Dieu est fidèle – Paul Calzada

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Dieu est fidèle

Pasteur Paul Calzada

Vendredi 23 mars 2018

« Dieu est fidèle, lui qui vous a appelés à la communion de son Fils, Jésus-Christ notre Seigneur. » (1 Corinthiens 1.9) La notion de fidélité, lorsqu’elle est appliquée à Dieu, n’a rien à voir à celle qui s’applique aux hommes. Il y a un abîme entre celle de Dieu et celle des hommes. Chez Dieu la fidélité n’est pas une vertu, un idéal à atteindre, elle est un trait de caractère immuable. Dieu est fidèle ! Il ne cherche pas à être fidèle, il est fidèle.

Pour les hommes que nous sommes, la fidélité est à rechercher, à atteindre, à garder, à préserver, elle n’est jamais acquise pour toujours, elle est une vertu à entretenir. Nous aurons l’occasion de nous pencher sur notre fidélité (ou infidélité), dans les prochaines pensées, mais nous nous arrêterons pour commencer sur la fidélité de Dieu.

La fidélité de Dieu est dans sa nature, c’est l’un de ses caractères, lequel est constamment rappelé tout au long des pages de la Bible, comme dans le texte de ce jour. (Deutéronome 7.9 ; 32.4 ; Osée 12.1 ; 1 Corinthiens 10.13 ; 2 Corinthiens 1.18 ; 1 Pierre 4.19).

Le mot hébreu traduit par fidélité est : «emounah». Ce mot contient la racine «amanh» qui signifie : « étayer, soutenir, tenir solidement, sur qui on peut s’appuyer… ». Dieu est digne de confiance, on peut s’appuyer sur lui. On peut compter sur lui en toutes circonstances, et en tout temps. Dieu ne change pas dans son amour envers nous, et même si nous sommes infidèles il demeure fidèle (2 Timothée 2.13).

La fidélité de Dieu est observable dans les lois de la nature : « De génération en génération ta fidélité subsiste… c’est d’après tes lois que tout subsiste aujourd’hui… » (Psaume 119.90/91). Le cycle de l’eau, celui des marées, le cycle de l’oxygène et du carbone, le cycle des saisons… de génération en génération tout cela subsiste, et même les désordres provoqués par les hommes : pollution, déforestation, surconsommation, industrialisation excessive…, arrivent à être en partie contenus, par la fidélité avec laquelle Dieu a tout organisé. La préservation de la vie sur terre est un miracle qui tient à la fidélité de Dieu.

De nombreux savants sont d’accord pour affirmer que l’univers, ainsi que la perpétuation de la vie, sont des horlogeries admirables, d’une précision et d’une perfection inimaginables. Or, la fidélité de Dieu assure le fonctionnement perpétuel de sa belle création, où tout a été réglé une fois pour toutes !

Ceux qui nient l’existence d’un créateur, sont confrontés à cette grande énigme d’une création aussi intelligente fonctionnant avec la précision d’une horloge des plus fidèles que l’on puisse imaginer.

Un conseil pour ce jour :

Confiez-vous en ce Dieu fidèle, il est fiable à 100%. Ses promesses son fiables, son amour est immuable, il veille sur sa Parole pour l’accomplir. Proclamez avec Jérémie : « Oh, que ta fidélité est grande » (Lamentations 3.22).

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Que Dieu vous bénisse

 

L’unité forcée – Paul Calzada

L’unité forcée

Par Paul Calzada

Samedi 12 Aout 2017

« Paissez le troupeau de Dieu… non comme dominant sur ceux qui vous sont échus en partage, mais en étant les modèles du troupeau » (1 Pierre 5.2/3).

Ce texte nous indique qu’il est possible d’obtenir une forme d’unité, lorsqu’on exerce une autorité absolue par la domination et le contrôle. Il semblerait qu’un certain Diotrèphe, mentionné dans la troisième épître de Jean, agissait ainsi : « Il ne reçoit pas les frères, et ceux qui voudraient le faire, il les en empêche et les chasse de l’Eglise » (3 Jean 10).

L’unité se fait par élimination de ceux qui n’acceptent pas son autoritarisme. Il ne tolère pas la complémentarité qui se trouve dans la diversité.

Ne pas tolérer la différence, être fermé aux avis des autres, opter pour des positions radicales, ne sont pas seulement un risque de limiter la liberté des autres, mais sont la manifestation d’une absence de liberté chez ceux qui adoptent ces attitudes.

Les dictateurs ne sont pas uniquement des usurpateurs de liberté mais surtout ce sont des personnages obtus, à la pensée figée, prisonniers de leurs convictions absolues. Ils veulent imposer la pensée unique. Lors de simulacres d’élections ils obtiennent la majorité absolue !

