
Recevoir l ‘évangile
avec un coeur disposé
Pasteur Ritchi Potheegadoo
Assemblée chrétienne de Charleville
Bonne écoute!
Que Dieu vous bénisse
Venez et voyez combien notre Seigneur est bon, il a donné sa vie pour nous, à la croix , il a payé notre rançon et il revient bientôt chercher les siens. Alléluia, béni soit le Seigneur qui nous aime.

Assemblée chrétienne de Charleville
Bonne écoute!

Edification du 17 Janvier 2016
ADD Dijon

(Pentecôte 2015)
La vision de Jésus s’étend jusqu’aux extrémités (Act. 1.8).
Pour certains, ce seront des confins géographiques, pour d’autres, des extrémités locales,
sociales, professionnelles…
Ce qui compte c’est de marcher vers les extrémités que Dieu a préparées pour chacun,
au loin ou ici.
Mais seul le Saint-Esprit ouvre les chemins qui conduisent bien loin, très loin, encore plus loin…
Pour les apôtres comme pour nous, une condition incontournable donc:
passer par la Chambre Haute pour recevoir la puissance d’en haut (Luc 24.49).
« Avec toi, Saint-Esprit, j’aurai la force pour aller jusqu’aux extrémités que tu me montreras.
Revêts-moi encore de ta puissance. »


Notre connaissance du Saint-Esprit
doit-elle se limiter à savoir ce qu’il peut faire?
N’y a-t-il pas plus important encore ?
Et notamment connaître qui il est
afin d’avoir une réelle relation avec lui ?
Je vous propose d’aller à la rencontre
de cette personne extraordinaire,
puissante mais aussi sensible
à qui Dieu nous demande de réserver le plus grand respect.

Cette prédication à été donnée à l’église EEVN
Église Évangélique Vie Nouvelle Paris.
L’Eglise Evangélique Vie Nouvelle de Paris est chrétienne,
de la Pentecôte, des Assemblées de Dieu de France,,
et de le CNEF(Conseil National Des Evangéliques de France)
Nous annonçons le plein Evangile :
Jésus-Christ sauve, délivre, baptise du Saint-Esprit,
transforme les vies et accomplit des miracles de guérison.
Non, “Rien n’est impossible à Dieu”
Luc 1:37
Vous pouvez consulter leur site en cliquant ici
![]() |
| LES DERNIERES NOUVELLES DE L’EGLISE PERSECUTEE 13.01.2016 |
Monde : les chrétiens de plus en plus persécutés (index 2016) |
La sortie de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2016 montre que la persécution prend de l’ampleur. Tant les pressions que les actes violents ont augmenté.
Chaque année, l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens publié par Portes Ouvertes permet de faire un bilan de la situation de la liberté religieuse des chrétiens dans le monde. Que nous montre-t-il cette année ? Constante augmentation Afficher sa foi ou ses valeurs chrétiennes devient de plus en plus dangereux, aussi dans des pays comme le Niger et Bahreïn qui font leur entrée dans l’index. Violente ou insidieuse, la persécution s’enracine et gagne du terrain, avec des répercussions incalculables dont le déplacement de réfugiés n’est qu’un aspect. Érythrée et Pakistan : persécution impitoyable Ces deux pays sont ceux où la persécution a le plus augmenté en 2015. En Erythrée (3ème rang de l’index 2016), Habtoum* a été détenu 9 ans dans un camp militaire : « J’étais si malade que je ne pouvais plus ni entendre ni parler. On m’a refusé toute aide médicale et j’ai pensé mourir. Mais Dieu m’a guéri. » Comme lui, 1 000 chrétiens sont détenus dans des conditions inhumaines à cause de leur foi. Au Pakistan, l’islam radical menace en permanence les 3,8 millions de chrétiens : accusations fallacieuses, discriminations, meurtres, viols, attentats-suicides contre des églises… autant d’exactions qui propulsent le Pakistan au 6ème rang de l’index 2016. Demeurer une lumièreCes résultats alarmants ne doivent pas faire oublier que l’Évangile est en marche. Dans plusieurs pays où le niveau de persécution est élevé, comme au Nigéria ou en Iran, des habitants se tournent vers le christianisme. Comme le dit un chrétien jordanien : « Nous devons demeurer dans les ténèbres avec d’autres pour que nous voyions tous ensemble la lumière. » Les chrétiens persécutés entrevoient aussi dans les ténèbres des opportunités où l’adversité se révèle être la pierre d’angle d’une nouvelle Église. * Pseudonyme Sujets de prière :
|
![]() Corée du Nord : « grand-père, pourquoi tu pries ? » |

