dans cette oeuvre de bienfaisance. 8.6-7

Il est superflu que je vous écrive touchant l’assistance destinée aux saints. 2 Corinthiens 9.1

Je vous conseille de lire entièrement ces deux chapitres afin de considérer l’importance de cette instruction concernant le secours que nous devons apporter à ceux qui parmi nous sont dans le besoin.

Nous lisons encore :

Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.
Si quelqu’un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui?
Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité.
Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos cœurs devant lui 1 Jean 3.16-19

Il y avait dans les églises une règle concernant l’aide aux veuves sans ressources, que l’on inscrivait sur une liste à cet effet. 1 Timothée 5.9

Honore les veuves qui sont véritablement veuves. 1 Timothée 5.3

Celle qui est véritablement veuve, et qui est demeurée dans l’isolement, met son espérance en Dieu et persévère nuit et jour dans les supplications et les prières. 1 Timothée 5.5

Il était important que je précise cet enseignement afin que nous apprenions à exercer une véritable charité envers nos frères et nos sœurs pauvres.

La rémunération de ceux qui servent l’église : 

Pasteurs, diacres, ceux qui enseignent, qui dirigent, les ministères itinérants…

Nous pouvons avoir des conceptions personnelles, mais ce qui est important c’est ce que Dieu pense, ce qui nous est révélé dans sa Parole écrite qui je le crois de tout mon cœur est  valable aujourd’hui, si nous savons l’appliquer selon l’esprit et non selon la lettre.

C’est dans la mesure où nous appliquons spirituellement les enseignements que Dieu nous donne dans sa Parole écrite que cette dernière produira la vie en nous et inspirera nos comportements.

Pour la rémunération des serviteurs de Dieu, il y a une règle de doctrine, comme tout ce qui se fait dans l’Église de Christ, une règle de doctrine que nous sommes appelés à suivre fidèlement.

Mais grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de cœur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. Romains 6.17

Ce que nous disons ou écrivons doit être conforme à la doctrine du Seigneur.

Pour toi, dis les choses qui sont conformes à la saine doctrine. Tite 2.1

Or nous voyons de plus en plus de théories étranges, chacun suivant sa propre pensée, au sujet de tout. C’est aussi un signe des temps que nous vivons.

Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. 2 Timothée 4.3

Je connais les arguments de ceux qui sous de nombreux prétextes contestent cet enseignement, comme ils contestent également la légitimité des églises, mais ce que j’enseigne  ici, n’est ni plus ni moins que ce qui est écrit dans la Parole de Dieu.

C’est donc en fonction des instructions des Écritures qu’il faut examiner ce qui est convenable au sujet du salaire de ceux qui exercent les ministères.

Déjà, sous l’ancienne alliance, ceux qui servaient au temple étaient rémunérés par les offrandes que le peuple apportait.

Toutes les dîmes présentées à l’Éternel par élévation étaient données aux Lévites  en compensation de leur service dans le sanctuaire, et parce qu’ils ne possédaient pas de territoire. A leur tour, les Lévites devaient prélever pour l’Éternel la dîme de ce qu’ils avaient reçu (la dîme de la dîme), et la donner aux sacrificateurs.

Je donne comme possession aux Lévites les dîmes que les enfants d’Israël présenteront à l’Éternel par élévation; c’est pourquoi je dis à leur égard: Ils n’auront point de possession au milieu des enfants d’Israël.
L’Éternel parla à Moïse, et dit:
Tu parleras aux Lévites, et tu leur diras: Lorsque vous recevrez des enfants d’Israël la dîme que je vous donne de leur part comme votre possession, vous en prélèverez une offrande pour l’Éternel, une dîme de la dîme; et votre offrande vous sera comptée comme le blé qu’on prélève de l’aire et comme le moût qu’on prélève de la cuve.
C’est ainsi que vous prélèverez une offrande pour l’Éternel sur toutes les dîmes que vous recevrez des enfants d’Israël, et vous donnerez au sacrificateur Aaron l’offrande que vous en aurez prélevée pour l’Éternel. Nombres 18.24-28

En ce qui concerne l’Église, il y aussi des règles concernant la rémunération des pasteurs.

Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement.
Car l’Écriture dit: Tu n’emmuselleras point le bœuf quand il foule le grain. Et l’ouvrier mérite son salaire. 1 Timothée 5.17-18

L’apôtre Paul défendant son ministère, donne une longue instruction aux chrétiens de Corinthe au sujet du salaire de ceux qui travaillent à l’œuvre du Seigneur.

