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« Jusqu’au bout ! » Persévérance dans la prière, – par Lily/éloigne-toi et reste seul avec Dieu – Paul Washer

 Jusqu’au bout !

Persévérance dans la prière.

par Lily

 

Commentaire de Lily du 22/2/15 derrière l’article :

Eloigne-toi et reste seul avec Dieu de Paul Washer

En lisant un commentaire derrière la vidéo de Paul Washer,  j’ai eu envie de te partager mon propre témoignage en la matière. Chrétienne depuis de nombreuses années, j’ai toujours aimé prier, et beaucoup prier selon moi. Avec le Saint-Esprit, j’ai découvert que l’on pouvait prier sans cesse et je l’ai aussi expérimenté.

Mais j’ai aussi découvert que le plus difficile était pour moi :
– de parvenir à conserver une vie constante de prière sur le long et le très long terme.
– de ne voir s’accomplir que très peu de ce pourquoi je priais.

Mais un jour, le Seigneur m’a enseigné deux ou trois choses qui on changé ma vie de prière. Il m’a expliqué qu’en matière de prière comme de vie chrétienne, il fallait aller jusqu’au bout. Je me suis alors demandé comment je pouvais aller jusqu’au bout d’une prière, comment je pouvais savoir que j’étais parvenue au bout ? Est-ce que le Seigneur et moi étions d’accord sur ce que pouvait être ce bout ?

Avant cela, aller au bout d’une prière signifiait pour moi avoir terminé ma phrase sans être distraite par quoi que ce soit.
Cela, je le faisais plutôt bien et, de temps en temps, cela portait du fruit, je voyais un accomplissement.

Le Seigneur me parlait d’une tout autre chose. Il a pris l’exemple de la course à pied et m’a posé une question.

– Dans la course à pied, comment sais-tu que tu es arrivée au bout ?

Et moi de répondre :

– lorsque je suis arrivée à la bande d’arrivée, lorsque je la vois et que je la touche, c’est bon, c’est fini.

Ensuite, il m’a dit ceci :

– lorsque tu pries pour une chose, de même, comment sais-tu que tu es au bout de ta prière ?

Et là, les yeux de mon entendement ce sont ouverts et j’ai répondu ce qui aujourd’hui me semble d’une grande évidence :

– Lorsque je vois l’accomplissement de ma prière.
Donc tant que je n’ai pas vu l’accomplissement de ma prière – atteint le marquage d’arrivée – c’est que je ne suis pas allée au bout de ma prière, de ma course.

Cela a d’abord été pour moi un constat très amer parce que j’ai découvert que ces années durant, j’avais commencé de nombreuses courses sans jamais aller au bout de certaines.

Mais ensuite, c’est devenu comme du miel. Ce secret – parce que pour moi c’en était un – a bouleversé de nombreux aspects de ma vie de prière. Il m’a ouvert les yeux sur de nombreuses erreurs que je faisais et surtout m’a permis de revenir dans toutes les courses que j’avais abandonnées sans le savoir.

Pour en venir à cette question qui est celle de beaucoup :

Doit-on prier encore et encore pour la même chose ?
Il me semble que c’est ce que nous voyons Jésus faire en Matthieu 26.38-43. Il passe des heures dans la prière et à l’agonie pour demander une seule et même chose au Père. C’est ce que Hana, la mère de Samuel a fait : prier et supplier Dieu toute ces années pour une seule chose : un enfant.

Je répondrais oui, sans aucun doute, et sans cesse, tant que l’on n’a pas vu ou reçu la réponse.
Personnellement, je prie pour de nombreux sujets, certains plus difficiles que d’autres, et pour certaines prières, je rabâche sans relâche 🙂

Par exemple, pour le salut des membres de ma famille. Avant de comprendre le principe du « jusqu’au bout », après avoir demandé leur salut au tout début de ma conversion, je priais une fois de temps en temps, selon les circonstances que nous traversions ou lorsque j’y pensais.

Aujourd’hui, pour ceux qui ne sont pas sauvés, j’essaie d’avoir une discipline pour les apporter au Seigneur tous les jours. J’ai opté pour un cahier avec des listes de noms que je coche ou barre au fur et à mesure qu’ils viennent au Seigneur, sans pour autant arrêter de prier. Je peux répéter pendant 5, 10 voire 30 minutes la même chose, la même prière, qui peut être celle-ci : « Eternel mon Père, visite les membres de ma famille, brise les forteresses qui les empêchent de voir briller la splendeur de l’Evangile, convaincs-les de péché et de jugement, et amène au salut au nom du Seigneur Jésus Christ ».
Ou encore celle-ci, une action de grâce : « Merci mon Dieu, je te rends grâce et je bénis ton Saint Nom parce que tu visites ma famille pour l’amener à la repentance véritable et au salut au nom du Seigneur Jésus Christ ».