le dimanche 10 Janvier
Bonne écoute!

Message d’ édification du dimanche 3 janvier 2016 à Dijon
Notre Eglise Evangélique est installée à Dijon depuis plus de soixante ans maintenant.
Nous sommes affiliés à la Fédération des Assemblées de Dieu de France (F.N.A.D.F.)
qui rassemble plus de 664 lieux de culte et de partage de l’Evangile.
Les Assemblées de Dieu se situent dans la continuité de l’Eglise des apôtres,
fondée sur Jésus-Christ.
Toutes nos réunions sont publiques, le message de la Bible,
unique fondement de la foi chrétienne, y est annoncé.
L’Eglise est aussi un lieu de prière, d’écoute et de partage
Nous croyons en Jésus-Christ, le Fils de Dieu.
Son message est, plus que jamais, d’actualité !
Landry Ogoula Pasteur principal
des Assemblées de Dieu de Côte d’Or

Témoignage de Nicolas Ciarapica et conférence sur le thème:
« Les médias, piège ou bénédiction? »
La stratégie de l’apôtre Paul, la désinformation, les pièges
que le communiquant chrétien devrait éviter…
Message donné le 8 avril à l’Alliance Pierres Vivantes, Siviriez (Suisse).

Témoignage donné le 8 avril
à l’Alliance Pierres Vivantes,
à Siviriez (Suisse).

Prédication du Dimanche 06 Novembre 2011
Bonne écoute!


Charles Boucher de passage à Aix en Provence
les 20, 21 et 22 juin 2014.

Pour commencer la semaine universelle
de prière 2016, le Pasteur Franck Baroni
nous raconte son parcours jusqu’à son appel pour Dieu,
un parcours très proche de l’histoire
du fils prodigue qui peut aider beaucoup
à repartir d’un bon pied dans la vie.
Église Évangélique Vie Nouvelle Paris
http://www.eevnparis.fr
Bonne écoute!

Bonne écoute!

Cette prédication à été donnée à l’église EEVN
Église Évangélique Vie Nouvelle Paris.
L’Eglise Evangélique Vie Nouvelle de Paris est chrétienne,
de la Pentecôte, des Assemblées de Dieu de France, et de le CNEF
(Conseil National Des Evangéliques de France)
Vous pouvez consulter leur site en cliquant ici

Amen à cette prière,que par la grâce de Dieu
elle soit étendue à tous les enfants de Dieu qui l’aiment.
Église Évangélique
Vie Nouvelle Paris
Bonne écoute!



Pour 2016, Dieu tient encore en réserve des choses nouvelles,
inconnues, cachées et grandes pour son peuple.
Il est prêt à nous les annoncer, nous les montrer,
les exécuter pour nous à condition que nous invoquions son nom.
Etes-vous prêts pour quelque chose de nouveau?

Eglise évangélique Vie nouvelle Paris
Bonne écoute!