Est-ce que moi seul et Barnabas nous n’avons pas le droit de ne point travailler?
Qui jamais fait le service militaire à ses propres frais? Qui est-ce qui plante une vigne, et n’en mange pas le fruit? Qui est-ce qui fait paître un troupeau, et ne se nourrit pas du lait du troupeau?
Ces choses que je dis, n’existent-elles que dans les usages des hommes? la loi ne les dit-elle pas aussi?
Car il est écrit dans la loi de Moïse: Tu n’ emmuselera point le bœuf quand il foule le grain.

Dieu se met-il en peine des bœufs, ou parle-t-il uniquement à cause de nous?

Oui, c’est à cause de nous qu’il a été écrit que celui qui laboure doit labourer avec espérance, et celui qui foule le grain fouler avec l’espérance d’y avoir part.
Si nous avons semé parmi vous les biens spirituels, est-ce une grosse affaire si nous moissonnons vos biens temporels.
Si d’autres jouissent de ce droit sur vous, n’est-ce pas plutôt à nous d’en jouir? Mais nous n’avons point usé de ce droit; au contraire, nous souffrons tout, afin de ne pas créer d’obstacle à l’Évangile de Christ.
Ne savez-vous pas que ceux qui remplissent les fonctions sacrées sont nourris par le temple, que ceux qui servent à l’autel ont part à l’autel ?
De même aussi, le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Évangile de vivre de l’Évangile. 2 Corinthiens 9.6-14

Que celui à qui l’on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui qui l’enseigne. Galates 6.6

La rémunération concerne tous ceux qui sont au service de Dieu, dans les assemblées, dans l’évangélisation, dans l’itinérance comme les prophètes et les enseignants …

Jésus envoyant ses disciples annoncer le Royaume de Dieu leur dit :

Dans quelque maison que vous entriez, dites d’abord: Que la paix soit sur cette maison!
Et s’il se trouve là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra à vous.
Demeurez dans cette maison-là, mangeant et buvant ce qu’on vous donnera; car l’ouvrier mérite son salaire. Luc 10.5-7

Le Seigneur lui-même, qui ne possédait aucun  biens terrestres, pas même une pierre comme oreiller, était assisté par les femmes qui le suivaient.

Matthieu 8.20 Jésus lui répondit: Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête.

Luc 8.1-3  Ensuite, Jésus allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu.
Les douze étaient avec lui et quelques femmes qui avaient été guéries d’esprits malins et de maladies: Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons, Jeanne, femme de Chuza, intendant d’Hérode, Susanne, et plusieurs autres, qui l’assistaient de leurs biens.

Je voudrais que nous comprenions bien, qu’il ne s’agit pas de travailler par intérêt, le service de Dieu ne se fait pas dans un esprit de lucre ou de possession des choses. Ceux qui servent le Seigneur doivent être désintéressés.

1 Timothée 3.3 Il faut qu’il ne soit ni adonné au vin, ni violent, mais indulgent, pacifique, désintéressé.

1 Pierre 5.2 Paissez le troupeau de Dieu qui est sous votre garde, non par contrainte, mais volontairement, selon Dieu; non pour un gain sordide, mais avec dévouement;
Philippiens 2.4 Que chacun de vous, au lieu de considérer ses propres intérêts, considère aussi ceux des autres.

Voici  un extrait de l’étude sur le ministère pastoral :

« Les anciens (pasteurs) sont rémunérés par l’église, dans la mesure des possibilités et sont responsables devant elle de leur ministère.

1 Timothée 5.17-20  Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement.

Car l’Écriture dit: Tu ne muselleras point le bœuf quand il foule le grain. Et l’ouvrier mérite son salaire.

Concernant la rémunération, l’apôtre Paul a montré  l’exemple dans des circonstances difficiles (Actes 20.34) et il est vrai que la tâche d’ancien dans une église, surtout si cette dernière est petite et qu’ils sont plusieurs, ne nécessite pas un travail à plein temps. A l’époque où nous trouvons dans le monde associatif la vertu du bénévolat, il est bon que dans les églises l’on fasse preuve de ce   zèle qui n’attend pas la rémunération. Si elle est justifiée et possible, c’est bien.

1 Timothée 5.17  Quand les anciens dirigent bien l’Église, ils méritent de recevoir un salaire ­double. Ils le méritent surtout quand ils travaillent durement au service de­ la Parole et pour enseigner.  

Nous remarquons dans ce passage qu’il s’agit de pasteurs qui dirigent bien et qui travaillent durement.

Il n’est pas question de rémunérer des paresseux !

