Marc 5.27-29

 

 

Marc 5.27-29.jpg

 

Ayant entendu parler de Jésus, elle vint dans la foule par derrière,

et toucha son vêtement.  28 Car elle disait: Si je puis seulement toucher

ses vêtements,  je serai guérie. 29 Au même instant la perte de sang s’arrêta,

et elle sentit dans son corps qu’elle était guérie de son mal.

Marc 5.27-29

Que Dieu vous bénisse

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Renversement de situations. Par Pascal Granchon-Riolzir

 

 

Psaume 7.15-18

 

Assemblée de Dieu

de Basse-Terre

Références bibliques:

2 Timothée 3.12 , Jean 16.33 , Esther 3.1-19 ,

 Esther 9.1-4 , Exode 2.1-6 , Jacques 1.2 ,

Psaume 7.15-18,  1 Samuel 1.4-10 , 1 Samuel 2.1-8

Ésaïe 40.1 , Psaume 109.22-31 , Esther 6.4 -7.10 

Esaïe 52.14-15 , Colossiens 2.10 , Psaume 109.22-31

Bonne écoute!

Que Dieu vous bénisse

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Entrez et Restez en communion avec Dieu. Luca Devito

 

2 Chroniques 20.3-4

 A.D.D La Roche sur Yon

Message du  21 juillet 2019

Références bibliques:

2 Chroniques 17.21 , 2 Chroniques 17.1-6 ,  2 Chroniques 17.12-13 

2 Chroniques 18.1 5 , 2 Chroniques 18.28.34 , 2 Chroniques 20.1-5

2 Chroniques 20.13-17 , 2 Chroniques 20.29-30 

Bonne écoute!

Que Dieu vous bénisse

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Echec à l’oppresseur (1-4). Pasteur Maurice Ray

 

1 Timothée 2 .1-2

 

1

Maurice Ray ouvre cette série d’études avec les propos sévères de l’apôtre Paul dans 1 Timothée, et souligne qu’il compare l’Eglise à une colonne de la vérité ( 1 Timothée 3.15). Avec le texte de Matthieu 7.15-23, il explique que l’église doit être fermement établie, qu’elle doit planter, soigner et qu’il est important de s’atteler à accomplir la volonté de Dieu pour lutter contre les doctrines étrangères à la foi.

Bonne écoute!

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2

Maurice Ray fait une lecture commentée du premier chapitre de l’épître aux Ephésiens. Il invite le chrétien à rejeter la culpabilité, à être sage de la sagesse de Dieu, à être illuminé dans son intelligence et à ne pas être sectaire. Il souligne le plan de Dieu pour Israël et pour l’Eglise, aborde la question des relations entre les différentes communautés. Il démontre que l’église doit être l’accomplissement de la plénitude. Il invite le chrétien et l’église à marcher dans le chemin de la vie qu’est le Christ.

Bonne écoute!

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3

Après avoir lu les versets 1 à 7 de 1 Timothée 2, Maurice Ray revient à l’évangile de Matthieu, il présente les 12 miracles successifs rapportés aux chapitres 8 et 9. Sur cette base il explique ce qu’est une église capable en opposition à une église clinique, il met en garde contre le rafistolage dans l’église ( Matthieu 9.16-17)

Bonne écoute!

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4

En conclusion de cette série, Maurice Ray explique ce qu’est une église qui libère et qui guérit. Il oppose psychologie et théologie, met en garde contre ceux qui s’improvisent libérateurs, guérisseurs, il rappelle la difficulté à réaliser les exigences de Jésus mentionnées en Matthieu 10.8. Il définit la discipline et la responsabilité dans l’église et termine avec l’importance de la patience.

Bonne écoute!

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Que Dieu vous bénisse

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L’obéissance. Pasteur Maurice Ray

 

 

Actes 2.42-44

 

Message- 1990

Le chapitre 11 du livre des Hébreux consacre une partie importante à Abraham.

L’obéissance y est omniprésente et il faut aller dans le livre de la Genèse

pour mesurer à quel point Abraham était attaché à obéir à Dieu.

Maurice Ray insiste ici sur l’une des clés d’une vie réussie:

celle de se laisser guider par Dieu et d’obéir toujours à sa voix.

Références bibliques:

Hébreux 11.8-9 , Genèse 12.1-5 , Apocalypse 21.1

Actes 2.42-47 , Genèse 2.18 ,  Genèse 12.2

Romains 12.14 , Deutéronome 30.9-10 , 1 Samuel 12.14

1 Samuel 15.22 , Jean 7.17 , Genèse 11.31-32

Genèse 12.5 , Genèse 12.6-7 , Genèse 12.9-19

Genèse 13.1-5 , Galates 1.15

Bonne écoute!

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Que Dieu vous bénisse

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Comprenons-nous les vraies clés du succès spirituel? Pasteur Henry Linderman

 

 

Jean 15.4-5

 

 Eglise Évangélique

Vie Nouvelle Paris.

Références bibliques:

Jean 15.4-5 , 1 Jean 2.6 , Luc 19.10

Luc 10.2 , Actes 1.8 , 1 Thessaloniciens 5.17

Jean 4.15-19 , Jean 15.4 , Romains 3.23

Romains 6.23 , Romains 5.8 , Romains 8

Romains 1.18-32 , Romains 10.9-10 , Apocalypse 20.15

Éphésiens 2.8-10 , Ézéchiel 18.31-32 , Hébreux 10.16 

Éphésiens 2.1-25 , 2 Corinthiens 5 , Romains 6

Bonne écoute!

Que Dieu vous bénisse

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Jesus de la Terre jusqu’au ciel (1-4). Pasteur Franck Lefillatre

 

 

Philippiens 2.9-11

ADD La Ciotat

Message – 2019

Voici une série de quatre études pour découvrir

des aspects particuliers du ministère de Jésus.

1

Jésus le prophète.

Sermon du vendredi 08 mars

à 18.30

Cette première étude s’arrête sur la réponse à la question de Jésus :

« Qui dit-on que je suis ? » (Marc 8.27-29).

Franck Lefillatre explique pourquoi Jésus est assimilé aux prophètes.

Il démontre que Jésus est le plus grand des prophètes et précise son but.

Il conclut en invitant le chrétien à être un prophète de Christ.

Bonne écoute!

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2

Jésus

le serviteur de Dieu.

Sermon du samedi 09 mars 2019

à 20 heures

Le ministère de Jésus prophète a pris fin à la croix

et a ouvert le ministère de Jésus serviteur de Dieu (Marc 10.45).

Tout disciple de Christ ne peut se contenter du ministère de prophète de Jésus,

il faut accepter de s’exposer au ministère de serviteur de Dieu.

Franck Lefillatre explique ce que signifie cette expression « serviteur de Dieu »

en précisant le sens qu’elle donne à la croix.

Il montre comment entrer dans la dimension du serviteur de Dieu

et décrit les manières de porter la croix.

Bonne écoute!

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3

Jésus

le grand prêtre.

Sermon du Dimanche 10 mars 2019

à 9.45

Que fait Jésus dans le ciel, dans la gloire divine depuis 2000 ans ?

Fanck Lefillatre répond à cette question en analysant le ministère

de grand prêtre de Jésus. Il explique ce qu’est un grand prêtre

dans l’Ancien Testament ainsi que sa mission (Hébreux 8.1-6).

Il présente 3 aspects de Jésus grand prêtre :

un précurseur, un médiateur, un garant.

Il invite chacun à suivre Jésus jusqu’au trône de Dieu.

Bonne écoute!

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4

Jésus

le Seigneur.

Sermon du  Dimanche 10 mars 2019

à 15 heures

Référence biblique

Philippiens 2.5-11

Bonne écoute!

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Que Dieu vous bénisse

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L’église, la famille de Dieu. Pasteur Ulrich Mavoungou Bigouagou

 

 

 

Actes 2.41-42.jpg

 

Eglise Evangélique

Angers

Message du dimanche 13 Janvier 2019

Références bibliques:

Actes 2.41-42, Genèse 1.26-28 , Genèse 3.16-17

2 Corinthiens 5.17-18 , Romains 8.1-2 , Ephésiens 3.14-15

Bonne écoute!

Que Dieu vous bénisse

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Accomplir la loi de Christ. Pasteur Johan Benouala

 

 

 

Galates 6.1-2 .

 

Add Citadelle

Message du dimanche 7 juillet 2019

Le pasteur Johan Benouala répond Bible en main

à la question de comment accomplir la loi d’amour de Christ :

en reprenant avec douceur le frère qui est dans l’erreur

et en apportant de l’aide à celui qui s’égare.

Références bibliques :

Galates 6.1-2 , Matthieu 18.15-18 , 1 Thessaloniciens 5.14

Galates 6.1 , Galates 5.22 , Galates 5.23

Jean 4.1-42 , Jean 8.1-11

2 Samuel 11.1-12.25 , Jacques 5.16

Bonne écoute!

Que Dieu vous bénisse

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La sanctification. Pasteur Léopold Guyot

 

 

 

2 Corinthiens 6.14

 

Elle est tout simplement la manière de vivre de ceux qui, après avoir reçu le pardon de leurs péchés par la foi en Jésus, ont décidé de suivre le Seigneur Jésus-Christ en obéissant à ses instructions, selon qu’il l’a ordonné.

Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. Mathieu 28.19

Elle est la normalité  pour ceux qui confessent que Jésus est leur Seigneur. En dehors de toutes pratiques religieuses, fussent elles « évangéliques » ou « bibliques », la foi en Dieu  doit conduire à une relation personnelle réelle avec le Seigneur, selon que Jésus l’enseigne.

Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. Jean 14.23

La nécessité de la sanctification est rappelée aussi bien dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau car elle concerne tous ceux qui sont appelés à vivre dans une vraie communion avec Dieu. En fait, elle conditionne toute notre vie par rapport à Dieu, à Christ et au Saint-Esprit

Si nous désirons que Dieu nous accueille favorablement lorsque nous prions ou l’adorons, si nous voulons que le Seigneur soit avec nous et qu’il nous aide chaque jour, il est indispensable que nous nous sanctifiions, comme il est écrit :

Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres? Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial? ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit: J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout-puissant. Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. 2 Corinthiens 6.14

Dans l’Ancienne Alliance avec Israël, l’Eternel demandait à   son peuple de se sanctifier pour s’approcher de  Lui et le servir :

Parle à toute l’assemblée des enfants d’Israël, et tu leur diras: Soyez saints, car je suis saint, moi, l’Eternel, votre Dieu.  Lévitique 19.2

Il en est de même pour le peuple de la Nouvelle Alliance c’est à dire l’Eglise  de Jésus-Christ :

Comme des enfants obéissants, ne vous conformez pas aux convoitises que vous aviez autrefois, quand vous étiez dans l’ignorance. Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit: (1-16) Vous serez saints, car je suis saint. Et si vous invoquez comme Père celui qui juge selon l’œuvre de chacun, sans acception de personnes, conduisez-vous avec crainte pendant le temps de votre pèlerinage, sachant que ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache, prédestiné avant la fondation du monde, et manifesté à la fin des temps, à cause de vous, qui par lui croyez en Dieu, lequel l’a ressuscité des morts et lui a donné la gloire, en sorte que votre foi et votre espérance reposent sur Dieu. 1 Pierre 1.14 – 21

Cette exhortation de l’apôtre Pierre n’a pas besoin de commentaires, nous comprenons ce que Dieu attend de la part de ceux qu’il a sauvés pas sa grâce et ajoutés à l’Eglise de son Fils Jésus-Christ.

Nous mesurons l’importance de la sanctification à l’aide de cette autre parole : 

la sanctification sans laquelle personne ne verra le Seigneur. Hébreux 12.14

Voir le Seigneur ne consiste pas uniquement à aller au ciel quand nous mourrons ou à être enlevés avec lui lors de son avènement, c’est aussi le voir dans nos vies quotidiennement, être en communion avec Lui, être exaucés quand nous prions, vivre par le Saint-Esprit qui nous communique ses dons et produit en nous son fruit.

Le but de ce dossier est de mettre en évidence la place vitale  de la sanctification  dans la vie des enfants de Dieu et aussi d’enseigner comment la mettre en pratique.  Vous y retrouverez  des articles parus séparément sur pasteurweb.

Pour en faciliter la lecture les chapitres sont disposés  dans un ordre qui me semble logique, en commençant par présenter Celui qui nous appelle à être saints.

1. Dieu est saint.

La première des choses qui frappe  ceux qui ont une relation avec Dieu, c’est la révélation de sa sainteté et la conscience de leur propre souillure.

L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler. Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Eternel des armées! toute la terre est pleine de sa gloire! Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée. Alors je dis: Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Eternel des armées. Esaïe 6.1

Dans sa vision, le prophète Esaïe a vu le Seigneur sur un trône très élevé, ce qui signifie la nature de la sainteté de l’Eternel proclamée par les séraphins qui l’entourent : Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Eternel des armées! toute la terre est pleine de sa gloire!

L’apôtre Jean a eu la même vision de la sainteté de Dieu : 

Aussitôt je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu’un était assis. Celui qui était assis avait l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine; et le trône était environné d’un arc-en-ciel semblable à de l’émeraude. Autour du trône je vis vingt-quatre trônes, et sur ces trônes vingt-quatre vieillards assis, revêtus de vêtements blancs, et sur leurs têtes des couronnes d’or. Du trône sortent des éclairs, des voix et des tonnerres. Devant le trône brûlent sept lampes ardentes, qui sont les sept esprits de Dieu. Il y a encore devant le trône comme une mer de verre, semblable à du cristal. Au milieu du trône et autour du trône, il y a quatre êtres vivants remplis d’yeux devant et derrière. Le premier être vivant est semblable à un lion, le second être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a la face d’un homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle qui vole. Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d’yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est, et qui vient! Apocalypse 4.2-8

Lorsque nous lisons ces passages et bien d’autres dans la Bible, nous prenons conscience de la nature de Dieu :

Une sainteté incomparable, une pureté parfaite, une lumière éblouissante,  insoutenable. C’est sa gloire, la gloire de Dieu. Ce n’est pas seulement la gloire de sa puissance, c’est surtout la gloire de sa pureté.

A plusieurs reprises Dieu a manifesté sa gloire de manière éclatante, comme cela est rapporté en Exode 24.16-17 : L’aspect de la gloire de l‘Éternel était comme un feu dévorant sur le sommet de la montagne, aux yeux des enfants d’Israël.

Le prophète Ezéchiel en a aussi été le témoin.

Tel l’aspect de l’arc qui est dans la nue en un jour de pluie, ainsi était l’aspect de cette lumière éclatante, qui l’entourait: c’était une image de la gloire de l’Eternel. A cette vue, je tombai sur ma face, et j’entendis la voix de quelqu’un qui parlait. Ezéchiel 1.28

La sainteté de Dieu est révélée dans la personne du Fils de Dieu, le Seigneur Jésus-Christ, d’une manière plus accessible, par sa nature pure et sans tache, par la puissance de ses miracles et par l’éclat de sa gloire manifestée à trois de ses disciples sur la montagne :

Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques, et Jean, son frère, et il les conduisit à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Matthieu 17.1

Notre Seigneur Jésus-Christ, notre Sauveur et Seigneur est lui-même un modèle de sainteté :

Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, Hébreux 7.26

Il pouvait en toute vérité dire aux pharisiens qui l’accusaient :

 Qui de vous me convaincra de péché? Jean 8.46

Même lorsqu’il mangeait et buvait avec les publicains et qu’il côtoyait les gens de mauvaise vie, comme le disaient dédaigneusement les pharisiens, Jésus s’est toujours distingué par une attitude de pureté. Il aimait les pécheurs qu’Il voulait sauver, mais il haïssait le mal. C’est pour cela que Dieu l’a élevé au dessus de toutes créatures et de toutes choses.

Tu as aimé la justice, et tu as haï l’iniquité; C’est pourquoi, ô Dieu, ton Dieu t’a oint D’une huile de joie au-dessus de tes égaux. Hébreux 1.9

Il nous convenait, en effet, d’avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux, Hébreux 7.26

Enfin le Saint-Esprit, qui nous a été donné de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-Christ, pour venir habiter en nous, révèle et inspire la sainteté divine :

C’est l’Esprit de Dieu, parfaitement saint, appelé l’Esprit de sainteté.

Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous?   Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes. 1 Corinthiens 3.16

2. La sainteté

La sainteté est un concept divin. Dieu seul est parfaitement saint. Si nous voulons savoir ce qu’est la sainteté c’est à lui qu’il faut regarder, quoique notre connaissance est bien limitée  dans ce domaine comme dans d’autres.

La sainteté de Dieu est sa qualité essentielle, fondamentale. Sa pureté absolue, immaculée, manifeste sa gloire rayonnante, éternelle.

 » Saint, saint, saint est l’Eternel… Toute la terre est pleine de sa gloire ». Esaïe 6.3 , Esaïe  57.15

La racine hébraïque du mot « sainteté » ou « saint » a deux significations :

– Etre « mis à part pour un usage exclusif », « séparé », « considéré comme sacré par opposition au profane »,

– Etre entièrement pur, c’est l’état de la pureté absolue comme l’éclat d’une blancheur éblouissante : la gloire de Dieu.

Etre saint, c’est être « sans tache, ni ride, ni rien de semblable » (Ephésiens  5.26-27).

Dans 2 Corinthiens 7.1 nous lisons:

« Purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sainteté (ou sanctification) dans la crainte de Dieu. »

Dieu est dépeint comme parfaitement pur, saint et majestueux, et son peuple est appelé à reconnaître sa sainteté et ses droits souverains sur lui (Esaïe 6.3 , Esaïe 8.13).

Un texte de l’apôtre Paul donne une idée très forte de la sainteté de Dieu :

Il habite  une lumière inaccessible, qu’aucun homme n’a vu ni ne peut voir. 1 Timothée 6.16

Nous pouvons avoir dès maintenant une notion assez précise de que signifie « être saint ».

Certains pensent qu’il suffit d’être séparé, dans le sens d’être mis à part pour une tâche, mais il s’agit de beaucoup plus que cela.

La sainteté dans son expression divine c’est être séparé du péché d’une manière absolue, être dans un état de pureté parfaite. Nous comprenons bien que seul Dieu atteint cette perfection de la sainteté. Cependant Il nous appelle à être saints.

« Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit:  Vous serez saints, car je suis saint. » 1 Pierre 1.15

Ceci est valable pour toutes les époques. Dieu ne change pas.

Avec Israël dans l’Ancienne Alliance ou l’Église dans l’Alliance Nouvelle, Dieu a toujours appelé à la sainteté ceux qu’il rachète. Il les sépare, c’est à dire sanctifie, pour être son peuple  car c’est le moyen de donner au monde le témoignage de ce qu’il est lui même.

A Israël il dit : Car tu es un peuple saint pour l’Eternel, ton Dieu; et l’Eternel, ton Dieu, t’a choisi, pour que tu fusses un peuple qui lui appartînt entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre. Deutéronome 14.2

Avec l’Église, le peuple de la Nouvelle Alliance composé de ceux qui ont été lavés de leurs péchés par le Sang de son fils Jésus-Christ, Dieu a la même exigence : 

Vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple acquis, afin que vous annonciez les vertus de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. 1 Pierre 2.9

La réalité c’est que ceux qui sont appelés à être enfants de Dieu manifeste dans leur vie la nature du Seigneur.

Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. 2 Pierre 1.3

Le fait d’être sous la grâce ne nous autorise pas à vivre dans la souillure du péché.

Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde?
Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché? Romains 6.1-2

La sainteté de ceux que le Seigneur a rachetés fait l’objet de nombreuses exhortations. C’est une vertu essentielle, fondamentale, de la vie chrétienne, car elle marque d’une manière évidente notre appartenance à un Dieu saint. La sainteté démontre que le péché est une souillure.

C’est peut être aussi l’élément le moins attrayant pour ceux qui croient, car elle demande un effort constant et une véritable séparation du péché et du mal qui sont tellement attachés à notre nature humaine.

La sainteté est  la marque distinctive de ceux qui appartiennent au Seigneur.

Néanmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau: Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent; et: Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité. 2 Timothée 2.19

Elle est aussi le témoignage évident d’une vie nouvelle qui provoque le rejet et la haine de la part des incrédules. Elle leur rend le témoignage que leurs œuvres sont mauvaises et c’est pour cette raison qu’ils haïssent ceux qui la pratiquent. Jésus a dit à ses disciples que le monde le haïrait parce qu’ils rendraient par leur conduite le témoignage que les œuvres des hommes sont mauvaises. (Jean 7.7).  II ajoute qu’il en sera de même pour ceux qui le suivent.

Je leur ai donné ta parole; et le monde les a haïs, parce qu’ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Jean 17.14

Nous comprenons alors pourquoi elle est si difficile à vivre car en plus de surmonter la tendance naturelle de notre cœur charnel, nous devons encore affronter l’opposition et la haine de ceux parmi lesquels nous vivons, ceux que notre conduite condamne et exaspère.

Pourtant c’est le témoignage que Dieu nous appelle à rendre :

Mais, puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite. 1 Pierre 1.15

C’est là ce qui fait la vraie différence.  Les non-croyants peuvent  pratiquer  de bonnes œuvres. Nous avons des exemples évidents avec  de personnes athées ou encore avec de nombreuses associations caritatives fondées et animées par des incrédules notoires. Mais il leur est impossible d’être saints.

Comprenez bien ce que je vous dis maintenant :

Il est normal que des enfants de Dieu pratiquent la charité et se montrent secourables envers ceux qui souffrent ou sont dans le besoin, cela aussi les gens du monde le font.  Il faut que nous soyons sensibles à « la charité qui s’exerce en faveur des saints » comme le fruit de l’amour fraternel, et à l’égard de ceux qui nous entourent comme la compassion de Dieu qui inspire notre cœur. C’est un comportement qui va de soi, si nous sommes enfants de Dieu.

Mais ce qui fait la différence avec les incroyants c’est la sainteté de notre conduite, la pureté de notre vie.

La sainteté est la marque des rachetés du Seigneur Jésus-Christ, du peuple de Dieu. Nous sommes appelés à être saints dans le monde, comme notre Père céleste, à l’image de Jésus notre Sauveur et selon la nature de l’Esprit de Dieu qui nous habite et nous inspire. Il est écrit que la sainteté convient à la maison de Dieu.

Tes témoignages sont entièrement véritables; La sainteté convient à ta maison, O Eternel! pour toute la durée des temps. Psaumes 93.5

Nous devons savoir que Dieu veut un peuple saint, c’est à dire des hommes et des femmes qui rachetés par le sang de son Fils Jésus-Christ, marchent dans la sainteté.

Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée.
Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. Tite  2.11

La sainteté est le seul moyen de sanctifier la présence de Seigneur dans notre vie, selon qu’il est écrit : « Sanctifiez dans vos cœurs, Christ le Seigneur. » 1 Pierre 3.15

La seule  façon de vivre  pour  être agréable à Dieu c’est de vivre saintement, c’est à dire pratiquer la justice, se conserver pur. Dieu ne peut pas accepter d’être uni avec quelqu’un qui est souillé.

Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ. Et nous écrivons ces choses, afin que notre joie soit parfaite. La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. 1 Jean 1.3-7

En quoi consiste marcher dans la sainteté ?