« À moi, qui suis le moindre de tous les saints, cette grâce a été accordée d’annoncer aux païens les richesses incompréhensibles de Christ, et de mettre en lumière quelle est la dispensation du mystère caché de tout temps en Dieu qui a créé toutes choses » Éphésiens 3:8-9 Je ne cesse d’entendre parler certains prédicateurs sur les richesses données par Dieu et je m’étonne de voir que la plupart du temps, le sujet se cantonne aux richesses financières, mais quelle est la plus grande des richesses que Dieu nous a donnée ?
J’aime a relire ce passage de Matthieu 6:21 qui nous dit «Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ». Ainsi, nous pouvons nous poser ces questions : Ma richesse est-elle matérielle ou spirituelle ? Mon cœur s’attache-t-il aux choses de ce monde où à celles qui demeurent en Christ ?
Sans vouloir jeter la pierre à qui que ce soit, je pense qu’il est important de remettre chaque chose à la bonne place. Dans les Éphésiens, l’apôtre Paul nous parle des richesses incompréhensibles de Christ et ce n’est pas anodin, car si notre cœur n’est pas régénéré et illuminé par le Saint-Esprit, il ne peut pas comprendre les vraies richesses accordées par notre Dieu (Luc 8:10 ; 2 Corinthiens 3:14-16).
Si l’on veut évoquer les richesses matérielles et financières, Dieu nous donne des témoignages édifiants à travers la parole. Prenons le cas de Salomon. Lorsque Dieu lui demande ce qu’il veut (2 Chroniques 1:7), que lui répond Salomon ? « Accorde-moi donc de la sagesse et de l’intelligence, afin que je sache me conduire à la tête de ce peuple ! » (2 Chroniques 1:10). Salomon aurait pu demander la richesse et la gloire, mais il demande humblement de recevoir la sagesse et l’intelligence choisissant ainsi un trésor spirituel bien plus précieux que tout l’or du monde.
Et Dieu lui répond « Puisque c’est là ce qui est dans ton cœur, puisque tu ne demandes ni des richesses, ni des biens, ni de la gloire, ni la mort de tes ennemis, ni même une longue vie, et que tu demandes pour toi de la sagesse et de l’intelligence afin de juger mon peuple sur lequel je t’ai fait régner, la sagesse et l’intelligence te sont accordées. Je te donnerai, en outre, des richesses, des biens et de la gloire, comme n’en a jamais eu aucun roi avant toi et comme n’en aura aucun après toi » 2 Chroniques 1:11-12.
Salomon avait les regards tournés vers les cieux et non vers ce que le monde pouvait lui apporter et cela plu au cœur de Dieu qui lui donna bien plus que ce qui lui était demandé.
Lorsque j’entends des discours prônant les richesses financières, je me demande si le message de Dieu a bien été entendu. J’aime ce passage des Proverbes 23:5 « Veux-tu poursuivre du regard ce qui va disparaître ? Car la richesse se fait des ailes, et comme l’aigle, elle prend son vol vers les cieux » ou encore dans Proverbes 27:24 « Car la richesse ne dure pas toujours, ni une couronne éternellement ».
Alors pour quelle richesse courrons-nous ? De nombreux passages dans la Bible nous parlent de la richesse financière. Nous venons d’en citer deux, mais il y a aussi Proverbes 11:28 « Celui qui se confie dans ses richesses tombera, mais les justes verdiront comme le feuillage »…
Ne nous trompons pas de richesses, mais saisissons la plus grande et merveilleuse des richesses : la vie éternelle en Jésus notre Seigneur et Sauveur. Jésus nous dit clairement de ne pas nous inquiéter pour les choses de ce monde (Luc 12:22) mais de placer notre confiance en lui, car il donne à chacun selon ses besoins (Philippiens 4-6 ; Philippiens 4:19 ; 1 Timothée 6:17 ).
Job avait compris, lui aussi, quelle était sa richesse, lisons-le dans Job 22:25 « Et le Tout Puissant sera ton or, ton argent, ta richesse ». Alors ne confondons pas le charnel et le spirituel, mais gardons les regards fixés sur les promesses merveilleuses que le Seigneur nous a données. Jésus a tout accompli, tout payé, et c’est en lui seul que nous possédons l’espérance et l’assurance de la vie éternelle.
Nous ne courrons pas pour une couronne corruptible, mais pour une couronne incorruptible de vie (1 Pierre 5:4 ; 1 Corinthiens 9:25). Quelles richesses extraordinaire le Seigneur nous a données à travers sa parole et son Saint-Esprit qu’il met à notre disposition gracieusement et librement. À nous de savoir saisir ces richesses et de les mettre à profit. 1 Corinthiens 1:5-7 nous dit « Car en lui (Jésus) vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance, le témoignage de Christ ayant été solidement établi parmi vous, de sorte qu’il ne vous manque aucun don, dans l’attente où vous êtes de la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ ».
Les dons spirituels sont aussi des richesses précieuses qui nous ont été distribuées gratuitement, collectivement et individuellement pour l’édification de l’Église.
Enfin, n’oublions pas que les richesses dont le Seigneur nous a comblés ne doivent pas rester enterrer profondément dans un coin de jardin ou dans un lieu caché, mais au contraire, elles doivent être partagées, dispensées, c’est-à-dire distribuées abondamment autour de nous à travers l’évangélisation et le témoignage vivant de Christ dans nos vies.
« Que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connaissance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints, et quelle est envers nous qui croyons l’infinie grandeur de sa puissance, se manifestant avec efficacité par la vertu de sa force » Éphésiens 1:17-19
Que le Seigneur vous comble de toutes bénédictions spirituelles et qu’il pourvoit à tous vos besoins en cette année 2016 !!
Michelle
Oui Seigneur tu vaux plus que l’or et l’argent,
c ‘est toi,mon précieux trésor,
je t’aime et par ta grâce,
je t’aimerais toujours