L’apôtre Pierre souligne que dégagés de certaines tâches, ceux qui prêchent la Parole, pourront mieux s’y consacrer. Actes 6

Paul, dès qu’il reçut le soutien attendu put se donner entièrement à la Parole. Actes 18.5

Ce qui montre que, s’il faut savoir travailler de ses propres mains pour assurer sa subsistance, il faut aussi savoir recevoir une rémunération ou un don, lorsqu’ils sont justifiés.

Ceux qui annoncent l’Évangile doivent pouvoir vivre de l’Évangile (1 Corinthiens 9.14) et tout travail mérite son salaire.

1 Timothée 5.18  Car l’Écriture dit: Tu ne muselleras point le bœuf quand il foule le grain. Et l’ouvrier mérite son salaire.

Il y a une reconnaissance de la part de ceux qui sont enseignés :

Galates 6.6  Que celui à qui l’on enseigne la parole fasse part de tous ses biens à celui qui l’enseigne.

Dans ce domaine, un enseignement  doit être donné à l’église et reçu de ceux qui  écoutent la Parole.

A force de crier sur les mauvais ouvriers, on finit par oublier  la considération que l’on doit aux bons ! »

Je crois que de plus en plus, (les temps sont durs !) les membres des églises oublient ou négligent leurs responsabilités à l’égard de ceux qui servent le Seigneur en leur faveur, les encourageant, les instruisant, les enceignant, les visitant et les assistant, que ces serviteurs et servantes, soient attachés à l’église locale ou qu’il aient des ministères itinérants et aussi maintenant par Internet.

Tite 3.13 Aie soin de pourvoir au voyage de Zénas, le docteur de la loi, et d’Apollos, en sorte que rien ne leur manque.

3 Jean 1.5-8 Bien-aimé, tu agis fidèlement dans ce que tu fais pour les frères, et même pour des frères étrangers, lesquels ont rendu témoignage de ta charité, en présence de l’Église. Tu feras bien de pourvoir à leur voyage d’une manière digne de Dieu.
Car c’est pour le nom de Jésus-Christ qu’ils sont partis, sans rien recevoir des païens.
Nous devons donc accueillir de tels hommes, afin d’être ouvriers avec eux pour la vérité.

Romains 16.1  Je vous recommande Phoebé, notre sœur, qui est diaconesse de l’Église de Cenchrées, afin que vous la receviez en notre Seigneur d’une manière digne des saints, et que vous l’assistiez dans les choses où elle aurait besoin de vous, car elle a donné aide à plusieurs et à moi-même.

Il y a deux choses que nous négligeons de plus en plus c’est l’honneur et la considération. Nous vivons dans une société de gens mal-élevés, sous prétexte de liberté. Or Dieu nous demande d’avoir de la considération pour les autres et de les honorer. Ils ne faudrait pas que l’Église, sous prétexte de se faire « tout à tous », soit influencée par la mentalité et les comportement des gens du monde.

Rendez à tous ce qui leur est dû: l’impôt à qui vous devez l’impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur. Romains 13.7

Recevez-le donc dans le Seigneur avec une joie entière, et honorez de tels hommes. Philippiens 2.29

Selon l’enseignement des Écritures, nous voyons que rémunérer ceux qui travaillent à l’œuvre du Seigneur  est aussi une question de considération et d’honneur à leur égard.

1 Thessaloniciens 5.12 Nous vous prions, frères, d’avoir de la considération pour ceux qui travaillent parmi vous, qui vous dirigent dans le Seigneur, et qui vous exhortent.

Hébreux 13.7 Souvenez-vous de vos conducteurs qui vous ont annoncé la parole de Dieu; considérez quelle a été la fin de leur vie, et imitez leur foi.
Hébreux 13.17 Obéissez à vos conducteurs et ayez pour eux de la déférence, car ils veillent sur vos âmes comme devant en rendre compte; qu’il en soit ainsi, afin qu’ils le fassent avec joie, et non en gémissant, ce qui ne vous serait d’aucun avantage.
1 Timothée 5.17 Que les anciens qui dirigent bien soient jugés dignes d’un double honneur, surtout ceux qui travaillent à la prédication et à l’enseignement.

Si nous sommes disciples du Seigneur Jésus-Christ et donc enfant de Dieu, il nous faut appliquer les instructions du Seigneur, en ce qui concerne les offrandes et leur destination, c’est aussi une façon de servir et d’honorer Dieu notre Père céleste.

Nous avons connu l’amour, en ce qu’il a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères.
Si quelqu’un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l’amour de Dieu demeure-t-il en lui?
Petits enfants, n’aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité.
Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos coeurs devant lui … 1 Jean 3.16

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Que Dieu vous bénisse

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