Plusieurs expressions aident à le comprendre : marcher dans la lumière, marcher dans la vérité, suivre des voies droites, vivre selon l’Esprit et non selon la chair, se conserver  purs, sanctifier le Seigneur dans notre cœur, nous garder comme un temple saint pour l’Esprit de Dieu qui habite en nous. En fait, c’est vivre dans le monde en se préservant de ses souillures.

Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. 2 Corinthiens 7.1

C’est la condition pour maintenir une réelle communion avec le Seigneur.

C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. 2 Corinthiens 6.17

Ce passage a été parfois mal compris, interprété comme un appel à nous séparer des non-croyants dans notre vie familiale ou sociale. Il s’agit, tout en étant dans le monde, c’est à dire parmi les incroyants, de ne pas participer à leurs péchés et de nous garder des associations ou unions dont nous ne pourrons pas maîtriser la morale.

Si nous nous souillons avec les péchés du monde nous perdons notre bonne communion avec le Seigneur et toute notre vie de prière et de foi en est altérée. Notre conscience nous condamne et nous n’avons plus d’assurance devant Dieu. 1 Jean 3.19-21

Les lévites chargés d’entretenir le sanctuaire devaient se sanctifier et sanctifier la maison de Dieu :

Ecoutez-moi, Lévites! Maintenant sanctifiez-vous, sanctifiez la maison de l’Eternel, le Dieu de vos pères, et mettez ce qui est impur hors du sanctuaire. 2 Chroniques 29.5

Nous sommes le temple du Saint-Esprit, par lui Dieu demeure en nous et nous sommes appelés à être « un temple saint » :

Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit. Ephésiens 2.20-22

Ne savez–vous pas que vous êtes le sanctuaire de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? 1 Corinthiens 3.16

Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes?
Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. 1 Corinthiens 6.19-20

Il y a dans la Bible, beaucoup d’autres passages qui nous exhortent à la sainteté, il n’est pas difficile de les trouver, il est plus difficile de les pratiquer.

La sainteté c’est la seule façon de vivre qui plaise à Dieu et le glorifie. Le manque de sainteté nous prive de la joie de la communion avec le Seigneur, cela attriste le Saint-Esprit et empêche Dieu de nous exaucer et d’accomplir en notre faveur tout ce qu’il voudrait.

N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Ephésiens 4.30

La parole que l’Eternel adressait à son peuple par le prophète Esaïe est aussi valable pour le peuple de la nouvelle alliance, l’Eglise, que nous sommes.

Non, le bras du SEIGNEUR n’est pas trop court pour sauver, son oreille n’est pas trop dure pour entendre.
Ce sont vos fautes qui vous séparent de votre Dieu, ce sont vos péchés qui le détournent de vous, qui l’empêchent de vous entendre. Esaïe 59.1

2. Le péché

Il est important de prendre conscience de la nature du péché qui est une salissure de l’esprit, une souillure de l’âme et souvent une dégradation physique. Le péché est grave dans ses conséquences. Si nous sommes convaincus de sa gravité  nous éprouverons le besoin d’en être pardonnés purifiés et aussi  de nous en séparer.

Dans sa vision, le prophète Esaïe a vu le Seigneur sur un trône très élevé, ce qui signifie la nature de la sainteté de l’Eternel, proclamée par les séraphins qui l’entourent : Ils criaient l’un à l’autre, et disaient: Saint, saint, saint est l’Eternel des armées! toute la terre est pleine de sa gloire!

Nous pouvons comprendre que la souillure du péché soit un obstacle à l’approche de ce Dieu saint et à une réelle relation avec Lui. Il faut donc régler ce problème en commençant par haïr le péché à cause de ce qu’il est une souillure et des dommages qu’il occasionne.

Vous qui aimez l’Eternel, haïssez le mal! Il garde les âmes de ses fidèles, Il les délivre de la main des méchants. Psaumes 97.10

Ayez le mal en horreur; attachez-vous fortement au bien. Romains 12.9

Nous l’avons lu, l’Esprit de Dieu est un Esprit de Sainteté, Jésus dit qu’il nous conduit dans toute la vérité. C’est Lui qui nous fait prendre conscience de la véritable nature du péché, comme étant une souillure qui nous tient éloignés de Dieu.

La définition biblique du péché se trouve dans 1 Jean 3.4, et il est intéressant de comparer plusieurs versions du texte, en commençant par la plus connue :

Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi. (Segond)

Voici le même texte dans d’autres versions qui aident à  mieux comprendre le véritable sens, non seulement du mot « péché », mais ce qu’il est réellement.

. Quiconque pèche s’oppose à la loi de Dieu, car le péché est la révolte contre cette loi.

. Quiconque commet le péché commet aussi l’iniquité ; car le péché, c’est l’iniquité.

. Quiconque fait le péché fait aussi le mal ; c’est le péché qui est le mal.

. Tous ceux qui commettent des péchés luttent contre Dieu. En effet, commettre des péchés, c’est lutter contre Dieu.

. Celui qui commet le péché viole la Loi de Dieu, car le péché, par définition, c’est la violation de cette Loi.

Il y a aussi une définition qui se rapporte au sens des mots hébreu (pour l’AT) et grec (pour le NT)

. hébreu : chatta’ah (khat-taw-aw’) ou chatta’th (khat-tawth’) : ce qui manque le but

. grec : hamartano (ham-ar-tan’-o :  » erreur, faux état d’esprit »  ou encore :  « manquer le chemin de la droiture et de l’honneur, faire le mal »

Il faut préciser ce qu’est réellement le péché par rapport à la pensée de Dieu, car je crains que l’expression « manquer le but », comme une flèche qui manque la cible, nous fasse perdre la conscience de sa gravité et de ses conséquences.

La loi de Dieu est une loi morale, droite et juste. Le péché enfreint cette loi, c’est une faute, un manque envers la droiture, la justice et la vérité

Enfin toute faute engendre des conséquences. Le péché détruit notre propre intégrité, mais aussi lèse les autres. Il provoque des blessures dans tous ceux qu’il atteint.

Au commencement, lorsque Dieu créa le monde et plaça Adam et Eve, dans le jardin d’Eden, ils ne connaissaient pas le péché. Puis, le diable est venu et les a séduits les entrainant à transgresser à l’ordre divin. Genèse 3.1-7

Le premier péché de l’être humain a été la désobéissance. Cela peut nous paraître étrange qu’une « simple désobéissance » entraine de telles conséquences.

C’est pourquoi, comme par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché. Romains 5.12

Parfois on peut dire : « Oh ! Ce n’est qu’un simple mensonge ».

Cependant, c’est comme cela que « le père du mensonge » a entrainé Adam et Eve à transgresser la Parole de Dieu. Le résultat a été terrible pour eux et pour toute l’humanité qui a suivi leur exemple : « La mort s’est étendue à tous les hommes, parce que tous ont péché »

Le jour où le péché est entré dans le monde tout s’est déréglé. Jusque là, le fondement sur lequel reposait l’harmonie de la création était la confiance. Le diable est venu semer dans le cœur d’Adam et Eve la défiance, par des paroles calomnieuses envers le Créateur : « Dieu a-t-il réellement dit ? »  puis « Vous ne mourrez pas, mais Dieu sait que … »  Autrement dit  « Dieu vous a menti, pour préserver sa domination sur vous, il ne veut pas que vous soyez comme lui, des dieux ! » Genèse 3.1-4

Alors, le soupçon est entré dans le cœur d’Adam, à l’égard de Dieu et de Eve sa femme. Le fondement sur lequel reposait la vie dans le jardin a été détruit. Le péché est destructeur.

En observant les dégâts causés dans le monde par le péché nous devrions être horrifiés.

. L’adultère et la fornication produisent les divorces, la destruction des familles et la souffrance de ceux qui en sont victimes, parents et enfants.

. Le libertinage, les  relations sexuelles multipartenaires ou entre des personnes du même sexe, produisent toutes sortes de dérèglement, de conflits, de drames, ainsi que de nombreuses infections : les MST (maladies sexuellement transmissibles) et parmi elles le terrible sida.

. L’usage des drogues  crée des dépendances douloureuses, détruit l’organisme, altère les facultés mentales et cause de nombreuses maladies.

. Les excès du manger et du boire altèrent la santé, l’ivrognerie produit la déchéance, l’abus de l’alcool engendre la violence et est la cause de nombreux accidents.

. Le mensonge, la tricherie, la malhonnêteté, engendrent une méfiance toujours plus grande entre les gens.

. L’orgueil, l’ambition démesurée, le goût et la recherche du pouvoir, provoquent des conflits, des querelles et des guerres meurtrières.

. L’injustice, l’égoïsme, le mépris des autres, produisent la révolte et la violence

. La jalousie, la colère, la méchanceté, provoquent des drames

. La cupidité, l’avarice, l’amour de l’argent et des richesses, sont la cause de toutes sortes de maux.

Le péché se manifeste sous des formes différentes selon les personnes.

Chacun de nous fait des fautes sur bien des points et de bien des manières. Jacques 3.2

Jésus énumère  les différentes sortes de péchés provenant du cœur humain .

Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie. Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. Marc 7.21-23

D’autres passages de la Bible sont aussi explicites. Il est question de passions infâmes, de choses indignes, d’abominations :

… des passions infâmes: car leurs femmes ont changé l’usage naturel en celui qui est contre nature; et de même les hommes, abandonnant l’usage naturel de la femme, se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres, commettant homme avec homme des choses infâmes, et recevant en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.

… livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes, étant remplis de toute espèce d’injustice, de méchanceté, de cupidité, de malice; pleins d’envie, de meurtre, de querelle, de ruse, de malignité; rapporteurs, médisants, impies, arrogants, hautains, fanfarons, ingénieux au mal, rebelles à leurs parents, dépourvus d’intelligence,  de loyauté, d’affection naturelle, de miséricorde. Romains 1.26-31

Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères,  ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu. 1 Corinthiens 6.9-10

Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. Galates 5.19-21

Sache que dans les derniers jours surgiront des temps difficiles.Car les gens seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, orgueilleux, blasphémateurs, rebelles envers leurs parents, ingrats, sacrilèges, insensibles, implacables, médisants, sans maîtrise de soi, cruels, ennemis du bien, traîtres, emportés, aveuglés par l’orgueil, amis du plaisir plus que de Dieu ; ils garderont la forme extérieure de la piété, mais ils en renieront la puissance. Eloigne–toi de ces gens–là. 2 Timothée 3.1

Ces textes  ne nous laissent aucune illusion sur l’état du cœur humain. « Les péchés » sont appelés par leur nom et clairement dénoncés. De plus, la Parole de Dieu souligne que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront pas le royaume de Dieu.

Quant aux lâches, aux infidèles et inconstants, aux dépravés, assassins, noceurs et adultères, aux idolâtres et adeptes des pratiques occultes, bref à tous ceux qui s’écartent de la vérité, leur part sera l’étang ardent de feu et de soufre, la seconde mort. Apocalypse 21.8

Peut-être, quelqu’un dira : « Mais n’exagérez pas, nous ne sommes pas si mauvais, tous ne sont pas abominables. »

Les Ecritures répondent sans ambigüité :

Quoi donc! sommes-nous plus excellents? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché, selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul; Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu; Tous sont égarés, tous sont pervertis;  Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul; … Romains 3.9-12

Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; Romains 3.23

C’est pourquoi Jésus dit : 

 « Si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. » Luc 13.3

On entend parfois  parler du péché comme d’une faiblesse morale ou la conséquence de quelques antécédents familiaux, dont les gens ne seraient pas responsables. On pourrait ainsi remonter jusqu’à Adam et Eve, en passant par nos parents et grands parents, à qui nous en ferions porter la responsabilité. C’est toujours facile de trouver des excuses. Mais Dieu ne nous demande pas des excuses : il attend des pécheurs qu’ils se repentent en confessant humblement leurs péchés, puis qu’ils croient à la valeur du sang de son Fils Jésus, pour en être purifiés et enfin qu’ils se convertissent en se détournant du mal.

Reconnaissons le péché pour ce qu’il est vraiment et les conséquences qu’il engendre, afin de nous en repentir sincèrement et de nous en éloigner en marchant dans la sanctification.

Lorsque nous sommes confrontés à la sainteté de Dieu, nous prenons conscience de notre situation, c’est à dire de ce que nous sommes réellement :

Esaïe 6.5 : Alors je dis: Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Éternel des armées.

Job 42.5-6 : Mon oreille avait entendu parler de toi; Mais maintenant mon oeil t’a vu. C’est pourquoi je me condamne et je me repens Sur la poussière et sur la cendre.

Luc 5.8 : Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit: Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.

Apocalypse 1.17 : Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant: Ne crains point!  Je suis le premier et le dernier,

La conscience de la sainteté de Dieu et de notre misère, doit produire en nous, une profonde humiliation et  le désir de changer : Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort ? Romains 7.24

C’est ce désir profond qui va nous amener à rechercher le moyen de devenir saints comme le Seigneur est saint.

Puisque celui qui vous a appelés est saint, vous aussi soyez saints dans toute votre conduite, selon qu’il est écrit: Vous serez saints, car je suis saint. 1 Pierre 1.15-16

Voici  ce que je répondais à une personne qui me demandait des explications sur le chapitre 7 de l’épître de Paul aux Romains  : 

« Dans ce passage comme dans beaucoup d’autres de ses épîtres, l’apôtre emploie le « je », comme prenant à témoin sa propre expérience, parlant  des choses qu’il connaît par lui-même. Il ne s’agit pas de théorie, mais de vécu. Nous pouvons considérer, que ce texte met en évidence quelque chose qui nous est commun à tous : le péché qui habite en nous, dans nos membres. Romains 7.14-25

Jacques 4.1: D’où viennent les luttes, et d’où viennent les querelles parmi vous? N’est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres?

C’est aussi ce que Jésus enseigne lorsqu’il dit : 

Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie.
Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. Marc 7.21-23

Dieu nous affirme que le cœur  de l’homme est mauvais dès sa jeunesse. Nous pouvons donc affirmer que la nature humaine est pécheresse par nature.

Quoi donc! sommes-nous plus excellents ? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché, selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, pas même un seul. Romains 3.10 , Romains 3.9

Si nous sommes honnêtes, nous le reconnaissons déjà par notre propre conscience, puis la loi nous donne une connaissance plus précise du péché, produisant en nous un sentiment de culpabilité qui doit selon la pensée de Dieu nous conduire à Christ, afin d’obtenir le pardon et la purification de notre cœur souillé.

Comprenez que ce que je dis ici concerne notre sanctification.

Nous sommes sauvés par la grâce de Dieu, lorsque que nous croyons en Jésus-Christ. Étant purifiés de nos péchés par son sang nous échappons désormais à toute condamnation. Romains 8.1

Nous devons maintenant rechercher la sanctification en nous détournant du mal pour faire le bien. Nous sommes appelés à être saints, à nous sanctifier, à nous séparer du péché, car de par notre nature humaine, nous sommes constamment attirés par le mal que nous sommes appelés à surmonter.

C’est une loi nouvelle à laquelle maintenant nous nous soumettons :

La loi de l’Esprit de vie qui est en Jésus-Christ, qui nous délivre de la loi du péché et de la mort. Romains 8.1-2

Nous ne pouvons pas, comme le prétendaient déjà quelques uns du temps de l’apôtre Paul, continuer de pratiquer délibérément le péché, sous prétexte que nous bénéficions de la grâce de Dieu. Romains 6.1-4

La grâce de Dieu nous enseigne la sanctification .  

Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. Tite 2.11-14

Lorsque nous nous convertissons, nous sommes entrés dans un processus spirituel : Le Saint-Esprit, qui vient habiter en nous, produit de nouvelles affections, de nouveaux désirs, une volonté nouvelle, pour plaire à Dieu et pratiquer ce qui est bien, en nous éloignant du mal. Lire tout le chapitre 8 de l’épitre aux Romains.

Nous ne devons pas confondre le fait d’être justifiés, pardonnés, purifiés, nés de nouveau, oints, mis à part, etc.  et celui d’être saints dans le sens où le péché est complètement extirpé de notre nature. Le fait d’être nés de nouveau, ne veut pas dire que nous ne sommes plus  charnels, mais que nous avons reçu une vie nouvelle qui devra croître jusqu’à parvenir  à la mesure de la stature parfaite de Christ. Éphésiens 4.13

Lorsque nous naissons de nouveau, un phénomène que nous ne connaissions pas va se produire en nous : 

Deux natures s’opposent et s’affrontent. Il y a une guerre entre ce qui est né de la chair et ce qui est né de l’esprit et nous sommes exhortés à faire mourir par l’esprit les œuvres de la chair.

L’objectif est de réaliser ce que l’apôtre Paul écrit aux disciples de Rome : 

Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Romains 8.9

3. La sanctification

La sanctification est la suite logique de la repentance et du pardon de nos péchés, comme il est écrit :

Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde?
Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché? Romains 6.1

C’est  la volonté de Dieu pour ceux qui lui appartiennent :

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité; c’est que chacun de vous sache posséder son corps dans la sainteté et l’honnêteté, sans vous livrer à une convoitise passionnée, comme font les païens qui ne connaissent pas Dieu … Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification. 1 Thessaloniciens 4.3-5, 1 Thessaloniciens 4.7

L’apôtre Paul écrivant aux membres de l’église de Corinthe, leur rappelait la nécessité de se séparer du péché, c’est à dire de se conserver saints à cause de la présence du Saint-Esprit en eux : 

Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira; car le temple de Dieu est saint, et c’est ce que vous êtes. 1 Corinthiens 3.16

Fuyez l’impudicité. Quelque autre péché qu’un homme commette, ce péché est hors du corps; mais celui qui se livre à l’impudicité pèche contre son propre corps. Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? Car vous avez été rachetés à un grand prix. Glorifiez donc Dieu dans votre corps et dans votre esprit, qui appartiennent à Dieu. 1 Corinthiens 6.18-20

Nous sommes des vases dans la maison de Dieu et nous devons veiller à nous conserver purs si nous désirons plaire à Dieu,  être remplis du Saint-Esprit et utiles à notre Maître :

Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre. 2 Timothée 2.21

Tes témoignages sont entièrement véritables; La sainteté convient à ta maison, O Eternel! pour toute la durée des temps. Psaumes 93.5

Devant la conduite de certains, nous sommes en droit de nous demander de quel esprit ils sont animés. S’il y a un esprit  qui se manifesterait avec certains hommes se livrant au péché ce n’est pas l’Esprit de Dieu, mais un esprit séducteur et malfaisant, même s’il produit des miracles.

Les hommes de Dieu, remplis du Saint-Esprit son reconnaissables aux fruits qu’ils portent : la sainteté et la vérité, le fruit de l’Esprit de Dieu.

Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu.
C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Matthieu 7.16

Dieu nous interpelle par sa Parole :

Partez, partez, sortez de là! Ne touchez rien d’impur! Sortez du milieu d’elle! Purifiez-vous, vous qui portez les vases de l’Éternel! Esaïe 52.11

Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre. 2 Timothée 2.21

Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres?
Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial? ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit: J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout-puissant. Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. 2 Corinthiens 6.14 -7.1

Les apôtres donnaient à la sanctification une place importante dans leur enseignement, que ce soit l’apôtre Paul, ou Pierre ou Jacques ou Jean dans leurs épîtres. Paul écrit même que  « Celui donc qui rejette ces préceptes ne rejette pas un homme, mais Dieu, qui vous a aussi donné son Saint-Esprit. 1 Thessaloniciens 4.8 « 

L’importance de la sanctification est soulignée par le fait que c’est  la volonté de Dieu à notre égard et que sans elle personne ne verra le Seigneur. Hébreux 12.14

Cependant elle est souvent négligée parce que  nous ne sommes pas conscients de son importance et que nous  trouvons  difficile de la  mettre en pratique

Et puis elle est aussi mal comprise, confondue avec la perfection ou appliquée selon des concepts humains.

Pourtant elle est  le chemin incontournable de toute bonne relation avec le seul vrai Dieu, le Créateur, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, l’Eternel, Celui qui est assis sur un trône très élevé, mais qui dans sa miséricorde et son amour infini permet que nous ayons accès à son trône comme étant celui où il fait grâce.

Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins.  Hébreux 4.16

Dans l’Ancien comme dans le Nouveauté Testament nous retrouvons les conditions indispensables pour une réelle communion avec le Seigneur : le pardon,  la purification de nos péchés et l’engagement sincère de nous séparer du mal.

C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout-puissant. Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. 2 Corinthiens 6.17

La sanctification selon la pensée de Dieu, c’est l’action de se séparer du péché, de s’éloigner du mal et de s’abstenir de toute souillure morale et physique.

En lisant les ordonnances de la loi de Moïse sur la pureté, nous voyons que Dieu, l’Eternel, y attache une importance fondamentale  : 

Vous éloignerez les enfants d’Israël de leurs impuretés, de peur qu’ils ne meurent à cause de leurs impuretés, s’ils souillent mon tabernacle qui est au milieu d’eux. Lévitique 15.31

Le Seigneur rappelle à son peuple la nécessité d’être saint, c’est à dire  de se séparer du péché et de ce qui est impur :

L’Eternel découvre le bras de sa sainteté, Aux yeux de toutes les nations; Et toutes les extrémités de la terre verront Le salut de notre Dieu.
Partez, partez, sortez de là! Ne touchez rien d’impur! Sortez du milieu d’elle! Purifiez-vous, vous qui portez les vases de l’Eternel! Esaïe 52.10-11

Nous retrouvons cette même exigence de Dieu dans la nouvelle alliance, c’est à dire pour l’Église :

Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l’iniquité? ou qu’y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres?Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial? ou quelle part a le fidèle avec l’infidèle? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit: J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout-puissant. Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu.   2 Corinthiens 6.14 – 7.1

Le but de la sanctification c’est d’ être mis à part pour Dieu, consacré, selon la signification du mot hébreux : kaddosh

Une des premières actions de Dieu envers nous, c’est de nous mettre à part pour Lui en nous séparant du péché.

Vous vous êtes convertis à Dieu, en abandonnant les idoles pour servir le Dieu vivant et vrai, et pour attendre des cieux son Fils, qu’il a ressuscité des morts, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir. 1 Thessaloniciens 1.9

Un passage de l’Apocalypse exprime parfaitement cette pensée de Dieu :

Et je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des vieillards, un agneau qui était là comme immolé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. Il vint, et il prit le livre de la main droite de celui qui était assis sur le trône. Quand il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre vieillards se prosternèrent devant l’agneau, tenant chacun une harpe et des coupes d’or remplies de parfums, qui sont les prières des saints. Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant: Tu es digne de prendre le livre, et d’en ouvrir les sceaux; car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, et de toute nation; tu as fait d’eux un royaume et des sacrificateurs pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. Apocalypse 5.6 -10

Le mot « sanctification »  donne souvent lieu à un malentendu, car nous le confondons avec la perfection ou une parfaite sainteté.

La perfection est la qualité de Dieu lui-même :

Dieu est parfait dans toute sa nature. Sa sainteté, sa justice, sa bonté, sa miséricorde, sa patience, sa compassion, son amour.

Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. 1 Jean 1.5

Les quatre êtres vivants ont chacun six ailes, et ils sont remplis d’yeux tout autour et au dedans. Ils ne cessent de dire jour et nuit: Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant, qui était, qui est, et qui vient! Apocalypse 4.8

Le sens du mot sanctifier est « mise à part pour »

Dès le début de notre conversion, Dieu nous sanctifie, nous met à part, pour être un peuple qui lui appartienne, afin que nous devenions participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. 2 Pierre 1.4

Jésus-Christ, notre Sauveur, s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. Tite 2.14

C’est le premier élément de la sanctification, appelée la sanctification de l’Esprit.

L’apôtre Pierre écrit à ceux  qui sont élus selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, afin qu’ils deviennent obéissants, et qu’ils participent à l’aspersion du sang de Jésus-Christ. 1 Pierre 1.2

C’est aussi ce que dit l’apôtre Paul :

Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité. 2 Thessaloniciens  2.13

La sanctification de l’Esprit s’opère de deux façons :

. En nous mettant à part dès le jour de notre conversion à Dieu, comme un peuple qui lui appartient, qui va le servir et l’honorer.

. En œuvrant en nous chaque jour par sa présence, produisant son fruit dans notre vie. Romains 6.22

4. Se sanctifier

Dans ce chapitre je mets en évidence notre responsabilité personnelle concernant « notre sanctification ».  Certains se réfugient dans une attitude passive en disant « Je suis trop faible, rien n’est bon en moi, C’est au dessus de mes forces, je laisse Dieu opérer son œuvre car lui seul peut le faire. »

C’est vrai que Dieu nous sanctifie lui-même et que la part la plus importante est la sienne, mais il faut  savoir qu’il demande aussi notre participation, comme dans tout ce qui concerne notre vie chrétienne.

C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. 2 Corinthiens 6.17

Dieu nous demande de nous sanctifier par une démarche personnelle, qui consiste dans un choix, un engagement.

Dieu ne fait jamais certaines  choses à notre place. Par exemple la repentance, la foi et la conversion, nous incombent. Il en est de même pour la prière, la pratique de la piété et la sanctification.

L’injonction divine c’est « recherchez  la sanctification », c’est à dire chercher à être saints. Cela consiste en deux choses :

. se séparer du péché, de ce qui est mauvais et de tout ce qui peut nous entraîner au mal.

. se mettre à part pour Dieu, afin de devenir des vases d’honneur, utiles dans sa maison, comme il est écrit :

Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne œuvre. 2 Timothée 2.21

Lorsque nous le comprenons nous entrons  dans la pensée de Dieu qui nous appelle à nous sanctifier et qui opère lui-même en nous dans ce sens.

Notre part consiste à pratiquer certaines choses simples qui sont à notre portée, des moyens que Dieu nous a donnés : la prière,  la Bible sa Parole écrite, son Esprit avec son témoignage intérieur, ses dons et les ministères dans l’Eglise.

Cependant il faut premièrement être animé d’un désir vrai et sincère de nous sanctifier qui  provient du sentiment intérieur de notre propre misère, du besoin profond de changement.

Nous retrouvons  l’exemple du psalmiste criant à Dieu :

O Dieu! aie pitié de moi dans ta bonté; Selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions; Lave-moi complètement de mon iniquité, Et purifie-moi de mon péché.
Car je reconnais mes transgressions, Et mon péché est constamment devant moi. J’ai péché contre toi seul, Et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement. Voici, je suis né dans l’iniquité, Et ma mère m’a conçu dans le péché. Mais tu veux que la vérité soit au fond du coeur: Fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi! Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur; Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige. Annonce-moi l’allégresse et la joie, Et les os que tu as brisés se réjouiront. Détourne ton regard de mes péchés, Efface toutes mes iniquités. O Dieu! crée en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.
Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton esprit saint. Psaume 51

La conscience de notre misère crée le désir d’être transformé qui nous pousse à demander le secours de Dieu.

Afin de réussir dans notre recherche de la sanctification  il y a quelques règles simples à appliquer : prier, être vigilant concernant les occasions de chutes, discipliner nos pensées, lire, écouter et méditer les Saintes Ecritures, la Parole de Dieu,  accepter que l’Esprit de Dieu fasse son œuvre en nous en nous livrant à Dieu.

La prière est un élément important dans la part que nous prenons à notre sanctification.

Nous prions pour nos besoins temporels quotidiens mais pas uniquement.  Il est essentiel de prier aussi pour notre édification spirituelle, pour les choses qui sont nécessaires à la vie de notre âme et de notre esprit. Nous demandons à Dieu la force, l’intelligence, la sagesse, les dons et le soutien, du Saint-Esprit .

En ce qui concerne la sanctification Jésus enseigne à prier notre Père céleste  en disant « Ne nous  laisse pas succomber à la tentation, mais délivre nous du mal. »

Il dit aussi :

Veillez et priez pour ne pas céder à la tentation. L’esprit de l’homme est plein de bonne volonté, mais la nature humaine est bien faible.  Marc 14.38

Veiller, c’est se tenir sur ses gardes, être attentif à ce qui peut nous faire tomber. L’apôtre Jacques a écrit que nous bronchons tous de différentes manières. Nous pouvons connaître ce qui nous rend  vulnérables et veiller particulièrement dans le domaine le plus sensible de notre personnalité.

David dit : 

Je me suis tenu en garde contre mon iniquité. Psaumes 18.23

Prier est le moyen de nous tenir en communion avec Dieu notre Père céleste, de lui parler de nos préoccupations, de lui faire part de nos craintes concernant notre fragilité face à la tentation et de lui demander son aide.

N’attendons pas d’être tentés pour prier mais anticipons le moment de la tentation, une vie de prière régulière et quotidienne nous affermira dans de bonnes dispositions et nous fortifiera pour résister au mal.

Fortifiez donc vos mains languissantes Et vos genoux affaiblis; et suivez avec vos pieds des voies droites, afin que ce qui est boiteux ne dévie pas, mais plutôt se raffermisse.

La prière seule ne suffit pas, il faut lui associer la lecture ou l’écoute de la Parole de Dieu. Ici je parle de la Parole écrite, la Bible par laquelle Dieu nous parle, nous instruits, nous conseille, nous met en garde et nous encourage, soit que nous la lisons nous-mêmes ou que nous l’entendons prêcher.

Jésus dit dans sa prière à son Père :

Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité. Jean 17.17

La parole de Dieu a une action sanctifiante en ce sens qu’elle agit comme une épée qui sépare les choses :

Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur. Hébreux 4.12

Une lecture attentive, intelligente et régulière des Ecritures produit dans le cœur de bonnes dispositions  à l’égard des choses que Dieu nous révèle concernant les sentiments et les pensées de notre cœur d’une part et par les exemples, les témoignages et les paroles d’encouragements que nous y trouvons, d’autre part.

Or, tout ce qui a été écrit d’avance l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience, et par la consolation que donnent les Ecritures, nous possédions l’espérance. Romains 15.4

La façon dont nous occupons nos pensées tient une place déterminante dans la réussite de notre sanctification. L’apôtre Paul écrit :

Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. Philippiens 4.8

Si nos pensées se tournent vers des lectures, des images, des scènes ou des choses mauvaises, mondaines ou  impures, nous succomberont facilement aux tentations.  Ephésiens 2.3 ,  Ephésiens 4.17

Par contre si  nous nous  appliquons a lire et à méditer les Ecritures, à faire des instructions et des promesses divines l’objet de nos pensées, nous serons imprégnés de bonnes dispositions à l’égard des choses du royaume de Dieu et toute notre conduite en sera influencée.

Enfin nous devons aussi apprendre à nous laisser sanctifier par l’Esprit de Dieu et cela implique le don de nous mêmes, que nous nous placions volontairement et avec détermination entre les mains de Dieu.

Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Romains 6.13

De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l’impureté et à l’iniquité, pour arriver à l’iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté. Romains 6.19

Comprenons bien ceci :

Le Saint-Esprit ne pourra pas agir totalement en nous si nous lui refusons l’accès à certaines parties de notre vie. Nous devons nous livrer entièrement : esprit, âme et corps, nos pensées, nos sentiments, nos actes.

Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ!. 1 Thessaloniciens 5.23

Le but de la sanctification c’est de nous rendre utiles pour l’œuvre que Dieu veut faire avec nous.

Si donc quelqu’un se conserve pur, en s’abstenant de ces choses, il sera un vase d’honneur, sanctifié, utile à son maître, propre à toute bonne oeuvre. 2 Timothée 2.21

Dieu veut nous mettre à part pour être son peuple en nous marquant de son sceau, le sceau de l’Esprit. 2 Corinthiens 1.22

Pour nous, frères bien-aimés du Seigneur, nous devons à votre sujet rendre continuellement grâces à Dieu, parce que Dieu vous a choisis dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité. 2 Thessaloniciens 2.13

C’est pour cela qu’il nous appelle à nous sanctifier afin que nous lui soyons utiles.

Donc notre part dans la sanctification sera de marcher vers l’objectif que Dieu nous fixe afin d’atteindre le but, comme l’écrit l’apôtre Paul :

Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l’avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Philippiens 3.12

Enfin la volonté de Dieu en nous appelant à la sanctification c ‘est de nous rendre « semblables à l’image de Christ ».

Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. 2 Corinthiens 3.18

Lorsque nous contemplons la gloire du Seigneur nous réalisons le chemin qu’il nous reste à parcourir pour lui ressembler parfaitement  et nous pourrions nous décourager. Mais la sanctification est une route longue, un effort et un combat de chaque jour au cours duquel il ya des échecs et des chutes. Dieu le sait . Aussi il nous exhorte par des paroles d’encouragement à persévérer  vers le but qu’il nous a fixé.

Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement, et courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi, qui, en vue de la joie qui lui était réservée, a souffert la croix, méprisé l’ignominie, et s’est assis à la droite du trône de Dieu. Hébreux 12.2

La sanctification, c’est un programme, le programme de Dieu pour ses enfants. C’est sa volonté. C’est à cela qu’il nous appelle.

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification; c’est que vous vous absteniez de l’impudicité; 1 Thessaloniciens 4.3

Car Dieu ne nous a pas appelés à l’impureté, mais à la sanctification. 1 Thessaloniciens 4.7

La sanctification c’est une action de tous les jours. Les Écritures  en parlent comme d’une œuvre en cours qui s’achèvera lorsqu’on nous aurons atteint le but suprême :

Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. 1 Jean 3.2

Ayant donc de telles promesses, bien-aimés, purifions-nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. 2 Corinthiens 7.1

Nous avons bien compris que la sanctification est à la fois l’œuvre de Dieu et la notre, dans ce sens que nous sommes appelés à nous soumettre à l’Esprit de Dieu.

Notre effort sera désormais de demeurer attachés au divin cep, le Seigneur Jésus-Christ, afin que par l’Esprit qu’il nous communique un fruit nouveau soit produit en nous et que la nature du péché soit détruite.

C’est l’objectif de Dieu vers lequel Paul tendait. Il n’avait pas encore atteint la perfection mais il courait vers le but.

Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’ aie déjà atteint la perfection; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ. Frères, je ne pense pas l ‘avoir saisi; mais je fais une chose: oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant, je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ. Philippiens 3.12

Le succès de notre sanctification réside dans notre communion avec Dieu et avec Christ par le Saint-Esprit.

Nous ne pouvons atteindre l’objectif de la sanctification qu’avec l’aide du Saint-Esprit :

Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, Romains 8.13

Faire mourir par l’Esprit, les œuvres  de la chair, c’est aussi ce nous enseigne Galates 5.16

Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair.

Une autre version dit :

Laissez vous conduire par l’Esprit…

 Laissez vous remplir du Saint-Esprit.

Dans ce chemin il arrive hélas que nous chutions. Alors rappelons nous ce qui est écrit : Sept fois le juste tombe, et il se relève,  Proverbes 24.16

Ne restons pas à terre, relevons nous et revenons vers le Seigneur qui dit par son prophète  : Qu’il retourne à l’Eternel, qui aura pitié de lui, A notre Dieu, qui ne se lasse pas de pardonner. Esaïe 55.7

C’est aussi ce que l’apôtre Jean enseigne :

Mes enfants, je vous écris cela pour que vous ne péchiez pas. Mais si quelqu’un vient à pécher, nous avons un défenseur auprès du Père, Jésus–Christ, qui est juste. Il est lui–même l’expiation pour nos péchés ; non pas seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. 1 Jean 2.1

5. La sanctification de l’Eglise

 … Christ a aimé l’Église, et s’est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l’avoir purifiée par le baptême d’eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. Éphésiens 5.25

Le Nouveau Testament, révèle dans la personne du Seigneur Jésus-Christ,  le dessein de Dieu, annoncé par les prophètes de l’Ancienne Alliance, de sauver et d’amener à la perfection un peuple pour son Fils : l’Église, l’épouse de l’Agneau.

Nous comprenons que cette épouse  doit être amenée à la perfection, telle que l’apôtre Jean nous la présente en Apocalypse 21.

 Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. Apocalypse 21.2-4

Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint, et il m’adressa la parole, en disant: Viens, je te montrerai l’épouse, la femme de l’agneau.
Et il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Et il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ayant la gloire de Dieu. Son éclat était semblable à celui d’une pierre très précieuse, d’une pierre de jaspe transparente comme du cristal. Apocalypse 21.9-11

L’apôtre Jean a vu l’Église, comme elle sera lorsque Dieu l’aura revêtue de sa gloire.

Aujourd’hui, depuis sa création, jusqu’au moment de son enlèvement, l’Église de Christ est en construction.  Nous comprenons qu’elle n’est pas parfaite car elle est composée de personnes imparfaites, mais cependant rachetées par le sang de Jésus-Christ.

La sanctification de l’Église consiste à conduire vers un état de sainteté parfaite, celle de Dieu,  les disciples de Christ, ceux qu’il a rachetés par son sang, qui sont devenus membre de son corps. Comme pour notre sanctification personnelle le Seigneur accomplit cette œuvre par son Esprit et par sa Parole. Il accorde des dons et des ministères. Il rend capables des hommes et des femmes pour exhorter, instruire, enseigner et avertir les enfants Dieu pour l’édification de l’Eglise et le perfectionnement de ceux qui la composent.

 Et il a donné les uns comme apôtres, les autres comme prophètes, les autres comme évangélistes, les autres comme pasteurs et docteurs, pour le perfectionnement des saints en vue de l’œuvre du ministère et de l’édification du corps de Christ Éphésiens 4.11-12

 Et celui qui nous affermit avec vous en Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu, 2 Corinthiens 1.21

Ainsi, qu’on nous regarde comme des serviteurs de Christ, et des dispensateurs des mystères de Dieu. Du reste, ce qu’on demande des dispensateurs, c’est que chacun soit trouvé fidèle. 1 Corinthiens 4.1-2

Parmi les ministères de Christ, il y en a un qui est particulièrement adapté à la sanctification des églises, c’est celui de pasteur ou berger ou encore ancien.

Le travail spirituel des bergers qui conduisent les troupeaux, c’est à dire les églises locales, consiste à enseigner, instruire, exhorter, reprendre, par les Écritures, afin de conduire les disciples de Christ vers la sainteté.

Toute Écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice. 2 Timothée 3.16

Je vous ai parlé de notre sanctification personnelle, ici je vous entretiens de la sanctification de l’église locale, en tant qu’assemblée de Dieu, église de Christ, dans une ville, un quartier ou un village, qu’elle se tienne dans un local aménagé en lieu de prière et de culte ou dans une maison.

N’oublions pas que chaque église locale est un chandelier que le Seigneur place dans chaque ville, quartier, village, où elle naît et se développe. Or un chandelier doit éclairer d’une lumière pure et vive. C’est ce que sera une église qui se sanctifie.

La sanctification des églises est confiée en particulier à ceux qui ont la responsabilité de les conduire : des conducteurs, des bergers, établis par le Saint-Esprit ou du moins cela devrait être ainsi. La volonté du Seigneur des églises c’est que chacune soit  gouvernée, dirigée,  conduite.

S’il est vrai que le Seigneur établit des ministères sur ses assemblées, nous devons comprendre que nous sommes dépendant les uns des autres et que la sanctification de l’église, concerne chaque membre de l’assemblée.

Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. Romains 12.4

L’apôtre Paul a beaucoup écrit concernant la sanctification des églises et à ce sujet il montrait une grande sévérité comme à Corinthe :

On entend dire généralement qu’il y a parmi vous de l’impudicité, et une impudicité telle qu’elle ne se rencontre pas même chez les païens; c’est au point que l’un de vous a la femme de son père. Et vous êtes enflés d’orgueil! Et vous n’avez pas été plutôt dans l’affliction, afin que celui qui a commis cet acte fût ôté du milieu de vous! Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte. Au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus, qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus. C’est bien à tort que vous vous glorifiez. Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever toute la pâte? Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé. Célébrons donc la fête, non avec du vieux levain, non avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. Je vous ai écrit dans ma lettre de ne pas avoir des relations avec les impudiques, non pas d’une manière absolue avec les impudiques de ce monde, ou avec les cupides et les ravisseurs, ou avec les idolâtres; autrement, il vous faudrait sortir du monde. Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous. 1 Corinthiens  5.1-13

Nous l’avons bien compris, il s’agit de ne pas accepter le péché dans l’église, ainsi que toute personne qui refuse d’être reprise et persiste dans son péché.

Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. 1 Corinthiens 5.11

Ici, les péchés de certaines personnes sont précisés : impudique, cupide, idolâtre, outrageux, ivrogne, voleur.

Lisons encore :

Ne savez-vous pas que ceux qui méprisent les commandements de Dieu et lèsent les droits d’autrui n’entreront point dans le Royaume de Dieu? Ne vous faites pas d’illusions à ce sujet; il n’y aura point de part dans l’héritage de ce royaume pour les immoraux, les idolâtres, les adultères ou les pervers: débauchés, sensuels, homosexuels… 1 Corinthiens 6.9

Sachant bien que la loi n’est pas faite pour le juste, mais pour les méchants et les rebelles, les impies et les pécheurs, les irréligieux et les profanes, les parricides, les meurtriers, pour les débauchés, les pervers, les homosexuels, les marchands d’esclaves, les menteurs, les gens sans parole et, d’une manière générale, elle est là pour s’opposer à tout comportement contraire au bon ordre et à la doctrine menant au salut. 1 Timothée 1.9

Voici des textes qui ont le mérite d’être clairs et qui précisent l’attitude spirituelle et scripturaire à l’égard des choses qui y sont nommées et de ceux qui les pratiquent.

Nous remarquons aussi  le souci de la bonne tenue de l’église concernant la paix, le comportement respectueux les uns envers les autres, la considération, la soumission à l’enseignement des Écritures, l’exigence d’une bonne conduite, l’exhortation à la sainteté et à la charité.

Nous y trouvons une discipline certaine par la répréhension charitable à l’égard de ceux qui se conduisent mal, quelque soit leur rang dans les églises.

Parfois des mesures sévères doivent être prises envers les irréductibles, les diviseurs, les fauteurs de troubles et autres propagandistes de faux enseignements. Tite 3.19 , Romains 16.17 , 2 Thessaloniciens 3.6-14 , 2 Timothée 3.1-5

Le corps de Christ a besoin d’être en bonne santé et il est important de ne tolérer en son sein aucune source de maladie spirituelle.

Le Seigneur est à l’œuvre afin de faire paraître devant lui cette Eglise glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. Ephésiens 5.27

Telle que nous la voyons décrite en Apocalypse 22.11-22

 « Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, et de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l’agneau, revêtus de robes blanches, et des palmes dans leurs mains. Et ils criaient d’une voix forte, en disant: Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau ». Apocalypse. 7.9

« Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillé se souille encore; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore. Voici, je viens bientôt, et ma rétribution est avec moi, pour rendre à chacun selon ce qu’est son oeuvre. Je suis l’alpha et l’oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie, et d’entrer par les portes dans la ville! Dehors les chiens, les enchanteurs, les impudiques, les meurtriers, les idolâtres, et quiconque aime et pratique le mensonge! Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Églises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin. Et l’Esprit et l’épouse disent: Viens. Et que celui qui entend dise: Viens. Et que celui qui a soif vienne; que celui qui veut, prenne de l’eau de la vie, gratuitement. Je le déclare à quiconque entend les paroles de la prophétie de ce livre: Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu le frappera des fléaux décrits dans ce livre; et si quelqu’un retranche quelque chose des paroles du livre de cette prophétie, Dieu retranchera sa part de l’arbre de la vie et de la ville sainte, décrits dans ce livre. Celui qui atteste ces choses dit: Oui, je viens bientôt. Amen! Viens, Seigneur Jésus!
Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous! » Apocalypse 22.11-21

6. Le combat de la sanctification

Lorsque nous parlons de la sanctification, il ne faut pas oublier qu’elle intervient au niveau de deux natures qui s’opposent en nous : notre ancienne nature appelée le vieil homme, influencée par des désirs charnels et notre nouvelle nature, l’homme nouveau créé selon Dieu, qui se développe en nous par le Saint-Esprit.

Notre problème c’est que nous ne savons pas toujours comment vivre cette sanctification victorieusement et nous sommes souvent frustrés et attristés par nos échecs. Il faut apprendre à vivre la sanctification, en connaître les principes actifs et efficaces.

L’apôtre Paul écrit : Je dis donc: Marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair. Galates 5.16

Si la vie éternelle que communique l’Esprit de Dieu nous est donnée par grâce lorsque nous recevons Christ, marcher selon l’Esprit de Dieu cela s’apprend car le chemin est semé d’embûches et truffé de pièges.

Dès le début de notre vie d’enfants de Dieu nous allons entrer dans un conflit : 

Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. Galates 5.17

Si nous sommes attentifs à l’enseignement particulier de l’apôtre Paul au sujet de la dualité qui existe dans la vie d’un enfant de Dieu nous discernons ces deux natures qui s’opposent :

. la chair, notre nature charnelle, encore appelée le vieil homme.

. l’esprit régénéré, l’homme nouveau créé selon Dieu.

Une lutte est engagée : 

Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi. Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Romains 7.21

L’apôtre était lucide et discernait exactement ce qui se passait en lui :

je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres. Romains 7.23

Ainsi donc, moi-même, je suis par l’intelligence  esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. Romains 7.25

Paul parle de la loi comprise et acceptée, par une intelligence régénérée par l’Esprit de Dieu (intelligence =  entendement).

Avant notre conversion, notre esprit était mort par nos offenses et par nos péchés. notre intelligence était obscurcie, nous étions étrangers à la vie de Dieu, en sorte que nos vivions selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées.  Éphésiens 2.1-3

Mais lorsque Dieu dans sa grâce nous a rendus à la vie, une lumière est venue éclairer notre esprit en sorte que notre vision des choses de Dieu est devenue claire.

Cette lumière est la véritable lumière, qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme. Jean 1.9

C’est ce qu’enseigne Jésus :

Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. Jean 8.12

Si nous lisons attentivement ce qu’écrit l’apôtre Paul, la nature nouvelle que Dieu crée en nous par son Esprit se heurte à une autre nature :  la chair, c’est à dire notre nature humaine et cela va générer un conflit, car la vie qui vient de Dieu, qui comprend la pensée de Dieu, ses sentiments, sa nature pure, sainte, juste et bonne, rencontre notre  nature charnelle,  la chair avec ses passions et ses désirs :

Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. Galates 5.19

Par cette description, nous apprenons que l’expression « la chair » recouvre

. des passions qui ont trait à notre corps : l’impudicité, l’impureté, l’inconduite, l’ivrognerie, les excès de tables et d’autres choses semblables.