27 décembre 2015
Le pasteur Gilles Adams nous invite à revisiter cette histoire des évènements qui ont précédé la naissance de notre Sauveur. Son but est de nous amener à saisir que malgré les épreuves et les impossibilités dans lesquelles on peut se retrouver, la bénédiction est toujours proche. En fait, c’est dans ces moment-là que notre foi devient si significative ! Ouvrons nos cœurs à ce que Dieu a en réserve pour nous en 2016.


Le chanteur se battait contre un cancer qui le privait de sa voix. Il est décédé samedi 2 janvier 2016, à l’âge de 69 ans. Dans l’épreuve, il confiait* ce qui le consolait : l’amitié, les « petites choses de la vie », la foi chrétienne dont il témoignait à coeur ouvert.
«J’ai cru guérir de ce cancer de la langue qui m’a touché en février 2013. Je me suis trompé. Il est revenu. Il y a une guerre au fond de ma gorge. Je me bats, je travaille à guérir. Pour un chanteur, perdre sa voix, c’est la pire épreuve. Depuis l’âge de 18 ans, la chanson est toute ma vie. Deux cents chansons en cinquante ans de carrière, dont trente “tubes”.
Curieusement, alors que je vis pour ma voix et par ma voix, je n’ai pas interpellé Dieu, je ne me suis jamais dit que ce qui m’arrivait était injuste. Peut-être parce que je commence à vivre non plus par ma voix, mais par la foi ? Pour parodier le titre d’une mes chansons – “Le Loir et Cher” –, je dis aujourd’hui : “La foi m’est chère”.
Mon premier cancer avait mis ma vie spirituelle en veilleuse. Je ne pouvais plus lire, ni me nourrir intellectuellement, moi qui suis féru de théologie. Cette rechute me révèle que la vie spirituelle ne se loge pas dans l’intellect, mais qu’elle est la VIE même – la vie de Dieu qui irradie tout l’être, et pas seulement la tête.
Je suis profondément croyant. J’ai vécu un jour un “choc religieux” à Jérusalem, où j’ai rencontré le Christ. Je visitai le Saint-Sépulcre avec ma femme, et là, pressé pourtant par de nombreux pèlerins, soudain, devant le Tombeau, je m’agenouille et me voilà chrétien. Un peu comme Frossard, Claudel, Clavel – d’un coup. En l’espace d’un instant, Jésus est entré dans ma vie, dans mon cœur. C’était très doux. J’ai immédiatement eu la sensation que j’étais sauvé. Tout ce qui m’était arrivé auparavant devenait caduc. La seule chose que je ne remette jamais en doute, c’est l’existence de Dieu.
Je suis d’un naturel plutôt ténébreux, un hypersensible qui s’en fait pour un rien. Je crois savoir où est la sagesse à force de lectures et de rencontres, mais je ne l’ai pas encore trouvée. Or, dans cette chambre d’hôpital, depuis des mois, curieusement, je n’ai jamais été aussi apaisé. Ce “re-cancer” ne m’a pas brisé : je crois qu’il me grandit.
Dans l’épreuve, quelles sont mes consolations ? D’une part, l’amitié. Je n’avais pas réalisé que j’avais autant d’amis. Dans le tourbillon de la vie “du dehors”, la vie quotidienne, nous ne trouvons jamais le temps de nous arrêter pour voir ceux qui nous sont chers, et les années passent, les liens se distendent… Trop bête ! C’est quand ça ne va pas que l’essentiel ressurgit. Et l’amitié fait partie de l’essentiel.
