
Le tsunami qu’est la perte
de son conjoint
Par Jean-Philippe Bocquillon
La perte de son mari, de son épouse s’apparente à un tremblement de terre; les fondements même sont menacés, c’est ce qui conduit à remettre en question en profondeur sa foi en Dieu. Rien n’est figé dans notre vie que nous passons sur cette terre avant de retrouver un jour notre patrie céleste !
Je regardais récemment des images du tsunami qui a frappé la Thaïlande et d’autres pays. Tout est dévasté, emporté, cassé, broyé, pulvérisé et au bout il y a la mort de dizaines de milliers de personnes.
Le deuil est un tsunami, un tremblement de terre, notre terre est dévastée, la terre de notre cœur, la terre de notre propre existence. Le paysage est désolé, plus rien ne sera jamais comme avant. Une part de nous-même n’est plus là, c’est fait…
Et pourtant de la terre désolée, martyrisée, rejaillit la vie, il faut du temps mais elle rejaillira, c’est sûr. Nous avons tous vu un jour ou l’autre un bourgeon sortir d’une branche que l’on croyait morte, ou un germe se dresser sur une terre apparemment desséchée, mais avec une profusion de vie dans son sous-sol…
Ceux d’entre nous qui ont perdu leur conjoint depuis quelques années le disent : il reste une douceur des souvenirs, la douleur s’estompe, la vie renaît car il faut bien vivre de toute façon. Dieu pose sa main, guérit, console. Le nouveau paysage, c’est de nouveaux amis, de nouveaux lieux, de nouvelles activités, une pensée régénérée, on se sent plus proche de notre créateur car il nous a portés, réconfortés, rétablis. Et aussi on se sent à même d’aider car « On est passés par là. »
Vous qui avez perdu votre conjoint, vous êtes des outils de premier choix entre les mains de Dieu, des pelles, des pioches, des marteaux (!), des scies, pour réparer les autres, aider à les reconstruire, avec la sagesse de Dieu. Car vous êtes passés par là.
Que Dieu vous bénisse