Alors que Saul de Tarse persécutait les disciples de Jésus, il était « animé d’un zèle excessif pour les traditions de ses pères » (Galates 1.14). Ce zèle excessif le poussait à éliminer ceux qui sortaient du cadre de la tradition. Il voulait imposer l’unité.

En cette année du cinq-centième anniversaire de la Réforme, nous nous souvenons des pressions exercées sur Luther pour qu’il renonce à ses convictions fondées sur l’Ecriture.

Le monde religieux, aujourd’hui, n’est-il pas tenté de vouloir imposer une vision unique dans chaque dénomination ?
L’unité forcée est le refus du respect de la liberté d’autrui. La vraie unité ne se construit pas par la contrainte mais par une saine persuasion, et le dialogue, autour de l’Ecriture.

Quelles sont vos limites du tolérable ? Comment réagissez-vous à telle ou telle pratique, à telle ou telle manière de faire ? Êtes-vous en colère, critiquez-vous acerbement celui qui a une opinion différente de la votre ? Combattez-vous les personnes avec violence et sans respect si elles ne professent pas les mêmes convictions que vous ? Voulez-vous une unité se fondant sur des traditions ou sur la Parole ?

L’unité autour de Jésus ne se fait pas par une quelconque domination de sa part sur ses disciples, mais elle se fait par l’amour qu’il suscite dans leur cœur. Il n’a jamais forcé quiconque à se soumettre ou à se démettre, il laissait à chacun le choix de le suivre ou pas.

Ma prière de ce jour :

Seigneur, aide-moi à avoir du respect pour tous ceux qui m’entourent,

à ne pas vouloir imposer l’unité par la contrainte mais par l’amour,

en étant un modèle pour les autres.

Amen !

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Que Dieu vous bénisse

 

La grâce abolit-elle la loi ? – Paul Calzada

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La grâce

abolit-elle la loi?

Par Paul Calzada

Mercredi 7 Juin 2017

« Voici l’alliance que je ferai avec eux… je mettrai ma loi au-dedans d’eux, je l’écrirai dans leur cœur » (Jérémie 31.33).

Lorsque le prophète Jérémie parle de la nouvelle alliance, il indique qu’elle sera basée sur le pardon des péchés : « Je pardonnerai leur iniquité, et je ne me souviendrai plus de leur péché » (Jérémie 31.34). Mais cette grâce n’abolira pas la loi puisque le prophète précise que la loi sera écrite dans les cœurs.

Les mots qui nous viennent à l’esprit lorsque nous parlons de la loi sont : Ordonnances, lois, règlements, discipline, punition, châtiment, malédiction, mort… Cependant peu d’entre nous pensons au mot grâce.

Or, le rôle de la loi était de mettre en évidence notre péché pour que nous ressentions le besoin de pardon, lequel ne peut nous être accordé que par la grâce. La loi n’a pas d’autre raison d’être, que de nous montrer notre impérieux besoin de la grâce de Dieu. La finalité de la loi, c’est la grâce.

C’est pourquoi il est impossible de séparer la loi et la grâce. Lorsque Paul écrit que Christ est la fin de la loi (Romains 10.4), il ne dit pas que la loi est abolie mais que la finalité de la loi, c’était d’amener les hommes à être uniquement justifiés par la grâce de Dieu et de la foi en Christ. La loi est nécessaire pour souligner notre péché, la grâce vient lorsque nous reconnaissons avoir enfreint la loi.

Si la loi nous montre que nous avons un besoin impératif de la grâce, la grâce nous amène à être transformés au plus profond de notre cœur afin que nous puissions accomplir la loi. La loi nous conduit vers la grâce, et la grâce nous donne la force de vivre la loi de Christ.

Paul dit : « J’ai été avec ceux qui sont sous la loi, comme sous la loi (quoique je ne sois pas moi-même sous la loi)… avec ceux qui sont sans loi, comme sans loi (quoique je ne sois point sans la loi de Dieu, étant sous la loi de Christ) » (1 Corinthiens 9.20/21).

Lorsqu’il dit qu’il n’est pas sous la loi, il veut dire que sa justification ne vient pas de l’observation de la loi, et lorsqu’il dit qu’il vit la loi de Dieu, c’est par la grâce que Christ lui accorde. Seule la grâce de Dieu peut changer nos cœurs afin que nous vivions la loi de Dieu.

Ma prière en ce jour :

Seigneur, je suis incapable de vivre ta loi par mes efforts ; je veux laisser ta grâce agir en moi pour que ma vie te soit agréable. Amen !

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Que Dieu vous bénisse