Peu importe, je suis sur ma trajectoire et tant que je ne les verrais pas tous en Christ, ma course – ma prière – ne cessera pas sauf pour ceux qui décèdent ou pour ceux pour qui Dieu m’a donné une réponse ou une direction claire.

Le cahier est un moyen de garder une discipline personnelle et d’être encouragée, parce que l’on peut voir les noms barrés et prendre conscience que cela marche, et tenir ferme dans cette course-prière pas toujours facile.
Mon constat : les personnes pour lesquelles j’ai été une vraie « rabâcheuse » sont venus au Seigneur rapidement et de façon extraordinaire pour la grande majorité.

Certaines courses se font sur quelques mètres comme dans la cour de récréation d’une école, et d’autres sur de très longues distances comme le marathon de New York. On ne s’y prépare pas de la même manière. On ne voit pas forcément  dès le départ la ligne d’arrivée. On ne sait même pas, pour certaines, si l’on va y parvenir (malaise, accidents, voir décès avant la ligne d’arrivée). Mais on se lance avec l’idée d’aller au bout, autant que cela dépend de soi. Chaque foulée est comme une répétition de notre prière, et chaque foulée nous rapproche inexorablement de la ligne d’arrivée. Peu importe que ce soit par en grandes enjambées ou en toutes petites foulées, l’important est de garder le rythme qui nous convient.

Certaines prières sont des sprints, des courses de quelques mètres, nous recevons des réponses rapides et immédiates. D’autres sont de vrais marathons, et les réponses sont plus longues à venir, peut-être même qu’on ne verra pas la ligne d’arrivée.
Pour moi, c’est cela la foi, courir avec ou sans ligne d’arrivée sous les yeux, sachant qu’elle existe, qu’on l’atteigne ou pas. On peut la saluer de loin et faire tout ce qui est en son pouvoir pour tenter de l’atteindre, comme en Hébreux 11.

De façon plus pragmatique, mon expérience personnelle me démontre que lorsque je prends du temps pour insister « lourdement » sur une seule et même prière, la réponse qui suit est au-delà de ce que j’en attendais. Elle peut être oui ou non, mais il y a toujours quelque chose qui se passe. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, il est très difficile de prier une seule et même prière pendant plus de 5 minutes.  Pour moi, cela demande de faire preuve d’une grande violence pour rester concentré, mais cela a aussi développé « mes muscles spirituels ».

Pour des sujets où j’ai besoin d’une réponse rapide ou des sujets dans l’impasse depuis des années, tout semble se débloquer lorsque j’applique cette méthode, je reçois alors la réponse.

Cette forme de prière est pour moi la plus difficile car elle semble secouer la chair et soulever toutes les forces des ténèbres, mais son efficacité est sans pareille.
C’est un témoignage personnel, j’espère qu’il sera utile. On peut aussi demander au Seigneur ce qu’il en pense, avec insistance si nécessaire !  ;).  Il te répondra de façon certaine.

Quelqu’un a dit un jour qu’il existait de nombreux livres sur la prière, écrits en majorité par des gens qui en avaient fait un sujet d’étude et non une pratique personnelle.

J’avoue que plus j’avance dans une pratique personnelle de la prière, plus j’abandonne les théories pour suivre la voix de l’Esprit, plus je découvre qu’il n’y a pas une, mais de multiples façons de prier. À nous de les trouver dans la prière (Lol!) et de les adapter aux sujets et aux circonstances qui se présentent à nous.

Peut-on imaginer aujourd’hui une armée partir en guerre avec comme seule arme un pistolet pour chaque soldat ? Pour moi, la Bible est une véritable armurerie à elle seule, dans laquelle on trouve toutes sortes d’armes, d’instruments, d’outils pour mener une guerre à son terme. Nous avons juste besoin du gardien de l’armurerie – le Saint Esprit – et d’un entrainement au maniement de chaque arme pour gagner en efficacité.

On voit toutes sortes de prières dans la Bible : en posture couchée, assise, prostrée, debout, silencieux, dans un murmure, à voix haute, avec cris, en agonie, seul, en groupe… Une richesse incroyable. La critique et les discours sont faciles lorsque l’on « étudie » la prière.

Mais plus l’on prie et plus l’on se tait.
Avançons dans notre vie de prière simplement, le Saint Esprit nous conduira… à murmurer, crier, pleurer, agoniser, répéter mille fois la même chose ou pas, debout, assis, couché, prostré… Comme bon lui semblera, et selon l’urgence du besoin, selon la motivation ou selon la nécessité.

Que la grâce du Seigneur Jésus Christ soit avec nous tous.

Source de l’article

Que Dieu vous bénisse