J’ai été soutenu physiquement et psychologiquement par la bienveillance qui m’entoure. L’amour de ma femme, de mes enfants, la tendresse et la compétence du personnel médical et infirmier. On guérit plus vite quand on aime et qu’on est aimé, j’essaierai de ne pas l’oublier.
Curieusement, moi qui suis un gourmand invétéré, je n’ai plus de consolation culinaire. Je n’ai même plus le désir d’une bonne entrecôte avec un verre de Saint-Émilion ! On me nourrit avec des sondes et des pipettes. Pourtant, l’autre jour, le goût m’est un peu revenu en absorbant une cuillerée de glace au café. Elle m’a irrésistiblement évoquéLa Première Gorgée de bière de Philippe Delerm ! Depuis, je suis plus ouvert aux toutes petites choses de la vie, ces surprises discrètes qui émaillent l’existence et peuvent nous passer sous le nez sans même qu’on les remarque.
Je goûte aussi des consolations plus spirituelles. Ainsi, celle de la patience. Le cancer est l’une de ces épreuves qui vous enseignent cette vertu. Vous pouvez fulminer, vous morfondre, crier, pleurer, cela ne changera rien. N’allez pas croire que je suis un saint homme ! Au quotidien, face aux mini-tracas, je peux être sanguin, colérique, râleur. J’ai tous les défauts de la terre pour les petits soucis. Mais là, c’est autre chose : il y a un “vrai” combat à mener. Ai-je reçu une grâce de Dieu pour cela ? Je le crois. Je sais qu’Il est à mes côtés.
Patience quand j’articule mal, que je suis inaudible. Patience quand la douleur se réveille et me contraint au silence. Patience face aux régressions inévitables, aux déceptions inhérentes, parce que les traitements semblent inefficaces. Patience quand je me fatigue très vite. Patience devant la mélancolie qui m’est familière…
J’étais jeune, j’avais du succès, la vie me souriait, lorsqu’une profonde dépression m’a mis à terre. J’ai plongé très bas. La maladie m’a tenu éloigné de la scène pendant dix ans. J’ai fait une rechute dépressive après mon premier cancer. J’ai survécu au jour le jour, les petites victoires se sont accumulées ; finalement, je me suis retrouvé à quai, quand patatras, le cancer est revenu.
Durant cette plongée dans les ténèbres de la dépression, j’ai connu le chaos. J’ai cherché à en sortir par le “haut”, en tâtant du bouddhisme, de l’hindouisme, en essayant la méditation transcendantale… Mais je me suis rendu compte, progressivement, que tout cela n’était pas un chemin fécond pour moi. J’étais en train de me perdre. J’ai commencé simultanément à m’intéresser à cette part de mon identité que je refusais jusqu’alors de regarder : la religion chrétienne. Et j’ai osé… le christianisme ! Je ne sais si j’aurais eu cette hardiesse sans la dépression, je ne sais pas si je serais allé aussi loin dans cette voie. Une chose est sûre : depuis, Dieu reste l’objet incessant de ma quête.