. des sentiments qui concernent notre âme : les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie

. des choses plus complexes de notre esprit : les raisonnements, les doutes,  l’incrédulité, la religiosité,  l’idolâtrie, la magie, l’occultisme …

Ces choses se trouvent en nous, comme l’enseigne le Seigneur Jésus-Christ :’

Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie.
Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. Marc 7.21-23

C’est cette nature pécheresse qui est opposée à ce que l’Esprit de Dieu veut produire en nous.

Le combat commence au niveau des affections :

Notre  être charnel trouve son plaisir dans des choses qui déplaisent à Dieu et il se cabre lorsque le Saint-Esprit vient pour mettre en nous des désirs et des affections nouvelles, saintes et pures.

L’apôtre Paul écrivant aux disciples de la Galatie met en évidence cette opposition :

Car la chair a des désirs contraires à ceux de l’Esprit, et l’Esprit en a de contraires à ceux de la chair; ils sont opposés entre eux, afin que vous ne fassiez point ce que vous voudriez. Si vous êtes conduits par l’Esprit, vous n’êtes point sous la loi. Or, les œuvres de la chair sont manifestes, ce sont l’impudicité, l’impureté, la dissolution, l’idolâtrie, la magie, les inimitiés, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l’envie, l’ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d’avance, comme je l’ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n’hériteront point le royaume de Dieu. Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n’est pas contre ces choses. Galates 5.17-24

Il termine par cette phrase :  

Ceux qui sont à Jésus-Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.

C’est là que le combat de la sanctification se situe :

Crucifier la chair avec ses passions et ses désirs, afin de permettre à la nature de l’Esprit de prendre la place et de grandir en nous.

Nous allons devoir choisir notre façon de vivre en fonction de ce que nous aimerons :

Ceux, en effet, qui vivent selon la chair, s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. Romains 8.5

Si nous sommes réellement devenus « enfants de Dieu » et que l’Esprit de Dieu habite en nous le changement  devient  évident, nous  vivons différemment :

Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. 2 Corinthiens 5.17

Nous ne vivez plus selon la chair, mais selon l’esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en nous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas. Romains 8.9

Ce qui ne veut pas dire que le problème sera définitivement et totalement résolu, et qu’il n’y aura plus en nous de conflit.

Je vous ai dit, un peu plus haut, que l’apôtre Paul était lucide et voyait clair en lui, tout simplement parce que son intelligence éclairée par l’Esprit et la Parole  du Seigneur, discernait la véritable personnalité  de sa nature charnelle.

Je trouve donc en moi cette loi: quand je veux faire le bien, le mal est attaché à moi.
Car je prends plaisir à la loi de Dieu, selon l’homme intérieur; mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon entendement, et qui me rend captif de la loi du péché, qui est dans mes membres. Misérable que je suis! Qui me délivrera du corps de cette mort? Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur!… Romains 7.21-34

C’est pour cela que,  désespéré de cette nature, il n’a trouvé aucune autre solution que de la faire mourir. 

J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. Galates 2.20

Il s’agit ni plus ni moins de permettre à Christ de vivre en nous, que sa nature grandisse et remplace le vieil homme qui se corrompt par les convoitises et les mauvais désirs de la chair.

Ainsi donc, frères, nous ne sommes point redevables à la chair, pour vivre selon la chair.
Si vous vivez selon la chair, vous mourrez; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez, car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Romains 8.12-14

Nous avons  vu, que lorsque nous devenons ses enfants, Dieu envoie dans nos cœurs l’Esprit de son Fils.

Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père! Galates 4.6

Nous avons donc reçu l’Esprit de Christ, qui apporte avec lui sa loi, une loi de justice, la loi de Christ, qu’il va écrire dans notre esprit et dans laquelle il va nous conduire.

Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit le Seigneur: Je mettrai mes lois dans leur esprit, Je les écrirai dans leur cœur; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple. Hébreux 8.10

Nous l’avons compris, le Saint-Esprit, qui habite désormais en nous, va nous inspirer de nouveaux sentiments, de nouveaux désirs, de nouvelles affections, de nouveaux choix, une nouvelle manière de vivre, une nouvelle nature : la nature divine, la nature de Christ.

Nous aurons alors à nous laisser conduire par l’Esprit de Christ, accepter de lui obéir, c’est la condition : 

Afin que la justice de la loi fût accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’esprit. Romains 8.4 …

Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Romains 8.14

Puisque l’Esprit est la source de notre vie, laissons- le aussi diriger notre conduite. Galates 5.25 (version Bible du Semeur)

Je vous dis donc ceci: laissez le Saint-Esprit diriger votre vie, et vous n’obéirez pas aux désirs qui animent l’homme livré à lui-même. Galates 5.16

Voici des textes qui sont très explicites et qui nous enseignent concernant la part de responsabilité qui est la notre en ce qui concerne la vie de l’Esprit qui doit prendre le pas sur la chair, car si nous voulons que notre marche avec l’Esprit ne soit pas entravée, il va falloir se dépouiller de la vieille nature.

Voici donc ce que je dis et ce que je déclare dans le Seigneur, c’est que vous ne devez plus marcher comme les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées. Ils ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur. Ayant perdu tout sentiment, ils se sont livrés à la dissolution, pour commettre toute espèce d’impureté jointe à la cupidité. Mais vous, ce n’est pas ainsi que vous avez appris Christ, si du moins vous l’avez entendu, et si, conformément à la vérité qui est en Jésus, c’est en lui que vous avez été instruits. Éphésiens 4.17-24

. à vous dépouiller, eu égard à votre vie passée, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses,

. à être renouvelés dans l’esprit de votre intelligence, et à revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité.

Ce passage est important pour notre sanctification, car il montre une situation d’opposition radicale entre l’ancienne manière de vivre et notre nouvelle situation en Christ.

.Vous ne devez plus marchez comme les païens …

.Vous avez appris Christ, autrement dit vous connaissez Christ.

La Parole de Christ, dans le texte ci-dessus, dit que « En Jésus Christ nous sommes ou devrions être instruits de plusieurs choses indispensables pour plaire à Dieu » : 

1. à nous dépouiller, du vieil homme qui se corrompt par les convoitises trompeuses. 

Nous trouvons différentes expressions qui peuvent nous aider à comprendre comment nous pouvons nous dépouiller, ôter le vieux vêtement, la nature charnelle.

Se séparer : 

C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai. 2 Corinthiens 6.17

Renoncer : 

Mais maintenant, renoncez à toutes ces choses, à la colère, à l’animosité, à la méchanceté, à la calomnie, aux paroles déshonnêtes qui pourraient sortir de votre bouche. – Tite 2.12

Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines,  Colossiens 3.8

S’abstenir : 

abstenez-vous de toute espèce de mal. 1 Thessaloniciens 5.22

Se détourner : 

Ne soyez pas comme vos pères, auxquels s’adressaient les premiers prophètes, en disant: Ainsi parle l’Éternel des armées: Détournez-vous de vos mauvaises voies, de vos mauvaises actions!  Zacharie 1.4

Rejeter : 

Rejetez loin de vous toutes les transgressions par lesquelles vous avez péché; faites-vous un cœur nouveau et un esprit nouveau. Pourquoi mourriez-vous, maison d’Israël ? Ézéchiel 18.31

Ces différentes expressions désignent  toutes un changement de mentalité et de comportement. Cela  demande une décision volontaire et nécessite un effort de notre part.

Paul dit « Je traite durement mon corps et je le tiens assujetti. »

2. A être renouvelés dans l’esprit de notre intelligence. Il s’agit :

. de renouveler chaque jour notre communion avec le Seigneur, comme ranimer un feu, rallumer une lampe, boire à nouveau,  remplir un récipient qui s’est vidé, etc.

. de ranimer un don reçu de Dieu. 2 Timothée 1.6

. de renouveler une provision, une plénitude.

Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce; Jean 1.16

en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu. Éphésiens 3.19

Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit; Éphésiens 5.18

3. A revêtir l’homme nouveau, créé selon Dieu dans une justice et une sainteté que produit la vérité. 

Cette nouvelle expression désigne une action de foi, comme se revêtir d’un vêtement. Il est question de se revêtir du Seigneur Jésus-Christ, de s’envelopper de sa justice comme d’un manteau, de revêtir ses sentiments, de se revêtir d’humilité, etc…

  • Romains 13.14 :

Mais revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ, et n’ayez pas soin de la chair pour en satisfaire les convoitises.

  • Éphésiens 6.11 :

Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable.

  • Colossiens 3.12:

Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.

  • Colossiens 3.14 :

Mais par-dessus toutes ces choses revêtez-vous de la charité, qui est le lien de la perfection.

  • 1 Pierre 5.5 :

Et tous, dans vos rapports mutuels, revêtez-vous d’humilité; car Dieu résiste aux orgueilleux, mais il fait grâce aux humbles.

Nous pouvons le constater, c’est un programme  qui nous engage à persévérer chaque jour dans ce qui est spirituel, dans le chemin où l’Esprit Saint nous conduit.

L’homme nouveau,  se renouvelle, dans la connaissance, selon l’image de celui qui l’a créé. Colossiens 3.10

Nous l’avons vu, l’Esprit Saint qui habite en nous, est là pour opérer, accomplir, l’œuvre de Dieu. 

. créer en nous de nouvelles aspirations, de nouvelles affections, de nouveaux désirs.

. nous inspirer des bonnes dispositions à l’égard de la loi de Christ

. nous éclairer, nous faire comprendre et discerner ce qui plait à Dieu

. inspirer à notre cœur de bons sentiments, de miséricorde, de patience, d’amour, de bonté, de compassion, etc.

. faire croître en nous la nature de Christ, l’homme nouveau qui se renouvelle chaque jour, par notre communion avec Christ.

. nous fortifier puissamment dans notre être intérieur afin que nous soyons capables d’être victorieux dans notre combat.

7. Le principe de la sanctification

La sanctification fait l’objet d’un effort permanent, elle demande une persévérance de chaque jour, elle durera tant que nous serons dans notre corps terrestre, c’est pour cela que nous devons saisir le principe de la vraie sanctification, celle qui est spirituelle.

N’oublions pas que la sainteté, qui est le but de la sanctification est « un fruit »

Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Romains 6.22

Pour produire le fruit de la sainteté, il faut demeurer en Jésus-Christ, car comme nous allons le voir, notre sanctification  dépend de notre communion avec Christ, le Seigneur.

Jésus-Christ a été fait pour nous sanctification, dit autrement :

Il est notre sanctification. Dieu a choisi son fils pour nous sanctifier.

Or, c’est par lui que vous êtes en Jésus-Christ, lequel, de par Dieu, a été fait pour nous sagesse, justice et sanctification et rédemption, afin, comme il est écrit, Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur. 1 Corinthiens 1.30-31

Jésus dit qu’il se sanctifie pour nous.

Et je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité. Jean 17.19

En se sanctifiant pour nous Jésus est devenu « Celui qui sanctifie ».

Car celui qui sanctifie et ceux qui sont sanctifiés sont tous issus d’un seul. C’est pourquoi il n’a pas honte de les appeler frères, Hébreux 2.11

Comprenons bien la réalité de la relation de Christ avec nous :

Il nous appelle « ses frères », c’est à dire  ceux qui ont le même Père, qui sont de la même famille que Lui, ceux qu’il va amener à partager « sa vie »

La sanctification repose sur deux éléments essentiels :

1) Elle est l’œuvre que Dieu opère en nous, selon ce qui est écrit :

 « Que le Dieu de paix vous sanctifie lui-même tout entiers, et que tout votre être, l’esprit, l’âme et le corps, soit conservé irrépréhensible, lors de l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ! » 1 Thessaloniciens 5.23

2) Elle dépend de notre ardeur à la désirer et à la rechercher :

 « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. »  Marc 12.30

C’est notre désir ardent, notre soif de sainteté et de pureté qui nous conduira à nous attacher au Seigneur, comme Barnabas exhortait les nouveaux disciples d’Antioche :

Lorsqu’il fut arrivé, et qu’il eut vu la grâce de Dieu, il s’en réjouit, et il les exhorta tous à rester d’un cœur ferme attachés au Seigneur. Actes 11.23

C’est ce que nous enseigne Jésus lui-même, en parlant de la nécessité de demeurer attaché à lui pour porter du fruit.

Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire. Jean 15.4-5

Le cep et les sarments

Dans son enseignement le Seigneur nous explique quelles sont les conditions à remplir pour atteindre l’objectif qu’il nous fixe :

Porter du fruit et glorifier Dieu. Par cette parabole il nous fait comprendre la nature de notre relation avec lui. Il nous enseigne que la qualité et l’efficacité de notre vie d’enfant de Dieu, ainsi que l’exaucement de nos prières, dépendent de la qualité de cette relation.

Le sarment est par nature attaché, uni, au cep dont il dépend. Jésus utilise cette image pour préciser la nature de notre relation avec lui : une véritable union. La qualité de notre vie chrétienne dépend de notre union avec Jésus-Christ, le cep de Dieu. Étant dépendants de Christ, nous ne pouvons porter de fruit sans LUI. Jean 15.5

Le sarment fait partie intégrante du cep, il naît de lui et se développe en lui. Il est de la même nature.

Lorsque nous devenons enfants de Dieu, nous devenons une même plante avec le Seigneur Jésus-Christ… Nous sommes greffés en lui, c’est une œuvre spirituelle. C’est ce que nous comprenons du passage de l’épître aux Romains 6.4-5 (version Parole vivante d’A.Kuen)

Par le baptême, nous avons donc été ensevelis avec lui afin de partager sa mort. Tout ce que nous étions autrefois est à présent mort et enterré. Et pourquoi cela? Vous savez que le Christ a été ressuscité d’entre les morts par la puissance glorieuse du Père: nous aussi, nous avons reçu une nouvelle vie et nous sommes appelés à mener notre existence sur un plan nouveau.

Car nous sommes devenus un seul et même être avec lui. Nous lui avons été incorporés-comme le greffon à son porte- greffe. Si donc nous avons été implantés en sa mort pour mourir avec lui, nous le serons aussi en sa résurrection pour revivre comme lui.

Comme le sarment est naturellement uni au cep dont il fait partie, nous sommes spirituellement unis à Christ, afin de vivre de lui, de sa vie. C’est l’œuvre de Dieu en réponse à notre foi en Christ : 

A tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle(la Parole) a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu. Jean 1.12-13

L’union du sarment au cep est naturelle, elle ne dépend pas du sarment. Mais en ce qui nous concerne, notre communion avec Christ dépend en partie de nous.

Nous avons à nous attacher à lui et à demeurer en lui, selon l’instruction du Seigneur :

« Demeurez en communion avec moi, je resterai uni à vous et j’agirai en vous » Jean 15.5

Il y a donc au départ une décision de notre part en réponse à l’appel de Christ. Nous devons vouloir porter du fruit. C’est la première condition.

Il y a des personnes qui se contentent d’être sauvées, leur objectif se limite au salut de leur âme et c’est déjà une bonne chose, mais l’évangile ne nous propose pas seulement une assurance tous risques pour la vie éternelle.

Les enseignements du Seigneur sont clairs : 

. Vivre une vie qui l’honore et glorifie notre Père céleste.

. Lui rendre témoignage. Actes 1.8 –

. Faire des disciples. Matthieu 28.19

. Servir Dieu et attendre le retour du Seigneur. 1Thessaloniciens 1.9

L’objectif du Père, pour ceux qui ont cru en son Fils, c’est qu’ils portent du fruit et qu’ils en portent toujours plus !  C’est la volonté de Dieu pour ses enfants, la pensée de Jésus pour ses rachetés et le désir de l’Esprit. La situation normale d’un vrai disciple. Jean 15.1-8

Je vous ai dit plus haut, que la sainteté est le fruit de notre nouvelle vie en Jésus-Christ, selon ce qui est écrit :

Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. Romains 6.22

Rappelons nous encore cette parole qui nous précise la volonté de Dieu à cet égard :

Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification. 1 Thessaloniciens 4.3

Voici donc quelques instructions pratiques pour être un disciple accompli du Seigneur Jésus-Christ, en marchant dans la sanctification :

a) L’appartenance. 

Comme le sarment appartient au cep, les rachetés de l’Agneau lui appartiennent.

Ce n’est pas systématique. Cela demande notre accord, une décision personnelle :

« Donnez vous vous-mêmes à Dieu ».

Romains 6.13 ,1 Corinthiens 6.20 , 2 Corinthiens 5.15

b) la dépendance.

Sans lui nous ne pouvons rien faire. Jean 15.5

Nos seuls efforts ne sont pas suffisants, nous devons compter sur Jésus, nous appuyer sur lui, nous confier en lui, rechercher la force en lui, car la notre n’est que faiblesse. Le Seigneur seul peut nous communiquer la force dont nous avons besoin.

c) sa présence. Jean 15.4

L’apôtre Paul affirme :

Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi. Galates 2.20

Et si Christ est en nous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice. Romains 8.10

Par son Esprit, Christ vient demeurer en moi, dans mes pensées, mes sentiments, mon vouloir… Romains 8.9-10 , Ephésiens 3.14-17

Par sa Parole habitant abondamment en moi, Jésus éclaire et inspire ma vie – Colossiens 3.16, Hébreux 4.12

d) l’attachement.

Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi. Jean 15.4

« Comme le sarment est attaché au cep ». Il y a un lien intime et personnel entre le cep et chacun des sarments qu’il porte.

Jésus précise que ce lien c’est un amour réciproque., il dit

« si quelqu’un m’aime… mon Père l’aimera… nous viendrons habiter chez lui. » Jean 14.23

Il y a dans l’amour deux éléments qui dépendent l’un de l’autre :

1) un lien affectif :

Il nous aime, nous l’aimons

2) un choix personnel :

nous voulons

L’attachement au Seigneur est le fait à la fois de nos sentiments d’amour pour lui et de notre volonté.

Nous pouvons traduire l’attachement par « la fidélité ». Cela donne une dimension d’exclusivité et de durée dans le temps : demeurer attachés au Seigneur chaque jour que nous vivons.

Enfin, nous pouvons définir ces quatre éléments :

L’appartenance, la dépendance, sa présence et l’attachement, par un seul mot : la communion, être uni à Christ, un avec lui.

Il dit de sa situation avec son Père :

Moi et le Père nous sommes un.

Cela signifie :

Même pensée, même sentiment, même volonté, même but, même projet… Lui en nous et nous en lui : une même âme, un même cœur, une même vie, une même plante …

Nous découvrons que le Père veut que tout ce qui vient de Lui nous soit communiqué par son Fils Jésus-Christ !

En fait tout ce qui nous vient du Père nous est donné par et en son Fils Jésus-Christ et ce qui est à Jésus nous est donné par le Saint-Esprit. Jean 16.14

Nous devons savoir que tout le fruit d’une vie de disciple de Christ, ne peut être que le résultat de notre communion personnelle avec le Seigneur lui-même.

Si nous nous détachons de Christ, le cep, nous nous mettons en dehors de sa communion. Nous devenons un sarment coupé, séparé du cep, qui se dessèche et que l’on brûle.

L’union  constante avec Christ, le cep de vigne, est essentielle pour porter du fruit, produire la nature sainte, pure, aimante et juste de Celui à qui nous sommes attachés et unis. Le Père interviendra alors pour émonder, couper, tout ce qui va nuire au développement de ce fruit.

A lire pour compléter cette étude :

 . Être tenté et ne pas succomber.

 . Le Cep et les sarments.

(directement sur le site d’origine)

Source de l’article

 

Que Dieu vous bénisse

*.=*.=*.=*.=*.

 

 

 

le péché. Pasteur Léopold Guyot

 

 

Actes 2.38-39.

 

Il est le problème le plus grave et le plus destructeur de la société humaine. Dans un monde où la notion du péché est de plus en plus banalisée, les chrétiens ont besoin de connaître sa véritable nature afin de prendre conscience de sa gravité et des conséquences qu’il engendre. La notion du péché est souvent altérée d’une part à cause de l’ignorance à son sujet et d’autre part en raison d’un certain laxisme dû à un manque de courage.

Il est tellement présent dans le cœur de l’être humain, dans la société, et même dans l’église, que s’élever contre lui, le dénoncer clairement et le combattre, n’est pas toujours facile, ni bien accepté !

Le but de cet article est d’amener les lecteurs à considérer la gravité du péché afin de chercher le pardon et la délivrance auprès du Seigneur dans une réelle repentance et une foi sincère. Et aussi de créer dans nos cœurs un sentiment de répulsion à son égard, selon qu’il est écrit :

Vous qui aimez l’Eternel, haïssez le mal! Il garde les âmes de ses fidèles, Il les délivre de la main des méchants. Psaumes 97.10

Qu’est ce que le péché ?

La définition biblique du péché se trouve dans 1 Jean 3:4, et il est intéressant de comparer plusieurs versions du texte, en commençant par la plus connue :

Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi. (Segond)

Celui qui commet le péché viole la Loi de Dieu, car le péché, par définition, c’est la violation de cette Loi. (Version Le Semeur)

Dans ces passages le péché est défini comme une transgression.

Quiconque pèche s’oppose à la loi de Dieu, car le péché est la révolte contre cette loi. (Bible Français Courant)

Une autre version le montre comme une opposition à Dieu, une révolte, ce qui exprime la notion d’un acte délibéré.

Tous ceux qui commettent des péchés luttent contre Dieu. En effet, commettre des péchés, c’est lutter contre Dieu. (Parole de vie)

Il est aussi défini comme un acte inique, qui manque à l’équité, contraire à la justice :

Quiconque commet le péché commet aussi l’iniquité ; car le péché, c’est l’iniquité. (TOB)

Quiconque fait le péché fait aussi le mal ; c’est le péché qui est le mal. (NBS)

La lecture des différentes traductions de la Bible aide à mieux comprendre la nature du péché, selon la pensée de Dieu.

Dieu par ses prophètes, Jésus Lui-même et ses apôtres, le dénoncent sans complaisance, le considérant comme une chose qui est dans le cœur même de l’être humain, qui souille et détruit tout ce qu’il touche.

Car c’est du dedans, c’est du cœur des hommes, que sortent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la fraude, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l’orgueil, la folie.
Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans, et souillent l’homme. Marc 7:21-23

Il faut situer le péché par rapport à différentes situations : envers Dieu, contre le Fils de Dieu, à l’égard de l’Esprit de Dieu, et aussi par rapport aux autres et à nous mêmes.

Le péché contre Dieu est premièrement l’incrédulité, refuser de croire que Dieu existe et qu’il est le Créateur.

La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître.
En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’oeil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur coeur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres. Romains 1.18

C’est rejeter Dieu, s’opposer à ses lois et pratiquer ce qui lui déplait.

Pécher contre le Fils de Dieu consiste à nier son origine, à mépriser ses paroles, son enseignement, à rejeter son sacrifice pour notre salut, à nier sa résurrection, à blasphémer contre lui.

Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. Jean 3.36

Pécher contre le Saint-Esprit c’est lui résister, négliger ses dons, éteindre son action en refusant de l’écouter. nier ses œuvres, l’attrister par nos mauvaises actions..

Jésus a parlé d’un péché particulier qu’il appelle « blasphémer contre le Saint-Esprit », qui ne peut être pardonné. Il s’agit d’un péché volontaire, commis par des personnes qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du siècle à venir.

Or malgré l’évidence ces personnes rejettent la grâce de Dieu que le Saint-Esprit leur avait fait connaître, il outragent ainsi « l’Esprit de la grâce ».

Lisez à ce sujet l’étude : Le péché impardonnable

Les conséquences du péché

Le péché revêt des formes différentes et si certaines peuvent paraître plus bénignes que d’autres, il est toujours grave.

De nombreux passages bibliques révèlent les conséquences tragiques du péché. On peut les résumer par cette parole de l’apôtre Paul : Le salaire du péché c’est la mort ! Romains 6.23

Si nous voulons comprendre la gravité du péché, il faut considérer ses conséquences et le prix que Jésus-Christ le Fils de Dieu a dû payer pour nous en délivrer.

Les conséquences du péché sont nombreuses et diverses, d’ordre spirituel, moral et physique.

Le péché est destructeur !

La première chose qu’il détruit c’est notre relation avec Dieu et tout ce que cela implique, à commencer par la « mort spirituelle », suivie de nombreuses autres effets nocifs.

Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face Et l’empêchent de vous écouter. Esaïe 59.1

Au commencement, lorsque Dieu créa le monde et plaça Adam et Eve dans le jardin d’Eden, ils ne connaissaient pas le péché et tout était très bon.

Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon. Genèse 1.31

Mais le péché est entré dans le monde et tout s’est déréglé.

La lecture de la Parole de Dieu nous révèle l’existence d’un être qui s’oppose constamment aux desseins de Dieu et au bonheur de l’humanité. Il est appelé le diable, Satan, c’est à dire « le mauvais » ou « le méchant », menteur et père du mensonge, meurtrier, malfaisant et rusé. C’est le « tentateur » qui se déguise en ange de lumière pour séduire les êtres humains afin de les entraîner dans le mal, les séparer de Dieu et les perdre.

Il était là dès le commencement et il est venu avec ruse séduire Eve par des insinuions malveillantes et une apparence de vérité.

« Dieu a-t-il réellement dit ? » puis « Vous ne mourrez pas, mais Dieu sait que … » Autrement dit « Dieu vous a menti, pour préserver sa domination sur vous, il ne veut pas que vous soyez comme lui, des dieux ! » Genèse 3.1-4

Il a ainsi semé le doute dans le cœur de la femme qui à son tour a entrainé son mari à transgresser l’ordre de leur Créateur. Ainsi le sentiment de confiance, fondement sur lequel reposait la vie dans le jardin a été détruit, laissant place à la peur, la défiance, le rejet sur l’autre de sa responsabilité, et plus tard avec Caïn, les mauvais sentiments, la haine et le meurtre.

Le serpent ancien, le père du mensonge, meurtrier dès le commencement a inoculé son venin dans le cœur de l’être humain !

Adam et sa femme devenus pécheurs leur communion avec Dieu a été rompue. Exclus du jardin de Dieu, privés de la présence quotidienne de leur Créateur, ils étaient coupés de la source qui leur assurait la vie et tout ce qui contribuait à leur bonheur.

Le diable dans sa méchanceté et sa haine de Dieu, en entrainant Adam et Eve dans le péché, a détruit le lien qui les unissait à leur Créateur et entre eux, la confiance de laquelle découlait une harmonie paisible et heureuse pour toute la création. .

Le péché est destructeur.

Le premier péché de l’être humain fut une désobéissance. Cela peut nous paraître étrange qu’une « simple désobéissance » entraine de telles conséquences.

Parfois on peut dire :

« Oh ! Ce n’est qu’un simple mensonge ». Cependant, c’est comme cela que « le père du mensonge » a entrainé le premier Adam et Eve à transgresser l’ordre divin.

Le résultat a été terrible non seulement pour eux, mais aussi pour toute l’humanité qui a suivi leur exemple :

« par un seul homme le péché est entré dans le monde, et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue sur tous les hommes, parce que tous ont péché,…Romains 5.12

Le premier résultat du péché c’est qu’il sépare l’être humain de Dieu son Créateur source de toute vie, provoquant ainsi la mort, d’abord spirituelle, et ensuite physique.

Dieu est la source de la vie, il est le Père des esprits de toute chair, il tient dans sa main l’âme de tout ce qui vit et non seulement il donne la vie éternelle, mais aussi tout ce qui contribue à notre bien être terrestre.

Le péché empêche les être humains de jouir pleinement des bontés de Dieu et les prive de la vie éternelle.

Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion. Nous tous aussi, nous étions de leur nombre, et nous vivions autrefois selon les convoitises de notre chair, accomplissant les volontés de la chair et de nos pensées, et nous étions par nature des enfants de colère, comme les autres… Ephésiens 2.1

Il y a des péchés dont les conséquences sont plus graves que d’autres car ils impliquent des souffrances pour ceux qui en sont les victimes.

Le mensonge, la tricherie, la malhonnêteté, créent une méfiance toujours plus grande entre les gens et provoquent des animosités, des conflits et des ruptures.

L’orgueil, l’ambition démesurée, le goût et la recherche du pouvoir, produisent des rivalités, des querelles, des luttes familiales, sociales et dans le monde des guerres meurtrières.

L’injustice, l’égoïsme, le mépris des autres, la jalousie, la colère, la méchanceté, la haine engendrent des drames allant parfois jusqu’au meurtre.

La cupidité, l’avarice, l’amour de l’argent et des richesses, sont la cause de toutes sortes de maux.

L’adultère et la fornication produisent les divorces, la destruction des familles et la souffrance de ceux qui en sont victimes, parents et enfants.

La « liberté sexuelle », dès l’adolescence et par la suite, génère une société sans repères ni règles morales, encore moins spirituelles, produisant la confusion et les pratiques contre nature citées dans l’épitre de l’apôtre Paul aux disciples de Rome. Romains 1.26-31

L’usage des drogues, du tabac et autres stupéfiants, crée des dépendances douloureuses et de nombreuses maladies.

Les excès de l’alcool occasionnent la déchéance, la violence, l’inconscience du danger, d’où de nombreux et tragiques accidents.

La liste des méfaits du péché est longue, mais le plus grave est la perdition éternelle des pécheurs qui ne se repentent pas.

Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront point le royaume de Dieu? Ne vous y trompez pas: ni les impudiques, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les efféminés, ni les infâmes, ni les voleurs, ni les cupides, ni les ivrognes, ni les outrageux, ni les ravisseurs, n’hériteront le royaume de Dieu.1 Corinthiens 6.9-10 

Quant aux lâches, aux infidèles et inconstants, aux dépravés, assassins, noceurs et adultères, aux idolâtres et adeptes des pratiques occultes, bref à tous ceux qui s’écartent de la vérité, leur part sera l’étang ardent de feu et de soufre, la seconde mort. Apocalypse 21-8

Peut-être, quelqu’un dira : « Mais n’exagérez pas, nous ne sommes pas si mauvais, tous ne sont pas abominables. »

Les Ecritures répondent sans ambigüité :

Quoi donc! sommes-nous plus excellents? Nullement. Car nous avons déjà prouvé que tous, Juifs et Grecs, sont sous l’empire du péché, selon qu’il est écrit: Il n’y a point de juste, Pas même un seul;Nul n’est intelligent, Nul ne cherche Dieu; Tous sont égarés, tous sont pervertis; Il n’en est aucun qui fasse le bien, Pas même un seul; … Romains 3.9-12

Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu; Romains 3.23

C’est pourquoi Jésus dit :

« Si vous ne vous repentez, vous périrez tous également. » Luc 13.3

On entend parfois parler du péché comme d’une faiblesse morale ou la conséquence de quelques antécédents familiaux dont les gens ne seraient pas responsables. On peut ainsi remonter jusqu’à Adam et Eve, en passant par nos parents et grands parents, qui en porteraient la responsabilité. C’est toujours facile de trouver des excuses et des boucs émissaires !

Il est attristant de constater chez les chrétiens un véritable laxisme à l’égard de certains comportements reflétant un esprit mondain frivole et impur.

Nous observons dans les églises l’existence d’une conception étrangère à celle de la Bible concernant le péché, une espèce de sentimentalisme sirupeux, fondé sur les théories tendancieuses et bonasses des psychos-trucs et machins, construite à partir de « nos bons sentiments » humains.

Il faut revenir à la réalité de ce que Dieu pense du péché et des pécheurs, de la façon dont il nous en parle par la bouche ou la plume de ses prophètes dans la Bible, seule référence sûre.

Dieu ne nous demande pas des excuses. Il attend des pécheurs qu’ils se repentent en confessant humblement leurs péchés, puis qu’ils croient à la valeur du sang de son Fils Jésus, pour en être purifiés et enfin qu’ils se convertissent en se détournant du mal.

Le péché doit nous attrister à cause de ce qu’il est : une souillure mortelle, un lien étouffant, un acte destructeur. En considérant ses conséquences nous devons prendre conscience de sa gravité et l’avoir en horreur. « Ayez le mal en horreur ! » Romains 12.9

Tristesse, repentance

La conscience du péché produit premièrement la tristesse dans le cœur des gens sincères, c’est la repentance selon Dieu.

En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort. 2 Corinthiens 7.10

Cette tristesse selon Dieu est le résultat de l’action du Saint-Esprit qui convainc de péché de le cœur humain.

Et quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement. Jean 16.8

Après avoir entendu ce discours, ils eurent le coeur vivement touché, et ils dirent à Pierre et aux autres apôtres: Hommes frères, que ferons-nous? Actes 2.37

Il est indispensable de prendre conscience de la gravité de notre péché, je dis bien « du notre » premièrement, car il est toujours facile de trouver plus grands pécheurs que soi !

Notre péché peut être différent, nous paraître moins grave, mais il n’en est pas moins destructeur et souvent hypocrite. Nous le cachons parfois sous des apparences de fausse piété religieuse et y ajoutons l’orgueil.

Deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un était pharisien, et l’autre publicain.
Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même: O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus.
Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant: O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur.
Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé. Luc 18.10-14

Les hommes de foi de l’Ancien Testament, des rois, des prophètes, les disciples de Jésus, des hommes et des femmes de toutes situations sociales, ont pris conscience de la nature et de la gravité de leur péché lorsqu’ils ont eu la révélation de la Sainteté de Dieu ou du Seigneur Jésus-Christ.

Le prophète Esaïe s’écrie :

Alors je dis: Malheur à moi! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures… j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Eternel des armées. Esaïe 6.5

Le roi David et bien d’autres ont été convaincu de leur misère et ils ont imploré le pardon de Dieu?

Quand Simon Pierre réalisa qui était Jésus il tomba sur ses genoux et lui dit : Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur. Luc 5.8

L’apôtre Paul convaincu de sa nature pécheresse s’écrie :

Misérable que je suis

lorsque je pense à la nature de mes péchés, je suis toujours honteux et confus. Si je n’avais pas l’assurance de la grâce de Dieu et de son pardon accordé par la foi en son Fils Jésus, je serais terriblement malheureux et effrayé.

Le prophète Jérémie a écrit :

Quand je pense à ma détresse et à ma misère, A l’absinthe et au poison;
Quand mon âme s’en souvient, Elle est abattue au dedans de moi. Lamentations 3.19

Mais il ajoute aussitôt :

Voici ce que je veux repasser en mon coeur, Ce qui me donnera de l’espérance.
Les bontés de l’Eternel ne sont pas épuisées, Ses compassions ne sont pas à leur terme;
Elles se renouvellent chaque matin. Oh! que ta fidélité est grande! Lamentations 3.22 -33

Ne minimisons jamais le péché quel qu’il soit. Le fait que Dieu pardonne le péché n’est pas une raison pour le rendre banal.

Reconnaître son péché, en être attristé, les confesser à Dieu, c’est l’attitude normale selon les Ecritures pour revenir vers Dieu et recevoir son pardon.

Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. 1 Jean 1.9

Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité; J’ai dit: J’avouerai mes transgressions à l’Eternel! Et tu as effacé la peine de mon péché. Psaumes 32.5

Tes péchés sont pardonnés

A plusieurs reprises, Jésus à annoncé cette bonne nouvelle à des personnes dont le mal le plus profond était intérieur :

Et voici, on lui amena un paralytique couché sur un lit. Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique: Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés. Matthieu 9.2

Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu’il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d’albâtre plein de parfum,
38 et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum … Et il dit à la femme: Tes péchés sont pardonnés.

Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés? Mais Jésus dit à la femme: Ta foi t’a sauvée, va en paix. Luc 7.37-50

Dieu ne change pas, Jésus-Christ est toujours le même, la sincérité de la repentance et la foi sont en tous temps les seuls éléments pour recevoir le pardon de nos péchés.

Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés. Actes 10.43

Pierre leur dit:

Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Actes 2.38

Déjà sous l’ancienne alliance, on reconnaissait la bonté, la miséricorde et les compassions de Dieu pour ceux qui cherchaient en Lui leur salut :

Mon âme, bénis l’Eternel, Et n’oublie aucun de ses bienfaits! C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, Qui guérit toutes tes maladies; C’est lui qui délivre ta vie de la fosse, Qui te couronne de bonté et de miséricorde; C’est lui qui rassasie de biens ta vieillesse, Qui te fait rajeunir comme l’aigle. L’Eternel fait justice, Il fait droit à tous les opprimés.
Il a manifesté ses voies à Moïse, Ses oeuvres aux enfants d’Israël. L’Eternel est miséricordieux et compatissant, Lent à la colère et riche en bonté; Il ne conteste pas sans cesse, Il ne garde pas sa colère à toujours; Il ne nous traite pas selon nos péchés, Il ne nous punit pas selon nos iniquités. Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, Autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent; Autant l’orient est éloigné de l’occident, Autant il éloigne de nous nos transgressions. Comme un père a compassion de ses enfants, L’Eternel a compassion de ceux qui le craignent. Car il sait de quoi nous sommes formés, Il se souvient que nous sommes poussière. Psaume 103

Peut être craignons nous de fatiguer la patience du Seigneur ?

Alors souvenons nous des paroles du prophètes : Notre Dieu ne se lasse pas de pardonner. Esaïe 55.7

Celui qui nous ordonne de pardonner aux autres sans restriction, le fait aussi pour nous :

Et s’il a péché contre toi sept fois dans un jour et que sept fois il revienne à toi, disant: Je me repens, -tu lui pardonneras. Luc 17.4

Voici encore ce que je proclame avec le psalmiste :

Heureux celui à qui la transgression est remise, A qui le péché est pardonné!
Heureux l’homme à qui l’Eternel n’impute pas d’iniquité, Et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude! Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, Je gémissais toute la journée; Car nuit et jour ta main s’appesantissait sur moi, Ma vigueur n’était plus que sécheresse, comme celle de l’été. -Pause. Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché mon iniquité; J’ai dit: J’avouerai mes transgressions à l’Eternel! Et tu as effacé la peine de mon péché. Psaume 32.-5 De David. Cantique.

Le pardon du Seigneur est complet, il va jusqu’à oublier nos péchés :

C’est moi, moi qui efface tes transgressions pour l’amour de moi, Et je ne me souviendrai plus de tes péchés. Esaïe 43.25

Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités. Hébreux 10.17

C’est dans la mesure où nous aurons compris la gravité du péché et du malheur qu’il engendre, que nous apprécierons à sa juste valeur le don de l’amour de Dieu à notre égard : Son Fils unique, Jésus-Christ notre Seigneur, offrant sa vie en sacrifice sur la croix afin d’expier notre péché et nous en délivrer.

La nouvelle que nous avons apprise de lui, et que nous vous annonçons, c’est que Dieu est lumière, et qu’il n’y a point en lui de ténèbres. Si nous disons que nous sommes en communion avec lui, et que nous marchions dans les ténèbres, nous mentons, et nous ne pratiquons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière, comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes mutuellement en communion, et le sang de Jésus son Fils nous purifie de tout péché. Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est point en nous. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité. Si nous disons que nous n’avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous. Mes petits enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste. Il est lui-même une victime expiatoire pour nos péchés, non seulement pour les nôtres, mais aussi pour ceux du monde entier. 1 Jean 1.5 – 2.2

Va et ne pèche plus.

Les pharisiens, pour tendre un piège à Jésus, lui avaient amené une femme surprise en flagrant délit d’adultère qui selon la loi de Moïse devait être lapidée.

Mais le Seigneur n’est pas venu pour condamner :

Alors s’étant relevé, et ne voyant plus que la femme, Jésus lui dit: Femme, où sont ceux qui t’accusaient? Personne ne t’a-t-il condamnée? Elle répondit: Non, Seigneur. Et Jésus lui dit: Je ne te condamne pas non plus: va, et ne pèche plus. Jean 8:4-10

A un homme qu’il rencontra après l’avoir guéri de sa paralysie, Jésus dira :

Voici, tu as été guéri; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire. Jean 5.14

Le pardon implique pour ceux et celle qui en sont bénéficiaires une attitude différente à l’égard du péché.

Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été manifestée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, et à vivre dans le siècle présent selon la sagesse, la justice et la piété, en attendant la bienheureuse espérance, et la manifestation de la gloire du grand Dieu et de notre Sauveur Jésus-Christ, qui s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié par lui et zélé pour les bonnes œuvres. Tite 2.11

Reconnaissons le péché pour ce qu’il est vraiment et les conséquences qu’il engendre, afin de nous en repentir sincèrement, en recevoir le pardon et nous en éloigner en marchant dans la sanctification.

Que dirons-nous donc? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde?
Loin de là! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. Romains 6.1

N’attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été scellés pour le jour de la rédemption. Ephésiens 4.30

Dossier : La sanctification.

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

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Nos jugements. Pasteur Léopold Guyot

 

 

Romains 2 .1-2

 

Juger, ne pas juger.

Matthieu 7.1:

Ne jugez point, afin que vous ne soyez point jugés. Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil ?

Ou comment peux-tu dire à ton frère: Laisse-moi ôter une paille de ton œil, toi qui as une poutre dans le tien ?

Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille de l’œil de ton frère.

1 Corinthiens 5.11-13 :

Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme. Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous.

Il y a-t-il contradiction entre la parole de Jésus et l’enseignement de l’apôtre Paul concernant les jugements ?

D’abord, essayons de bien comprendre ce qui est écrit dans la Parole de Dieu à ce sujet.

Il y a différentes significations du mot « jugement »

Juger avec le sens de discerner. Faire la différence entre les choses ou les gens.

Hébreux 5.14 :

Mais la nourriture solide est pour les hommes faits, pour ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal.

Juger avec le sens de donner une appréciation sur la valeur d’une chose ou des gens ou la gravité d’une faute. On juge devant un tribunal…de l’innocence ou de la culpabilité, de la gravité des faits.

Matthieu 16.27 :

Car le Fils de l’homme doit venir dans la gloire de son Père, avec ses anges; et alors il rendra à chacun selon ses œuvres.

2 Corinthiens 5:10:

Car il nous faut tous comparaître devant le tribunal de Christ, afin que chacun reçoive selon le bien ou le mal qu’il aura fait, étant dans son corps.

Juger dans le sens de condamner.

Jean 3.18:

Celui qui croit en lui n’est point jugé; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Les pharisiens avaient condamné une femme surprise en flagrant délit d’adultère, mais Jésus a levé leur jugement et absout la femme.

L’apôtre Paul enseigne que devons exercer le jugement dans l’Église.

Lire : 1 Corinthiens 5 .1-1 Corinthiens 6.8

Maintenant, ce que je vous ai écrit, c’est de ne pas avoir des relations avec quelqu’un qui, se nommant frère, est impudique, ou cupide, ou idolâtre, ou outrageux, ou ivrogne, ou ravisseur, de ne pas même manger avec un tel homme.
Qu’ai-je, en effet, à juger ceux du dehors? N’est-ce pas ceux du dedans que vous avez à juger? Pour ceux du dehors, Dieu les juge. Ôtez le méchant du milieu de vous.

D’après ce texte et d’autres passages, nous voyons que l’église est amenée à prendre des décisions graves, à prononcer des jugements, à cause de la conduite scandaleuse de certains chrétiens.

Lire aussi :

2 Thessaloniciens 3.6:

Nous vous recommandons, frères, au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, de vous éloigner de tout frère qui vit dans le désordre, et non selon les instructions que vous avez reçues de nous.

2 Thessaloniciens 3.14:

Et si quelqu’un n’obéit pas à ce que nous disons par cette lettre, notez-le, et n’ayez point de communication avec lui, afin qu’il éprouve de la honte.

2 Thessaloniciens 3.15:

Ne le regardez pas comme un ennemi, mais avertissez-le comme un frère.

Jésus a donné des instructions précises concernant la nécessité d’intervenir en cas de mauvaise conduite d’un frère (ou d’une sœur)

Mathieu 18.15-18 :

Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain. Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.

Ici, il s’agit premièrement d’une répréhension fraternelle entre deux frères. La discrétion, la miséricorde et la douceur s’imposent, ainsi que la prière.(1 Jean 5.16).

Il est question de quelque chose dont nous sommes les témoins oculaires.

Dans un premier temps il s’agit d’un avertissement, d’une répréhension fraternelle, afin de ramener dans la bonne voie.

Ensuite, en cas d’échec, prendre avec soi deux ou trois frères ou sœurs spirituels et recommencer la même démarche.

Enfin, en dernier recours, l’affaire est placée devant l’église, qui doit exhorter le coupable à la repentance. En cas de refus, si un jugement doit être prononcé, il doit l’être par l’ensemble de l’église.

Le Seigneur Jésus-Christ nous donne une règle d’or :

Ne pas jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice. Jean 7.24

Ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton compagnon, comme j’ai eu pitié de toi?

Matthieu 18.33

Voici d’autres passages qui nous enseignent sur les sentiments qui doivent nous animer à l’égard de ceux que nous sommes amenés à reprendre :

Colossiens 3.12:

Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous d’entrailles de miséricorde, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.

Galates 6.1 :

Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Malgré sa sévérité apparente, l’apôtre Paul écrit qu’il parlait de certains en pleurant :

Philippiens 3.18:

Car il en est plusieurs qui marchent en ennemis de la croix de Christ, je vous en ai souvent parlé, et j’en parle maintenant encore en pleurant.

Pourtant, il a dû intervenir parfois avec vigueur :

2 Corinthiens 13.1-2 :

Je vais chez vous pour la troisième fois. Toute affaire se réglera sur la déclaration de deux ou de trois témoins. Lorsque j’étais présent pour la seconde fois, j’ai déjà dit, et aujourd’hui que je suis absent je dis encore d’avance à ceux qui ont péché précédemment et à tous les autres que, si je retourne chez vous, je n’userai d’aucun ménagement.

1 Corinthiens 5.3-5 :

Pour moi, absent de corps, mais présent d’esprit, j’ai déjà jugé, comme si j’étais présent, celui qui a commis un tel acte. Au nom du Seigneur Jésus, vous et mon esprit étant assemblés avec la puissance de notre Seigneur Jésus, qu’un tel homme soit livré à Satan pour la destruction de la chair, afin que l’esprit soit sauvé au jour du Seigneur Jésus.

1 Timothée 1.20:

De ce nombre sont Hyménée et Alexandre, que j’ai livrés à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer.

Et pourtant le même apôtre, qui exerçait ces jugements qui peuvent nous paraître terribles, écrit :

2 Corinthiens 12.21:

Je crains qu’à mon arrivée mon Dieu ne m’humilie de nouveau à votre sujet, et que je n’aie à pleurer sur plusieurs de ceux qui ont péché précédemment et qui ne se sont pas repentis de l’impureté, de l’impudicité et des dissolutions auxquelles ils se sont livrés.

Nous constatons par une lecture attentive de la Parole de Dieu, que les jugements divins, prononcés par Dieu lui-même ou par ses serviteurs, sont toujours empreints d’une profonde tristesse. Ils n’interviennent qu’après que tous les autres moyens ont été utilisés pour ramener ceux qui s’égarent.

Lorsque des jugements doivent être prononcés dans l’église, ils doivent l’être par des personnes spirituelles, compatissantes et miséricordieuses. Et toujours respecter des règles précises :

Etre inspirés par la Parole écrite de Dieu et être fondés sur ses instructions.

Etre spirituels, c’est à dire inspirés par le Saint-Esprit.

N’intervenir qu’après que toutes les autres tentatives ont échoué.

Etre miséricordieux, empreints de compassion et de bonté.

Etre justes, fondés sur l’impartialité.

Etre solidement établis, sur des choses précises. (Si tu vois … d’après plusieurs témoins oculaires)

Il y a des jugements injustes, ceux qui sont prononcés selon la chair, comme le dit Jésus : Vous jugez selon la chair. Jean 8.15

– Sur les apparences. des soupçons ou des rumeurs :

Esaïe 11.3:

Il respirera la crainte de l’Éternel; Il ne jugera point sur l’apparence – Jean 7.24 Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice.

– Iniques, inspirés par les mauvais sentiments, les mauvaises pensées.

Jacques 2.4 :

Ne faites-vous pas en vous-mêmes une distinction, et ne jugez-vous pas sous l’inspiration de pensées mauvaises?

Habakuk 1.4 :

Aussi la loi n’a point de vie, La justice n’a point de force; Car le méchant triomphe du juste, Et l’on rend des jugements iniques.

Psaumes 82.2:

Jusques à quand jugerez-vous avec iniquité, Et aurez-vous égard à la personne des méchants?

– Sur des à priori.

des jugements influencés par des considérations relatives à la position, la richesse ou l’aspect extérieur de la personne en question. Dieu nous rappelle que nous sommes tous appelés à comparaître devant un Juge qui n’aura pas égard à de telles considérations Romains 2.11, Éphésiens 6.9

Colossiens 3.25 :

Car celui qui agit injustement recevra selon son injustice, et il n’y a point d’acception de personnes.

Cette parole doit nous inspirer une crainte respectueuse afin de ne pas prononcer de jugements injustes. 1 Pierre 1.17, Jacques 2.1-9 , Actes 10.34

– Collectifs, englobant un ensemble de personnes.

En pensant à tout ce qu’on entend de désobligeant, blessant et parfois injurieux sur les églises de diverses dénominations, religions traditionnelles, anciennes ou nouvelles, sur les pasteurs et autres responsables d’églises, je me disais que les paroles mauvaises et les disputes sont destructrices et ces jugements collectifs sont injustes, car ils accusent et blessent tout le monde sans distinction.

– Injurieux.

Matthieu 5.22:

Mais moi, je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges; que celui qui dira à son frère: Raca! mérite d’être puni par le sanhédrin; et que celui qui lui dira: Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.

Jude 1.9:

Or, l’archange Michel, lorsqu’il contestait avec le diable et lui disputait le corps de Moïse, n’osa pas porter contre lui un jugement injurieux, mais il dit: Que le Seigneur te réprime!

Juger, ne pas juger – Matthieu 7.1 , 1 Corinthiens 5.3

En réalité, il n’y a pas de contradiction…mais une distinction sur l’opportunité et la forme du jugement.

Lorsque Jésus dit « Ne jugez pas… » c’est à la fois dans la pensée que notre jugement est emprunt de faiblesse et qu’en jugeant nous prenons une grande responsabilité.

Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Matthieu 7.2

Dans un jugement, il y a premièrement l’idée que nous nous faisons des choses ou des gens. Notre appréciation sur leur valeur, ce que nous appelons « un jugement de valeur », qui est fonction de notre opinion personnelle souvent fondée sur des sentiments partiaux et déformée par notre propre incapacité à discerner la vérité : « la poutre dans l’œil rend aveugle ou déforme notre vision des choses », d’où une mauvaise interprétation.

Notre propre nature charnelle (la poutre) nous empêche d’avoir une évaluation juste.

Luc 6.42:

Ou comment peux-tu dire à ton frère: Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton oeil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère.

Tite 1.15 :

Tout est pur pour ceux qui sont purs; mais rien n’est pur pour ceux qui sont souillés et incrédules, leur intelligence et leur conscience sont souillées.

Une autre raison de l’imperfection de nos jugements, c’est notre immaturité spirituelle : le jugement est pour les hommes faits, des personnes spirituelles :

Hébreux 5.14:

… les hommes faits, ceux dont le jugement est exercé par l’usage à discerner ce qui est bien et ce qui est mal. (Ici il est question d’un jugement de « discernement », qui sait faire la différence)

Galates 6.1:

Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.

Lorsque j’étais jeune, une personne âgée m’a fait cette réflexion : vous avez un jugement « à l’emporte pièce ».

Sur le coup, j’en ai ri, mais depuis j’ai souvent repensé à cette parole, en réfléchissant à ce qu’écrit l’apôtre Jacques :

« La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix. » Jacques 3.17

Un autre problème c’est la personnalisation de notre jugement. Jésus nous enseigne une chose très importante :

Jean 5.30 :

Je ne puis rien faire de moi-même: selon que j’entends, je juge; et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé.

Jean 8.16:

Et si je juge, mon jugement est vrai, car je ne suis pas seul; mais le Père qui m’a envoyé est avec moi.

Gardons nous d’agir seuls pour prononcer un jugement définitif, mais entourons nous de personnes spirituelles et en final apportons l’affaire devant l’église. Jésus enseigne : Dit le à l’Église. Matthieu 18.17

Puis nous sommes souvent victimes de la précipitation… Nous ne prenons pas le temps de vérifier scrupuleusement. Nous sommes influencés par les apparences ou les rumeurs.

Il est écrit au sujet du Seigneur Jésus-Christ :

Il respirera la crainte de l’Eternel; Il ne jugera point sur l’apparence (ce que nous voyons) , Il ne prononcera point sur un ouï-dire (ce que nous entendons dire). Esaïe 11.3

Si nous sommes amenés à prononcer un jugement, écoutons encore le Seigneur :

Ne jugez pas selon l’apparence, mais jugez selon la justice. Jean 7.24

La dureté du cœur affecte la qualité du jugement :

Ezéchiel 34.4:

Vous n’avez pas fortifié celles qui étaient faibles, guéri celle qui était malade, pansé celle qui était blessée; vous n’avez pas ramené celle qui s’égarait, cherché celle qui était perdue; mais vous les avez dominées avec violence et avec dureté.

Jacques 2.12:

Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté, car le jugement est sans miséricorde pour qui n’a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement.

Il y a aussi le favoritisme. Nous aurons tendance à être plus sévères avec les gens que nous aimons le moins.

Jacques 2.1:

Mes frères, que votre foi en notre glorieux Seigneur Jésus-Christ soit exempte de toute acception de personnes…ne jugez-vous pas sous l’inspiration de pensées mauvaises. (Jacques 2. 4)

Enfin, si nous devons intervenir dans une décision de l’église, concernant un jugement, nous devons premièrement être conscients de notre propre limite dans la capacité d’être justes à cause notre nature pécheresse : la poutre dans notre œil.

Le jugement que nous portons sur les autres est souvent une preuve de notre orgueil, du sentiment que nous avons de notre propre justice… « Je te rends grâces de ce que je ne suis pas… »

Dans la société, le juge a pour fonction essentielle de se prononcer sur la culpabilité ou l’innocence des accusés. Pour cela, il bénéficie de sa formation, de son expérience, des dépositions des témoins, éventuellement des preuves rassemblées, des conseils de ses assesseurs…

La plupart de ces éléments font défaut aux juges improvisés qui s’arrogent le droit de prononcer un jugement sur autrui.

C’est pourquoi Jésus nous avertit de ne pas juger, ou de juger avec miséricorde :

Luc 6.37:

Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés; absolvez, et vous serez absous.

Car on vous jugera du jugement dont vous jugez, et l’on vous mesurera avec la mesure dont vous mesurez. Matthieu 7.2

Cet avertissement du Seigneur doit nous faire réfléchir et nous inciter à plus de sagesse, dans la manière dont nous traitons notre prochain.

Paul aussi prend à partie ceux qui jugent le serviteur d’autrui, et demande premièrement de nous placer devant notre propre faiblesse.

Romains 14.4 :

Qui es-tu, toi qui juges un serviteur d’autrui ? S’il se tient debout, ou s’il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout, car le Seigneur a le pouvoir de l’affermir.

Romains 2.1-6 :

O homme, qui que tu sois, toi qui juges, tu es donc inexcusable; car, en jugeant les autres, tu te condamnes toi-même, puisque toi qui juges, tu fais les mêmes choses. Nous savons, en effet, que le jugement de Dieu contre ceux qui commettent de telles choses est selon la vérité. Et penses-tu, ô homme, qui juges ceux qui commettent de telles choses, et qui les fais, que tu échapperas au jugement de Dieu? Ou méprises-tu les richesses de sa bonté, de sa patience et de sa longanimité, ne reconnaissant pas que la bonté de Dieu te pousse à la repentance? Mais, par ton endurcissement et par ton cœur impénitent, tu t’amasses un trésor de colère pour le jour de la colère et de la manifestation du juste jugement de Dieu, qui rendra à chacun selon ses oeuvres;

L’apôtre Jacques nous met aussi en garde contre une chose, hélas très répandue : « le mal parlé sur les frères et sœurs »

Jacques 4:11-12 :

Ne parlez point mal les uns des autres, frères. Celui qui parle mal d’un frère, ou qui juge son frère, parle mal de la loi et juge la loi. Or, si tu juges la loi, tu n’es pas observateur de la loi, mais tu en es juge. Un seul est législateur et juge, c’est celui qui peut sauver et perdre; mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain ?

Jacques 5.9 : 

Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés: voici, le juge est à la porte.

Pour conclure, retenons cette autre parole de l’apôtre Paul :

1 Corinthiens 4.5 :

C’est pourquoi ne jugez de rien avant le temps, jusqu’à ce que vienne le Seigneur, qui mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et qui manifestera les desseins des cœurs. Alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui sera due.

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

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Examinez ! Pasteur Léopold Guyot

 

 

 

2 Timothée 4.3-4

 

Le monde fabrique des robots ou des individus formatés. Des millions de personnes vivent selon des idées reçues, des coutumes, des traditions, perpétuées de générations en générations et la plupart ne se soucient pas de savoir si le chemin sur lequel on les a placés est le bon. On pratique la religion de ses parents et on la transmet à ses enfants, du moins, et pour la plupart, le stricte minimum exigé par la société religieuse dans laquelle ils sont nés. On ne change pas de religion, c’est mal vu !

Dans la vie courante, il est normal et sage de s’assurer de la qualité ou de la véracité des choses, qu’il s’agisse d’un contrat, d’argent échangé, de notre alimentation, de notre santé, de l’éducation des enfants, ou d’un itinéraire.

Or il est surprenant qu’en matière de religion, la plupart des gens acceptent des enseignements et des pratiques sans chercher à savoir si ce qu’on leur enseigne est juste, vrai et réellement bon. C’est certainement parce qu’ils pensent que la religion n’a pas une réelle importance !

Parmi les injonctions divines contenues dans la Bible, l’une d’elles revient comme une mise en garde pressante de Dieu : Examinez !

Dieu a créé l’être humain à sa ressemblance, c’est à dire doué de facultés de réflexion, de choix et de décision.

Si nous réfléchissons au sujet des choses de la vie quotidienne et terrestre, nous devrions aussi être vigilants concernant la foi et la piété.

Jésus a fait connaître ce qui est le plus important :

Que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il perdait son âme? Matthieu 16.26

Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. Matthieu 6.33

Nous devons donc nous préoccuper de savoir si le chemin spirituel que nous suivons est le bon. Jésus a dit :

Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Jean 14.6

Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. Jean 8.12

Le suivons nous, Lui ? Ou nous laissons nous entrainer par les coutumes ou les traditions religieuses de notre « culture », comme beaucoup ? Sommes nous séduits par ce qui nous plait ?

Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs, détourneront l’oreille de la vérité, et se tourneront vers les fables. 2 Timothée 4.3

Le Seigneur a parlé du danger de la cécité religieuse.

Ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous deux dans une fosse. Matthieu 15.14

Il mettait ses disciples en garde contre l’enseignement des chefs religieux :

Jésus leur dit: Gardez-vous avec soin du levain des pharisiens et des sadducéens.

Alors ils comprirent que ce n’était pas du levain du pain qu’il avait dit de se garder, mais de l’enseignement des pharisiens et des sadducéens. Matthieu 16.6-12

L’Eternel avait ordonné au peuple d’Israël  de mettre les prophètes à l’épreuve de sa Parole, la loi donnée par Moïse, le législateur de Dieu. Deutéronome 13.1

Cette recommandation se trouve également dans les enseignements de Jésus :

Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Matthieu 7.15

Enfin les apôtres eux mêmes avertissent les disciples concernant la séduction religieuse. L’apôtre Paul a écrit :

Afin que nous ne soyons plus des enfants, flottants et emportés à tout vent de doctrine, par la tromperie des hommes, par leur ruse dans les moyens de séduction. Ephésiens 4:.14

Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Colossiens 2.8

Il ne manquait pas d’avertir les anciens des églises du dangers des fausses doctrines.

Prenez donc garde à vous-mêmes, et à tout le troupeau sur lequel le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour paître l’Eglise du Seigneur, qu’il s’est acquise par son propre sang.
Je sais qu’il s’introduira parmi vous, après mon départ, des loups cruels qui n’épargneront pas le troupeau, et qu’il s’élèvera du milieu de vous des hommes qui enseigneront des choses pernicieuses, pour entraîner les disciples après eux.
Veillez donc, vous souvenant que, durant trois années, je n’ai cessé nuit et jour d’exhorter avec larmes chacun de vous. Actes 20.28-31

Nous sommes instamment exhortés à examiner ce qui est enseigné ou pratiqué dans le domaine de la foi.

« Examiner » est une chose très simple et facile, à la portée de tous. Pourtant, en observant le comportement de millions d’individus qui pratiquent une religion, on remarque que la majorité ne s’inquiète pas de savoir si elle est vraie.

Cependant, chacun est responsable devant Dieu de ses choix et de sa façon de vivre, selon ce qui est écrit :

Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même. Romains 14.12

Dans toutes les religions, des pratiques, des coutumes ou des traditions (la tradition des pères), jamais remises en cause, se transmettent de génération en génération.

Les diverses cultures des peuples, des races ou des régions, influencent même les églises « évangéliques »

Dans le domaine de la foi, chaque individu peut aussi avoir des idées, des conceptions ou des comportements, personnels, qui ne sont pas toujours passés au crible de la Parole écrite de Dieu.

Il est donc important d’examiner sérieusement où nous en sommes, non par rapport à une église, une dénomination ou un leader spirituel, mais par rapport à Dieu et à ce que Jésus enseigne.

Examinons toutes choses !

En sommes nous capables ? Assez courageux pour décider de choisir notre chemin ?

Dieu nous place toujours devant un choix, il n’oblige personne à le servir, il nous exhorte simplement à bien réfléchir, afin de prendre la bonne décision.

Il dit : J’ai mis devant toi le chemin de la vie et le chemin de la mort. Choisis le chemin de la vie afin que tu vives.

Un véritable examen doit réunir plusieurs éléments :

Le temps de la recherche et de la réflexion, un cœur honnête et sincère, un esprit sans à priori, des références de comparaison sures, la décision ferme d’une réelle remise en cause, le courage de changer si c’est nécessaire. C’est souvent sur ce dernier point que nous hésitons car il est toujours difficile de se démarquer des coutumes et des habitudes que nous pratiquons depuis des années, comme la majorité des personnes qui nous entourent, surtout par nos proches.

Pour ne parler que du monde « chrétien », mais cela est aussi vrai pour les autres religions, ainsi que pour le monde politique et social, les gens se laissent « formater », couler dans un moule unique, une pensée unique, un modèle unique. On assiste bien à quelques velléités de sortir du « système » imposé, mais ces bonnes dispositions sont vite étouffées par la pression générale.

Bon, il ne s’agit pas de vouloir être différent à tout prix, mais en ce qui nous concerne, nous qui professons être disciples de Christ, il est nécessaire de savoir ce qu’il en est de notre relation avec Lui, notre Sauveur, notre Seigneur et notre Maître, Celui auquel nous confessons appartenir. Qu’en est t’il de notre obéissance à ses enseignements, sa Parole ?

L’apôtre Paul a écrit :

Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous? à moins peut-être que vous ne soyez réprouvés. 2 Corinthiens 13.5

Il s’agit donc en premier lieu de nous sonder nous mêmes par un examen personnel qui nous permettra, avec des moyens appropriés, de faire le point au sujet de notre santé spirituelle, comme un check-up médical qui met en évidence notre état de santé physique.

Puis, lorsque nous aurons fait cette recherche pour nous mêmes devant Dieu, nous pourrons juger les choses qui concernent l’église que nous fréquentons.

Une personne m’écrivait dernièrement les paroles suivantes :

Cher frère
Je suis à la recherche d’une étude sur le jugement et la critique dans l’église. je remarque de plus en plus que beaucoup de pasteurs utilisent des formules toute faites comme « il ne faut pas juger » pour faire taire tout le monde. Du coup les paroissiens n’osent plus donner leur avis ou dénoncer ce qui n’est pas biblique.
Pouvez-vous m’aider?

Nous avons le droit et même le devoir de vérifier si ce qu’on nous enseigne est conforme aux préceptes et aux instructions du Seigneur Jésus-Christ.

Le livre des Actes contient un exemple souvent cité comme une référence :

Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique; ils reçurent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Ecritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. Actes 17.11

L’apôtre Paul ne s’y est pas opposé sous prétexte qu’il était mandaté par le Seigneur et accompagné par le témoignage puissant de l’Esprit de Dieu. Au contraire, il recommandait la prudence et la vigilance.

Mais examinez toutes choses; retenez ce qui est bon. 1 Thessaloniciens 5.21

L’apôtre Jean nous met aussi en garde :

Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu, car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. 1 Jean 4.1

Eprouver, juger, si ce qu’on enseigne et pratique dans une église est conforme à la doctrine de Christ, est indispensable et instamment recommandé. C’est une règle élémentaire.

Cependant, si examiner toutes choses est nécessaire, l’esprit dans lequel nous le faisons doit être spirituel et non animé d’un zèle amer.

Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique.Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix. Jacques 3.14-18

Il existe hélas trop souvent ce qui est appelé « un esprit critique » dans le sens négatif, un esprit de contradiction systématique, décrit dans le livre des Proverbes :

Celui qui se tient à l’écart cherche ce qui lui plaît, Il s’irrite contre tout ce qui est sage.
Ce n’est pas à l’intelligence que l’insensé prend plaisir, C’est à la manifestation de ses pensées. Proverbes 18.1-2

La version de la Bible en français courant, nous aide à mieux comprendre la raison pour laquelle certains se plaisent à s’isoler dans une opposition systématique :

Celui qui ne cherche que son intérêt s’isole des autres, il s’irrite quand on lui propose de l’aide.
Ce qui intéresse le sot n’est pas de comprendre, mais de faire étalage de son opinion.

Nous devons donc veiller à avoir des sentiments nobles et spirituels, comme l’écrit encore l’apôtre Paul :

Si nous vivons par l’Esprit, marchons aussi selon l’Esprit. Ne cherchons pas une vaine gloire, en nous provoquant les uns les autres, en nous portant envie les uns aux autres.
Frères, si un homme vient à être surpris en quelque faute, vous qui êtes spirituels, redressez-le avec un esprit de douceur. Prends garde à toi-même, de peur que tu ne sois aussi tenté.
Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ.
Si quelqu’un pense être quelque chose, quoiqu’il ne soit rien, il s’abuse lui-même.
Que chacun examine ses propres œuvres, et alors il aura sujet de se glorifier pour lui seul, et non par rapport à autrui; car chacun portera son propre fardeau. Galates 5.25 – 6.5

S’examiner soi-même.

C’est le premier point par lequel nous devons commencer :

Où en suis-je personnellement devant Dieu et en Christ ?

Chacun doit regarder avec attention ce qu’il fait. S’il trouve une raison d’être content de lui, il doit la trouver en lui seul, sans se comparer aux autres.
Oui, chacun sera responsable de ses actes. Galates 6.4

C‘est parce que les chrétiens de Corinthe négligeaient ce principe qu’ils tombaient sous le jugement de Dieu :

Que chacun donc s’examine soi–même et qu’il mange alors de ce pain et boive de cette coupe ; car si quelqu’un mange du pain et boit de la coupe sans reconnaître leur relation avec le corps du Seigneur, il attire ainsi le jugement sur lui–même. C’est pour cette raison que beaucoup d’entre vous sont malades et faibles, et que plusieurs sont morts.
Si nous commencions par nous examiner nous–mêmes, nous éviterions de tomber sous le jugement de Dieu. Mais nous sommes jugés et corrigés par le Seigneur afin que nous ne soyons pas condamnés avec le monde. 1 Corinthiens 11.28-32

Il est indispensable que nous réalisions l’importance d’un examen personnel devant Dieu et cette démarche demande un cœur humble et disposé à obéir au Seigneur. Si nous sommes honnêtes Il nous montrera certainement ce qui doit être rectifié dans notre vie et il nous donnera la force et le courage de le faire.

Commençons donc par examiner et ce qui ne va pas dans notre propre vie, après nous saurons comment faire avec les autres, comme il est écrit :

Tu crois être un guide pour les aveugles, une lumière pour ceux qui sont dans l’obscurité, un éducateur pour les ignorants et un maître pour les enfants, parce que tu es sûr d’avoir dans la loi l’expression parfaite de la connaissance et de la vérité.
Eh bien, toi qui fais la leçon aux autres, pourquoi ne la fais–tu pas à toi–même ? Romains 21.19-21

Des moyens spirituels.

Si nous sommes dans de bonnes dispositions du cœur, selon ce que nous venons de lire ci-dessus, nous serons aussi attentifs aux moyens que nous utiliserons et dans le domaine qui nous intéresse ici, ils nous sont indiqués dans la Bible.

En premier, nous disposons des Saintes Lettres, l’Ecriture inspirée de Dieu, comme l’écrit l’apôtre Paul.

… tu connais les saintes lettres, qui peuvent te rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ. Toute Ecriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice … 2 Timothée 3.15-16

La Parole de Dieu est un critère sûr, la règle de mesure qui nous permet d’avoir une analyse juste.

Car la parole de Dieu est vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du cœur.

Le Saint-Esprit nous apporte aussi une aide précieuse par son témoignage.

Dans certaines situations, le don spirituel du discernement des esprits est très approprié et efficace.

Enfin, le bon sens et une intelligence éclairée, seront des compléments très utiles dans notre recherche de la vérité. Ce que l’apôtre Jacques appelle : la sagesse d’en haut.

Mais revenons aux points mentionnés plus haut, concernant la disposition de notre cœur pour cette démarche:

Prendre le temps.

Souvent ma femme me reproche de passer trop vite dans les expositions et surtout devant les vitrines des magasins. Je vois les choses mais je ne les regarde pas.

Nous ne consacrons pas suffisamment de temps pour confronter nos pensées, nos croyances et nos pratiques à la parole de Dieu.

Apprenons à nous tenir tranquillement dans sa présence, lisant et méditant les Ecritures. Alors le Saint-Esprit mettra en évidence dans notre esprit les paroles qui agiront comme une lampe éclairant notre être intérieur, jugeant nos sentiments, nos pensées et nos âmes.

Nulle créature n’est cachée devant lui, mais tout est à nu et à découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. Hébreux 4.12-13

Une conscience sensible.

Jésus reprochait aux pharisiens leur mauvaise conscience. Ils avaient le cœur endurci. Ils refusaient de changer.

Car le cœur de ce peuple est devenu insensible; Ils ont endurci leurs oreilles, et ils ont fermé leurs yeux, De peur qu’ils ne voient de leurs yeux, qu’ils n’entendent de leurs oreilles, Qu’ils ne comprennent de leur cœur, Qu’ils ne se convertissent, et que je ne les guérisse. Matthieu 13.15

Dans ce domaine particulier d’un examen personnel, il faut être très attentif et perspicace, car il ne s’agit pas seulement de juger nos actes, mais aussi nos pensées et nos sentiments et cela demande une conscience éclairée.

L’apôtre Paul écrit que les incrédules de ce siècle ont l’intelligence obscurcie.

Les païens, qui marchent selon la vanité de leurs pensées, ont l’intelligence obscurcie, ils sont étrangers à la vie de Dieu, à cause de l’ignorance qui est en eux, à cause de l’endurcissement de leur cœur. Ephésiens 4.17-18

Lorsque nous sommes éclairés et interpellés par la Parole de Dieu et par le Saint-Esprit et que nous refusons d’écouter, sous de nombreux prétextes, notre conscience s’obscurcit, la lampe s’éteint.

Un cœur honnête.

Jésus dit que sa parole agit comme une semence qui porte son fruit, lorsqu’elle tombe dans une bonne terre :

Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance. Luc 8.15

Nous pouvons nous cacher derrière des arguments fallacieux, des faux raisonnements et nous tromper nous mêmes. C’est de la mauvaise foi !

Adam a dit : C’est la femme … La femme a répondu : c’est le serpent …

Nous savons trouver de bonnes excuses à nos faiblesses et à notre négligence. Mais écoutons Dieu :

Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l’écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements. Jacques 1.22

Pas d’a priori.

Ne nous laissons pas influencer par nos propres conceptions ou celles des autres. Il est important d’examiner sans parti pris les situations, les enseignements ou les pratiques. Le fait d’appartenir ou d’être attaché à un mouvement, une dénomination, une religion ou une église, est souvent un facteur qui limite notre indépendance de jugement. On voit les choses à travers un prisme déformant.

Je lisais dernièrement les arguments d’un enseignant connu dans les milieux baptistes, au sujet du « parler en langues » et je me demande encore comment on peut être de si mauvaise foi en détournant le sens véritable des Ecritures ou en ne les citant que partiellement. C’est un exemple de jugement tronqué lié au fait d’un enseignement théologique erroné et dangereux qui déforme les Ecritures.

Il est clair que cet homme, à cause de sa formation théologique et intellectuelle, a cherché à détruire la foi au sujet d’un don spirituel qui ne lui plait pas parce qu’il fait partie des choses mystérieuses et folles, dont parle l’apôtre Paul, incompréhensibles à ceux dont l’approche est uniquement naturelle.

L’homme qui ne compte que sur ses facultés naturelles est incapable d’accueillir les vérités communiquées par l’Esprit de Dieu : elles sont une folie pour lui ; il lui est impossible de les comprendre, car on ne peut en juger que par l’Esprit. 1 Corinthiens 2.14

Il est difficile d’être impartial, mais c’est indispensable si nous voulons être éclairés par la vérité dans notre recherche de ce qui est scripturaire.

Toute chose, toute personne, tout esprit.

Rien, ni personne ne peut se soustraire à l’épreuve de la Parole de Dieu, ni au jugement sain et spirituel des autres. Aucun prophète, aucun docteur, aucun apôtre, aucun pasteur, aucune église, aucune pratique, rien ne doit être exclu. Non seulement nous avons le droit, mais aussi le devoir, d’examiner toute chose !

Une personne naïve croit tout ce qu’on lui dit. Mais celle qui est prudente commence par réfléchir. Proverbes 14.15

Tout doit être confronté à la doctrine de Christ.

Celui qui ne reste pas dans les limites de ce que le Christ a enseigné, mais s’aventure au–delà, n’a pas de communion avec Dieu. Celui qui reste fidèlement attaché à cet enseignement, reste uni au Père comme au Fils. 2 Jean 1.9 (traduction du Nouveau Testament d’A.Kuen, Parole vivante)

Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui, étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi, d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces. Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. Colossiens 2.6-8

C’est donc un devoir d’examiner ce qui nous est enseigné et non seulement, mais encore les prophéties, les comportements, les pratiques dans les assemblées, et même les miracles.

Gardez-vous des faux prophètes. Ils viennent à vous en vêtements de brebis, mais au dedans ce sont des loups ravisseurs.Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte pas de bons fruits est coupé et jeté au feu. C’est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Matthieu 7.15-20

Dans les systèmes religieux, c’est comme en politique, il y a des beaux parleurs et d’éloquents discoureurs, mais ce qui compte ce ne sont pas les discours, c’est le fruit, le mode de vie qui correspond à l’enseignement de Christ.

Retenez ce qui est bon.

Dans sa mise en garde aux disciples, l’apôtre Paul fixe la règle juste de tout examen spirituel. Il n’est pas dupe, ni naïf. Il sait que tout n’est pas parfait dans l’église, même dans la prophétie, mais il y a de bonnes choses qui doivent être reconnues avec honnêteté, des choses qui nous encouragent à persévérer dans la prière, sans désespérer d’un changement en faveur de la vérité.

Personne n’est parfait, ni aucune église, personne ne prophétise parfaitement, tout enseignant est limité dans ses analyses. L’apôtre écrit que « nous connaîtrons parfaitement, seulement lorsque ce qui est parfait sera venu ».

Dans cette attente nous devons nous comporter avec sagesse, prudence, charité. Inspirons nous de la parole de Dieu donnée par le prophète :

Ainsi parle l’Eternel: Quand il se trouve du jus dans une grappe, On dit: Ne la détruis pas, Car il y a là une bénédiction! J’agirai de même, pour l’amour de mes serviteurs, Afin de ne pas tout détruire. Esaïe 65.8

Une personne me demandait pourquoi Dieu n’intervenait pas pour redresser ce qui n’est pas conforme aux instructions de Christ dans les églises. Je lui ai répondu sous forme de boutade : Dieu fait avec !

Mais ce n’est pas qu’une boutade. Nous remarquons que Dieu accomplit son œuvre avec des hommes et des femmes imparfaits et nous pouvons affirmer que les plus fidèles ont aussi leurs failles. Pourtant Dieu fait avec !

Cependant, cela ne veut pas dire que nous devons être résignés, au contraire, soyons vigilants et persévérants, examinons et agissons dans le but de rétablir ce qui est vrai et juste, conforme à la pensée de Christ.

Souvent, nous devrons trancher avec une ferme conviction établie sur le fondement solide de la Parole de Dieu, avec le témoignage du Saint-Esprit.

Nous serons parfois amenés à nous séparer de ceux qui persévèrent dans leur obstination.

Dénoncer l’erreur n’est pas chose aisée, quitter un groupe ou une « église » n’est pas toujours évident, mais parfois nécessaire. Choisir une église n’est pas facile. J’ai été amené à le faire, et le choix doit être déterminé sur des critères solides. J’en parle dans un autre article. (Choisir son église)

Cependant, soyons humbles, miséricordieux et patients comme Dieu l’est envers nous.

Ma conclusions sera cette parole de l’apôtre Jacques souvent citée :

Lequel d’entre vous est sage et intelligent? Qu’il montre ses œuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse. Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité. Cette sagesse n’est point celle qui vient d’en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique.
Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. La sagesse d’en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d’hypocrisie. Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix. Jacques 3.12-18

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse

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Être sacrificateur pour Dieu. Pasteur Jean-Paul Zolésio

 

 

Apocalypse 1.5-6

ADD Antibes

Message du dimanche 21 juillet 2019

Pour les commentaires ou questions, c’est ICI

Le Seigneur a séparé ses enfants pour les rendre participants de son œuvre:

ils sont sacrificateurs et nous analysons sept caractéristiques du service

dans lequel le Seigneur veut voir prospérer ses enfants:

ils offrent des victimes spirituelles, ils font connaitre les merveilles de Dieu,

ils bénissent, ils encourage dans le combat et aident à lever les yeux

vers la délivrance, ils président à l’action de grâce qui est la nourriture solide

du croyant, celle qui fortifie, ils deviennent obéissant en participant

à répandre la connaissance du sacrifice parfait de Jésus.

Références bibliques:

Ephésiens 4.17-24 , Hébreux 3.12-14 , Apocalypse 1.5 

Cantique des Cantiques 8.4 , 1 Pierre 2.5 , 1 Pierre 2.9

Nombres 6.22-27 , Ephésiens 1.1 , Ezéchiel 2.26

Ezéchiel 2.30 , Deutéronome 20.1-4 , Jacques 1.18

1 Thessaloniciens 5.17 , Lévitique 7.11-14 , 1 Pierre 1.1-2

Lévitique 8.30 ,Lévitique 10.18 , Lévitique 14.27

Bonne écoute!

Que Dieu vous bénisse

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7 Fausses doctrines. Pasteur Guillaume Pitiddu 

 

 

 

1 Timothée 4.1-2

 

Eglise Evangélique

Paris XV

1

 

Références bibliques:

1 Timothée 4.1-3 , Jean 1.14-17 , Romains 6.1-4

Genèse 12.1-3 , Galates 3.14 , 2 Corinthiens 8.9

2 Corinthiens 8.14 , Matthieu 26.11 , Marc 10.30 

Luc 10. 25-37, Romains 10.17 , 2 Corinthiens 9.7-10

Jacques 4.3 , Philippiens 4.6 , Luc 22.42

Matthieu 6.24-34 , Exode 20.6 ,  Jean 9.1-3

1 Jean 3.8 , 2 Corinthiens 6.14-18 , Esaïe 54.17

Bonne écoute!

 

2

 

Références bibliques:

1 Timothée 4.1-3 , Marc 16.16 , 1 Pierre 3.21-22

Apocalypse 2.14-15 , Nombres 25.1-9 , Actes 6.5

Deutéronome 18.10-13 , Luc 16.19-31 , Philippiens 3.18-19

1 Corinthiens 1.17-19 , Luc 18.16-17 , Hébreux 12.1-2

Romains 10.9  , 1 Corinthiens 13.5

Bonne écoute!

Que Dieu vous bénisse

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Vivre les derniers temps. Pasteur Jacques Imobersteg

 

 

 

apocalypse 1.1-2

 

ADD Genève

Ce message est une réflexion sur la fin des temps

à partir de l’histoire de Noé et de Lot…

 

Références bibliques:

Luc 17.20-31 , Apocalypse 1.1 , Genèse 6.11-12

Luc 17.28 , Ezéchiel 16.49 , 2 Pierre 2.7

Hébreux 11.7 , 2 Pierre 2.7-8 , Genèse 13.7-9

Genèse 13.10 , Genèse 13.11-13 , Osée 7.10-11

Genèse 14.12 , Genèse 14.1-12 , Genèse 14.13-16

Genèse 19.1, Genèse 18.2 , Genèse 19.1-3

Genèse 19.3-11 , Genèse 19.12-14 , Genèse 19.16

Genèse 19.17-20 , 1 Corinthiens 3.14-15 

Hébreux 11.7 , Matthieu 7.23

Bonne écoute!

 

Que Dieu vous bénisse

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Série : Jésus l’a dit (1-4) . Pasteurs Daniel Pottier et Samuel Balverde 

 

 

Jean 14.12-14

Eglise Lille Métropole

Voici une série de prédications données lors des cultes

 durant l’été , je rajouterais les vidéos au fur et à mesure.

Soyez béni(e)s

1

Demandez quelque chose

en mon nom.

Message apporté 

le dimanche 30 juin 2019.

Référence biblique:

Jean 14.12-14

Bonne écoute!

 

 

2

 

 À chaque jour

suffit sa peine.

 

Message apporté 

 le dimanche 7 juillet 2019.

Référence biblique:

Matthieu 6.34

Bonne écoute!

 

 

3

 

dans les petites choses.

 

Message apporté

le dimanche 14 juillet 2019.

Référence biblique:

Luc 16.10

Bonne écoute!

 

4

 

 Ne jugez pas !

Message apporté par Samuel Balverde

dimanche 21 Juillet 2019.

Référence biblique:

Matthieu 7.1-29

Bonne écoute!

Que Dieu vous bénisse

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Ne crains pas, crois seulement ! Pasteur Henry Linderman

 

 

 

Matthieu 28.18-20

 

Eglise Evangélique

Vie Nouvelle Paris.

Références bibliques:

Marc 5.22-24 , Marc 5.35-43 , Marc 5.36

Matthieu 28.18 , Matthieu 18.11 , 2 Samuel 11.1-12.25

Psaume 51.1-12 , Matthieu 26.31-35 , Matthieu 18.21-22

1 Jean 2.1 , Hébreux 7.25 , Jean 5.22

Philippiens 2.6-8 ,  Romains 8.9 , Romains 8.14

Genèse 1.1 , Jean 1.1 , Colossiens 2.8-9

Jacques 4.8 , Actes 10.34 , Hébreux 11.6

Luc 18.1-8 , Actes 12.1-11 , Marc 11.12-14

Marc 11.20-24 , Psaume 103 , Psaume 91

Psaume 103.1-5 , Luc 23.41 , Ecclésiaste 9.5

Luc 16. 22-31 , Luc 19.1-10 , Jean 8.7-11

Jacques 2.10 , Romains 5.1-2 , Romains 3.25

Jude 1.20-24 , Actes 2.1-4 , Actes 10.44 , Actes 19.5

1 Corinthiens 14.4-5, 1 Corinthiens  5.18

Romains 10.8-13 ,  Hébreux 3.5-6

Hébreux 10.38-39 , Matthieu 18.20 

Bonne écoute!

Que Dieu vous bénisse

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Examinez vous vous même. Pasteur Jean-Blaise Amougou

 

 

2 Corinthiens 13.5.jpg

 

Eglise Evangélique

Vie Nouvelle Paris.

Références bibliques:

1 Pierre 3.1-4 , Matthieu 5.16 , 2 Corinthiens 13.5

 Luc 6.27 , Galates 5.17 , Matthieu 7.3

Psaume 139.23-24 , 2 Corinthiens 12.5 , 1 Corinthiens 4.1-5

Luc 18.13 , 2 Pierre 3.18 , Matthieu 5.16

Bonne écoute!

Que Dieu vous bénisse

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 Le discernement ( 1-2). Pasteur David Mastriforti

 

 

 

Ephésiens 4.29-30

 

Add Citadelle

1

Discerner 

Dimanche 16 juin 2019

Le discernement, atout majeur en période de confusion.
À l’heure des #fakenews, du #deepfake de la désinformation et du mensonge généralisé sur les réseaux sociaux, le pasteur David Mastriforti nous rappelle dans un premier message les fondements bibliques du discernement spirituel. Tout d’abord en nous préservant de l’imitation et du faux-jugement. Il nous donne des repères faciles à identifier pour nous garder des loups déguisés en brebis.

Références bibliques:

1 Thessaloniciens 5.16-21 , 1 Corinthiens 12.10 , 1 Timothée 3.8-13

1 Jean 4.1 , 1 Thessaloniciens 5.19-21 , 1 Thessaloniciens 5.11

1 Corinthiens 14.29 , 1 Rois 3.9 ,  Ephésiens 4.14

Ephésiens 6.11 , 1 Corinthiens 2.14 , Actes 2.12

Actes 2.16-21 , Joël 2.28-32, 1 Corinthiens 12 à 1 Corinthiens 14

1 Corinthiens 12.1-12 ,  Romains 12.6 , Jérémie 23.9-32

Jérémie 23.28 , Luc 3.17 , Actes 14.8-10

1 Timothée 5.22 , 1 Timothée 5.24 , Actes 16.16-18

1 Corinthiens 14.18-19 , 1 Corinthiens 2.11 , Matthieu 7.15-19

1 Jean 4.1-6 , Jean 10.10 , Jacques 3.13-18 

1 Corinthiens 12.3 , Actes 10.46 , Jean 16.14

Jude 1 , 2 Pierre 2.18

Matthieu 10.16 , Jacques 1.14

Bonne écoute!

2

Dimanche  juin 2019

 Le discernement 

Nous poursuivons avec le pasteur David Mastriforti l’étude du discernement spirituel. Si dans les vieux westerns, le monde est abordé de façon binaire : le noir et blanc, les bons et les méchants, chacun facilement identifiable, le monde dans lequel nous vivons, nous fait nous confronter à des questions éthiques et morales délicates.
Nous verrons que le discernement spirituel demande du temps, de l’expérience, des repères et une vision dynamique, en devenir, du problème abordé.

Références bibliques:

Hébreux 5.11 à Hébreux 6.3

1 Timothée 3.6 

Bonne écoute!

Que Dieu vous bénisse

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Éphésiens 6.23-24

 

 

Éphésiens 6.23-24.jpg

 

23 Que la paix et la charité avec la foi soient données aux frères

de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-Christ!

24 Que la grâce soit avec tous ceux qui aiment

notre Seigneur Jésus-Christ d’un amour inaltérable!

Éphésiens 6.23-24

Que Dieu vous bénisse

*.=*.=*.=*.=*.

 

 

 

 

A la recherche de l’enfance perdue. Pasteur David Loriero

 

 

Matthieu 11 .28

 

ADD Evreux

Message d’évangélisation

du dimanche 7 juillet 2019.

Références bibliques:

1 Samuel 2.18-26 , 1 Samuel 2.26 , Éphésiens 5.16 a

Matthieu 6.24 , Genèse 12.1 , Psaume 32.8

Apocalypse 21.9 , Matthieu 11.28

1 Samuel 16.11 , Psaume 51.5

Bonne écoute!

Merci de cliquer ici

pour écouter le message

Que Dieu vous bénisse

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Connaître le Secours de Dieu. Pasteur David Bouyou

 

Psaume 34 .6-8

 Eglise Evangélique

Amiens

Message du dimanche 07 juillet 2019

Références bibliques:

Marc 9.14-27 ,  Matthieu 15.21-28 , Psaume 34.6

Matthieu 19.14 , Matthieu 15.23 , Matthieu 15.24

Matthieu 15.26 , Psaume 54.4 , Psaume 121.1

1 Samuel 7.12 , Actes 4.11 , Osée 4.6

Osée 6.3 , Osée 6.6

Bonne écoute!

Que Dieu vous bénisse

*.=*.=*.=*.=*.

 

 

 

Le règne de Dieu. Pasteur Nathanaël Koudougou

 

 

Psaume 93.1-2

 

Eglise Evangélique

Aix-en-Provence

Message d’exhortation

du mardi 14 mai 2019

Références bibliques :

Psaume 9.7-8 , Psaume 29.10 , Psaume 146.10

Psaume 93.1 , Psaume 103.19 , Exode 15.18

Jean 18.36 , Actes 16 , Actes 16.25-34

Psaume 27.3 , 1 Samuel 23.15-18 , Esaïe 12.2

Romains 8.28 , Matthieu 6.10 , 1 chroniques 17.14

Esaïe 9.6-7 ,  Matthieu 1.1 , Matthieu 4.17

Luc 17.20 , Jean 12.14 , Ephésiens 3.20

Bonne écoute!

Que Dieu vous bénisse

*.=*.=*.=*.=*.

 

 

 

 

 

Coeur et Vision – Un Cœur pour (1-8). Eglise Evangélique Amiens

 

Deutéronome 10.12-13

Eglise Evangélique

Amiens

1

Un Cœur pour Bâtir.

Pasteur Tony Tornatore

Service du 05/05/2019

Bonne écoute!

2

Un Cœur pour Servir.

Par Matthieu Gibert

Service du 12/05/2019

Bonne écoute!

3

Un Cœur pour Donner.

Pasteur David Bouyou

Service du 12/05/2019

Bonne écoute!

 

4

Un Coeur pour Prier.

Pasteur David Bouyou

Service du 02/06/2019

Bonne écoute!

 

5

Un Cœur pour Célébrer.

Pasteur Claude Biville

Service du 16/06/2019

Bonne écoute!

 

6

Un Cœur pour Aimer.

Pasteur Tony Tornatore

Service du 23/06/2019

Bonne écoute!

 

7

Un coeur pour célébrer !

Retour en vidéo sur notre célébration de dimanche dernier,
un moment historique pour notre Eglise. Nous croyons que
Dieu a été, est et demeurera fidèle. Ce qu’Il a commencé
et fait par le passé, Il va le poursuivre et l’achever !
Musique : Extrait de « Do it Again » / Elevation Worship

Traduction française :

« J’ai vu Ta main, bouger les montagnes,
et Dieu je crois, que Tu le feras encore !
Tu as ouvert un chemin pour Nous,
et Dieu je crois, que Tu le feras encore ! »
Ce qui déplace la montagne, ce qui crée un chemin,
c’est la puissance de Celui en qui nous plaçons notre foi
et que nous célébrons semaine après semaine !

Bonne écoute!

 

8

Un Cœur pour s’Engager.

Par Richard Hwialkoski

Service du 30/06/2019

Bonne écoute!

 

Que Dieu vous bénisse

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A quoi servent les réunions ? Pasteur Roger Copin

 

 

Matthieu 18.19-20

 

 

Article publié le 20 novembre 2010

Matthieu 18.15-20

J’aimerais revenir ce matin sur des vérités toutes simples. J’y reviens parce que je pense que le Seigneur me demande d’y revenir. Ce n’est pas par simple fantaisie que j’aimerais aborder avec vous le sujet de ce jour, mais je le répète, parce que je crois que le Saint-Esprit a imposé cette pensée à mon cœur et ce qui compte pour le peuple de Dieu, c’est qu’il ait au temps convenable la nourriture spirituelle qui lui est nécessaire.

Avant de parler d’éducation, d’instruction spirituelle, je dirais qu’au sens tout court de l’éducation et de l’instruction, bien des jeunes gens et des jeunes filles ne suivent pas, parce qu’on vous dira, on vous redira qu’il manque des bases élémentaires, essentielles à une instruction plus poussée.

Dans le domaine de l’instruction de nos enfants, nous n’avons guère d’espoir de les voir aller plus loin s’ils manquent de ces bases élémentaires; et je crois qu’en ce qui nous concerne, nous chrétiens, souvent nous nous arrêtons, nous ne progressons plus, nous ne digérons plus, nous n’assimilons plus la nourriture plus solide, parce que nous manquons de ces bases qui nous paraissent tellement simples quand on en parle, mais que nous avons tellement de mal à mettre en pratique.

Le sujet de ce matin pourrait porter ce titre : «Les réunions, pourquoi ?». Pourquoi sommes-nous ici ce matin? Nous aurions pu rester chacun chez soi et pendant une heure ou deux adorer le Seigneur; pourquoi sommes-nous ici ce matin ?

Cet après-midi ou le dimanche après-midi, nous pourrions rester encore chacun chez soi et avoir de bonnes pensées pour les âmes qui se perdent, pour les malades qui ont besoin d’être guéris, voire pour le prédicateur de l’Evangile afin que Dieu le bénisse.

Pourquoi les réunions d’évangélisation? Pourquoi les réunions de prières? Nous pourrions le mardi soir ou le soir de la réunion de prières, si dans votre église, cette réunion se tient un autre jour, nous pourrions le soir des réunions de prières rester à la maison et passer une heure ou deux en prière devant le Seigneur.

Pourquoi donc les réunions de prières ? Pourquoi les réunions d’études biblique ? alors que pendant une heure, le soir de l’étude biblique, nous pourrions rester à la maison avec notre Bible et un bon commentaire biblique.

Eh bien, voilà des vérités toutes simples mais qui font parti des bases de la vie chrétienne; et quand un enfant de Dieu manque de ces bases-là, quelles que soient les illusions qu’il puisse se faire sur son état spirituel, sa croissance, son développement spirituel sont stoppés.

Ainsi, une des premières réponses bibliques à notre «pourquoi», nous l’avons dans le texte que nous venons de lire. C’est Jésus qui dit : «Là où deux ou trois – Jésus parle de la plus petite réunion, parce que pour former une réunion, il faut au moins être deux – sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux».

Bien sûr que le Seigneur Jésus est dans la chambre du chrétien malade qui aimerait être à la réunion et qui malgré toute sa bonne volonté, n’en a pas la force; bien sûr que le Seigneur est avec ce frère-là ou cette sœur-là.

Le Seigneur est aussi avec le chrétien isolé qui n’a pas de moyen de communication pour se rendre dans un lieu de culte. Le Seigneur est là avec tous ceux et toutes celles qui souhaiteraient s’assembler avec leurs frères et sueurs, mais qui ne le peuvent pas, parce qu’il y a des empêchements majeurs.

Néanmoins, Jésus attache une promesse particulière au fait d’être assemblés en son nom : «Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au-milieu d’eux». Cette présence de Jésus nous est plus ou moins sensible.

Cette présence de Jésus se manifeste plus ou moins, car, ne l’oublions jamais mes frères et sœurs la manifestation en nous de la présence de Jésus est aussi fonction des dispositions intérieures qui nous animent.

Si je veux ce matin que la présence de Jésus se manifeste à mon cœur, qu’elle se manifeste dans ma vie, il faut que je rentre en moi-même, que je m’examine devant lui et que je me demande devant lui – c’est tout simple, mais permettez-moi de vous dire que chacun se pose la question:

«Suis-je ici au nom du Seigneur, suis-je ici de la part du Seigneur, suis-je ici pour le Seigneur ?»; parce que c’est bien la condition qu’il pose : «là où deux ou trois sont assemblés EN MON NOM, de ma part, à cause de moi, pour moi, je suis au milieu d’eux».

Je ne m’étendrai pas longuement sur ce récit de l’évangile que vous connaissez par cœur. Quand le Seigneur Jésus a guéri la femme malade depuis douze ans, l’évangile nous dit que le Seigneur Jésus sentit qu’une force était sortie de lui; et ailleurs, l’évangile nous dit : «une force sortait de lui et les guérissait tous». Donc, la force du Seigneur ce jour-là n’était pas limitée à une personne.

Comment se fait-il que seulement une femme ce jour-là a reçu la guérison; Pierre l’a dit : «Mais Seigneur, tout le monde te presse, la foule t’entoure, elle te presse, pourquoi dis-tu : qui m’a touché?».

Eh bien, dans cette foule qui bousculait, qui pressait Jésus, il n’y avait qu’une femme et si l’évangile ne le disait pas, on n’oserait pas l’affirmer, il n’y avait qu’une femme dont les dispositions de cœur ont permis à Jésus de déployer envers elle, son pouvoir de guérison.

Pourtant Jésus était là. Il y était. Nous avons tort, mes frères et sœurs, lorsque nous disons : «Oh, le Seigneur n’était pas là ce matin ou le Seigneur n’était pas là ce soir»; ça me rappelle une petite histoire militaire d’un garçon qui disait à l’officier de service : «Mon capitaine, ce n’est pas bon» et l’officier de répondre : «Jeune homme, vous devriez dire : je n’aime pas ça, parce que voyez tous vos camarades mangent ce que vous ne mangez pas».

Nous avons tort quand nous disons :

«Le Seigneur n’était pas là». Je crois que nous ferons davantage de bien si nous nous disions : «Seigneur, comment se fait-il que tu ne t’es pas manifesté dans ma vie ce matin, qu’y avait-il qui n’allait pas chez moi, pourquoi est-ce que je suis sorti de la réunion vide, pourquoi est-ce que j’en suis sorti plus vide que lorsque j’y suis entré».

Si au lieu de résoudre nos problèmes à la légère en faisant Dieu menteur, parce que Jésus a dit qu’il y serait; dire : «Jésus n’était pas là », ça revient à dire qu’il a oublié, qu’il ne s’est pas souvenu qu’il y avait une réunion, ça revient à dire qu’il a manqué de parole; non, moi je crois que Dieu est fidèle et que là où deux ou trois s’assemblent en son nom, il est au milieu d’eux.

Alors, quand ça n’a pas marché chez nous, nous devrions dire : «Seigneur, comment se fait-il, quel interdit y avait-il, non pas dans l’Eglise, mais dans ma vie, qu’y avait-il dans mes pensées, dans mes sentiments, dans mes dispositions de cœur qui n’allait pas?». «Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux».

Vous savez ce que dit le livre de 1’Apocalypse : «Je me tiens à la porte et je frappe; si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte» :

c’est donc qu’il est là; il est dehors, c’est vrai, il n’a déjà plus la première place, mais il est quand même là; il n’est plus à l’intérieur mais il est sur le seuil; «je me tiens à la porte et je frappe»,

donc il est là à condition que nous ne soyons pas trop sourds, à condition que nous ne fassions pas la sourde oreille : «Si quelqu’un entend ma voix et m’ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi».

Vous savez qu’il est aussi écrit dans l’évangile, qu’après sa résurrection, le Seigneur Jésus a fait un bon bout de chemin avec deux de ses disciples, donc il était là, il était là, c’est certain, mais l’Ecriture dit : «Leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître»; et pourquoi ne le reconnaissaient-ils pas ? Parce que ces hommes n’étaient pas dans la foi.

Ils ne croyaient pas que Jésus pût ressusciter d’entre les morts, pourquoi auriez-vous voulu qu’ils reconnussent en cet homme qui marchait à côté d’eux, la présence de Jésus; leur incrédulité plaçait un voile sur leurs yeux et à cause de cela, ils étaient empêchés de le reconnaître.

Je vous rappellerai aussi la réflexion de Youri Gagarine quand il est revenu de là-haut et qu’un plaisantin lui a dit : «Alors, avez-vous vu Dieu là-haut ?» Oh il a dit : « non, je ne l’ai pas vu, je n’ai même pas vu un ange»; évidemment, on l’a élevé dans la pensée athée que Dieu n’existe pas, pourquoi auriez-vous voulu que Gagarine ait la moindre notion de Dieu, alors qu’il était envoyé loin de notre planète pour faire quelques tours autour d’elle; ses dispositions intérieures ne le lui permettaient pas.

Mais l’apôtre Paul dit : «Les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle se voient comme à l’œil nu», pas besoin même de jumelles, de lunettes ni de télescope, « elle se voit comme à l’œil nu, quand on les considère dans ses ouvrages».

Tout ceci dit pour revenir à cette vérité, mes frères et sœurs que nous ne devrions jamais dire à la légère : «Le Seigneur n’était pas là»,

mais nous devrions croire au contraire que la raison majeure de nos rassemblements chrétiens, c’est la présence de Jésus; la présence de Jésus qui se manifeste plus particulièrement encore lorsque ses enfants prennent la peine de laisser quelquefois ce qui est légitime pour ce qui est plus important et de dire :

«eh bien ce matin, on va au culte, cet après-midi, on assistera à la réunion d’évangélisation; mardi, on ira à la réunion de prière; vendredi, on ira à l’étude biblique, parce que nous voulons rencontrer le Seigneur». «Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux».

Une seconde raison qui n’est pas moins importante que la première puisqu’elle en découle, nous l’avons dans le psau­me 133 «Voici, qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères, de demeurer ensemble»; il y a une version un peu plus précise qui, je crois, rend mieux la pensée du texte original «qu’il est agréable pour des frères d’habiter unis ensemble». «unis» non pas être à couteau tiré avec le voisin ou avec celle ou celui qui sont deux rangs devant ou deux rangs derrière. «Qu’il est agréable, qu’il est doux pour des frères, d’habiter unis ensemble», l’Ecriture dit : «C’est là que l’Eternel envoie sa bénédiction, la vie pour l’éternité».

«Mais Seigneur, pourtant, tu m’as déjà béni chez moi», amen! Dieu soit béni, c’est vrai; mais le Seigneur pourrait nous dire : «Si je t’ai béni chez toi, je veux encore le faire, mais je réserve une bénédiction particulière à mes enfants lorsqu’ils sont capables de se retrouver dans le même lieu et unis dans les liens du Saint-Esprit; c’est là que j’envoie ma bénédiction, que j’envoie la vie pour l’éternité».

Encore un exemple de l’évangile que vous connaissez bien. Après la résurrection de Jésus, les dix apôtres avaient éprouvé le besoin de se réunir; et pourtant, leur rassemblement devait être bien triste; ça devait être triste que cette réunion des apôtres après la mort de Jésus.

Ils s’étaient réunis sans grande conviction, ils se lamentaient, parce que pour eux, Jésus était mort et bien mort; ils avaient pris soin de verrouiller toutes les portes, parce qu’ils avaient peur des Juifs; vous voyez un peu le genre de réunion. On ne peut pas dire qu’il y avait la liberté spirituelle, mais, c’est au milieu d’eux que le Seigneur Jésus est apparu, c’est au milieu d’eux.

Il a manifesté sa puissance, il est apparu au milieu d’eux sans avoir besoin d’ouvrir une porte ou une fenêtre; mais Thomas qui n’était pas venu à la réunion, est-ce que le Seigneur Jésus lui est apparu dans son coin ? Nullement !

Le Seigneur Jésus ne s’est manifesté à Thomas que huit jours plus tard, quand il s’est joint au groupe des dix autres; alors là où il y avait onze hommes réunis, habitant ensemble dans l’unité, le Seigneur est apparu à nouveau et il a fait du bien à Thomas, il a fortifié la foi de Thomas et il a amené Thomas à ses pieds dans l’adoration : «Mon Seigneur et mon Dieu».

Le psalmiste disait encore : «Je suis dans la joie quand on me dit : Allons à la maison de l’Eternel »; «je suis dans la joie, ce n’est pas pour moi une corvée, je n’y vais pas à contrecœur, mais je suis dans la joie quand on me dit : « Allons à la maison de l’Eternel». Voici donc une seconde raison.

Une troisième raison.

La Parole de Dieu dit : «Que faire, mes frères, quand vous vous assemblez, les uns ou les autres ont-ils un cantique, une révélation, une langue, que tout se fasse pour l’édification»; et vous connaissez aussi ce verset de 1 Pierre 4/10 : «Que chacun de vous mette au service des autres les dons qu’il a reçus».

Si je reste chez moi, comment pourrais-je être édifié par les autres, je ne vais même pas essayer de résoudre cette question, je vous la pose. Si je reste chez moi, comment vais-je pouvoir être édifié par les autres?

Et si je reste chez moi, enfermé dans ma tour de haute spiritualité – parce que souvent c’est ce qui arrive n’est-ce pas; un serviteur de Dieu me disait sa peine il n’y a pas si longtemps, devant le changement qui se produit chez l’une de ses chrétiennes, il me disait : «Frère, à l’entendre parler, dans l’Eglise, il n’y a plus qu’elle qui est bien, les autres ne valent plus rien, elle est la meilleure de tous, elle fait mieux que tous, elle est au-dessus de tous les autres» – Alors, si j’adopte cette position, comment pourrais-je recevoir des autres, l’édification que le Seigneur veut me donner par leur moyen et comment pourrais-je les édifier ?

Lorsque le Seigneur nous a sauvés, mes frères et sœurs, il nous a donné une mesure de grâce, une mesure de grâce qui n’est pas pour nous seulement, une mesure de grâce qui est aussi pour les autres.

Lorsque le Seigneur nous a sauvés, il nous a donné une mine, non pas pour que cette mine soit enfouie dans la terre ou mise dans un linge, mais pour que nous la fassions valoir; et comment pouvons-nous faire valoir ce que le Seigneur nous a donné, si nous nous isolons, si nous vivons à part des autres ? C’est donc une troisième raison qui n’a pas moins d’importance que les deux premières.

Une quatrième raison:

C’est que les réunions doivent être pour nous une source de progrès spirituels. L’apôtre Paul disait aux Corinthiens : «Vous, quand vous vous réunissez vous manquez le but, parce que vous ne vous assemblez pas pour devenir meilleurs, vous vous assemblez pour devenir pires».

Laissons donc de côté le triste exemple des Corinthiens et retenons la parole de l’apôtre : «Vous ne vous assemblez pas pour devenir meilleurs»,

c’est donc le but. Je dois venir aux réunions pour devenir meilleur; je dois venir aux réunions pour faire des progrès ; je dois venir aux réunions pour remporter des victoires; parce que sachons-le, mes frères et sœurs, il y a des victoires qu’on ne remportera jamais seuls, jamais;

le Seigneur ne veut pas nous maintenir dans un état d’enfance, au point que nous ayons toujours et pour tout et en tout temps besoin des autres, au point que nous ne soyons jamais capables de prier, d’obtenir seuls des bénédictions, là n’est pas la pensée du Seigneur; mais, s’il y a des victoires spirituelles il y a des victoires physiques que l’on ne peut obtenir que dans la communion fraternelle.

Vous remarquerez le processus qu’on trouve dans la Parole de Dieu : «Quelqu’un parmi vous est-il dans la souffrance, eh bien qu’il prie, il peut le faire chez lui; quelqu’un est-il dans la joie, qu’il chante des cantiques, il peut le faire chez lui, il peut aussi le faire avec ses frères et sœurs dans les réunions; quelqu’un parmi vous est-il malade, qu’il appelle les anciens de l’église et que les anciens prient pour lui au nom du Seigneur».

Combien de fois n’avons-nous pas trouvé des enfants de Dieu qui nous ont dit : «Frère, je vous remercie d’être venu prier pour moi, je souffre tellement que je suis incapable par moi-même de prier le Seigneur», mais souvent je leur ai dit :

«Mon frère, ma sœur, mais le Seigneur l’a prévu, le Seigneur a prévu ces moments où nous ne pourrions pas nous en sortir tout seul et où nous aurions besoin de faire appel aux autres». On ne peut pas vivre seul.

Aujourd’hui, ce sont quelques frères et sœurs qui ont besoin de nous, alors, ne les oublions pas s’il vous plait, parce que demain, il se pourrait que nous ayons besoin d’eux ou il se peut encore qu’hier, nous avons eu recours à eux. Est-ce qu’aujourd’hui, ils peuvent avoir recours à nous? «Nous assembler pour faire mieux, nous assembler pour faire des progrès, nous assembler pour devenir meilleurs».

Le Seigneur Jésus disait encore : «Lorsque tu te présentes devant l’autel et que là, tu te souviennes que ton frère à quelque chose contre toi, eh bien avant de déposer ton offrande, va d’abord te réconcilier avec ton frère».

Si je ne suis pas capable de tendre à mon frère ou à ma sœur une poignée de mains, pensez-vous franchement que je suis capable de me servir de cette main pour prendre le pain, pour prendre la coupe? Et pourquoi est-ce que tant de vies chrétiennes sont stoppées depuis des mois, des années, je n’ose pas dire des dizaines d’années,

parce que nous nous sommes habitués à vivre dans l’amertume; nous nous sommes habitués à vivre dans la rancune; nous nous sommes habitués à vivre dans la haine et nous nous sommes habitués à manger le pain et à boire la coupe du Seigneur comme de parfaits inconscients; ça, c’est élémentaire, mais quand ça approche là, c’est terminé, il n’y aura plus de progrès possible.

Ainsi, tout à l’heure, nous allons manger le pain et boire la coupe, ça vaudrait la peine que nous nous posions cette question : «Est-ce que je serai capable à la fin du culte, de mettre ma main dans celle de n’importe quel frère de n’importe quelle sœur qui est ici; est-ce que je serai capable à la fin du culte de donner à n’importe lequel de mes frères, à n’importe laquelle de mes sœurs une cordiale poignée de mains?», eh bien, si nous répondons «non», nous devons en déduire logiquement que nous ne sommes pas dignes de manger le pain ni de boire la coupe du Seigneur.
Mais le Seigneur ne veut pas nous laisser sur un échec; il dit : «Que chacun donc s’éprouve soi-même». Si donc, nous nous éprouvons et que nous nous disions : «eh bien voilà, il y a six mois, il y a cinq ans, il y a dix ans que je n’ai pas salué tel frère ou telle sœur, eh bien Seigneur, avec ta grâce, je vais le faire aujourd’hui».

Alors aujourd’hui, je puis manger le pain et boire la coupe dignement.

Les réunions doivent être pour nous une source de progrès et si nous ne sommes pas capables, vous comme moi, de faire cela à la fin du culte eh bien, disons-nous qu’une fois de plus nous aurons perdu notre temps, une fois de plus, nous aurons entendu la voix du Seigneur et nous lui aurons fermé notre cœur; une fois de plus, nous nous serons rassemblés pour devenir pires; parce que chaque jour qui passe, chaque occasion qui nous est donnée ou bien vont nous élever ou bien ils vont nous abaisser; ou bien ils vont nous briser ou bien ils vont nous endurcir.

Alors ce matin peut-être pour nous une source de victoire comme ce peut être une fois de plus un pas supplémentaire dans la voie de l’endurcissement.

Une autre raison – et je vais bientôt terminer :

le psalmiste disait : «Je louerai l’Eternel de tout mon cœur dans la réunion des hommes droits et dans l’assemblée». La Parole de Dieu n’emploie pas des termes inutiles;

Elle emploie premièrement l’expression «hommes droits», elle emploie ensuite le mot «assemblée»; «Je louerai l’Eternel de tout mon cœur dans la réunion des hommes droits», donc là on peut être quelques-uns, en famille, entre amis, on se connait bien;

mais il y a aussi le mot «assemblée» et ce mot nous fait penser à un rassemblement plus vaste où il y a des gens que nous ne connaissons pas avec lesquels nous avons peut-être moins de contact; eh bien, la Parole de Dieu dit : «Je louerai l’Eternel de tout mon cœur dans la réunion des hommes droits et dans l’assemblée».

«Mais Seigneur, je le fais dans mon cœur, mais Seigneur, je le fais chez moi», mais le Seigneur nous dit : «mais est-ce que tu le fais dans la réunion des hommes droits, est-ce que tu le fais dans l’assemblée?», c’est écrit.

Une sixième raison, j’en ai déjà quelque peu parlé, Dieu veut que nous dépendions les uns des autres. Avez-vous remarqué dans le livre des Actes des apôtres: L’apôtre Paul est parti en mission envoyé par l’église d’Antioche et s’il y a un homme qui aurait pu se permettre de faire le franc-tireur et se passer de tous les autres, c’était bien lui!

Mais parce qu’il était ce qu’il était, il savait qu’on peut s’appeler Paul et ce n’est pas parce qu’on s’appelle Paul qu’on peut se passer des autres.

Il a été envoyé en mission par l’église d’Antioche et vous lirez vous-mêmes, nous n’avons pas le temps de le faire ici, mais relisez le livre des Actes, quand il revenait d’un voyage missionnaire, il revenait dans l’église d’Antioche et il rendait compte du travail qu’il avait effectué en mission.

L’homme de Dieu, le vrai, ce n’est pas celui qui pense qu’il peut tout faire tout seul et qu’il n’a besoin de personne mais c’est celui qui sait que dans l’œuvre de Dieu, on ne fait rien les uns sans les autres. Voilà une sixième raison qui justifie nos rassemblements chrétiens.

Et enfin :

Oh je ne voudrais pas terminer sur une note triste – les rassemblements ont pour but de permettre à l’église d’exercer la discipline. La discipline, ce n’est pas un malheur, la discipline, ce n’est pas une calamité, la discipline, ce n’est pas une catastrophe. La Parole de Dieu dit : «Celui qui se tient à l’écart cherche ce qui lui plait et il s’irrite contre tout ce qui est sage».

Voyez un peu ces enfants qui ont mal tourné, ce sont des enfants qui ont été élevés sans discipline, des enfants qu’on a gâtés quand on aurait du les corriger, des enfants qu’on a laissé faire quand on aurait du les reprendre, des enfants devant lesquels on a plié alors qu’on aurait du s’opposer à eux.

C’est pourquoi la Parole de Dieu dit: «Mon fils, ne méprise pas le châtiment du Seigneur quand il te reprend , c’est comme des fils que Dieu vous traite; alors si vous êtes exempts du châtiment auquel tous ont part, c’est que vous êtes des enfants illégitimes, c’est que vous n’êtes pas des enfants de Dieu».

Quand on vit en dehors de l’église, on n’a plus personne, plus personne pour nous dire : «Frère, tu as mal parlé, frère, tu as mal agi; sœur, ça ne va pas», on n’a plus personne; et un chrétien qui vit ainsi en dehors de l’Eglise, c’est un chrétien qui est menacé de mort spirituelle, parce que le Seigneur a dit que «les portes du séjour des morts ne prévaudraient pas contre l’église».

Que Dieu, mes frères et sœurs, nous permette donc de bien réaliser ce matin l’importance de nos rassemblements et tenons-y pour lui, pour sa gloire et pour le maintien de la communion fraternelle; tenons-y envers et contre tout; et si nous sommes animés de bons sentiments, si nous avons de bonnes dispositions, Dieu nous fera grâce à chaque fois que nous nous rassemblerons et nous verrons sa gloire éclater.

Pasteur R. Copin

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Que Dieu vous bénisse

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Michée 7.19

 

 

 

Michée 7.19

 

Il aura encore compassion de nous, Il mettra sous ses pieds nos iniquités;

Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés.

Michée 7.19

Que Dieu vous bénisse

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