Je me suis formé tout seul. J’ai beaucoup lu. Des livres qui ne sont pas tous “modernes” : Isaac le Syrien et Thomas Merton, saint Jean de la Croix et les Pères du désert, saint Augustin et l’Introduction à la vie dévote de François de Sales ; Urs von Balthasar et Thérèse d’Avila dont je retiens cette phrase : “Seigneur, si Tu n’existes pas, ça n’a pas d’importance. Tout ce que j’ai fait, je l’ai fait pour Toi”.
Je suis un homme de peu de foi. Telle est ma tragédie. Ma foi n’est pas un long fleuve tranquille : elle est dans la torture, dans la complexité. J’en suis parfois épuisé. Pourtant, je plains ceux qui n’ont pas la chance de connaître ce tumulte-là. Il fait vivre jusque dans l’Au-delà ! Je ne pense pas que le Ciel se soit mêlé de mon cancer, mais je lui demande de m’aider à avoir la force de le surmonter, de me plier à la discipline indispensable, de faire ce qu’il m’est exigé de faire. Je n’ai jamais prié pour guérir, j’ai plus souvent pensé : “Que ta volonté soit faite”.
Autre consolation que permet le repos qu’impose la maladie, c’est une relecture apaisée de l’existence, même si je n’aime pas trop regarder en arrière. J’en ai fait des bêtises ! La fiesta, les filles, quelques drogues, étaient intimement liées à l’univers de la chanson, surtout dans les années 1960 et 1970. J’ai été un oiseau de nuit. Mais je crois en la miséricorde et au pardon – qui sont les plus grandes consolations qui soient.
Mais il n’y a pas que le pardon de Dieu qui console, il y a aussi… le foot. Je passe du coq à l’âne. J’ai une passion pour le foot. Quand j’ai fini de regarder KTO, que j’apprécie beaucoup, voir un bon match à la télé me fait oublier mes tracas. Après le foot – revenons au spirituel, quand même ! – il y a l’oraison. C’est une forme de prière méditative, une prière du cœur, plus proche de la contemplation que de l’imploration. Sainte Thérèse d’Avila, pour qui j’ai une tendresse particulière, en donne une jolie définition : “L’oraison est un échange d’amitié où l’on s’entretient souvent seul à seul avec Dieu dont on se sent aimé”. Si je ne prie pas, si je ne me livre pas à l’oraison, en quoi consistent ces plages de silence qui me font tellement de bien, au corps et au cœur ?
Un philosophe me console aussi, c’est Gustave Thibon. Je suis fasciné par la vérité et la force spirituelle du verbe de ce génie autodidacte qui a révélé Simone Weil. Je l’ai convié à une émission de télévision à laquelle j’étais invité. Il est venu et a subjugué l’auditoire. Nous sommes devenus amis. Je suis allé le voir plusieurs fois chez lui, en Ardèche. Je fais mienne cette phrase de lui : “Je croyais en Dieu, et maintenant je ne crois plus qu’en Dieu”. Et cette autre : “Dieu ne te délivrera pas de toi-même ; Il te délivrera de la lassitude et du dégoût de toi-même”.
La maladie vous dépossède. Elle vous dénude. Elle vous contraint à vous interroger sur les vraies valeurs. Nous voulons une plus grande maison, une plus puissante voiture, plus d’argent, mais en serons-nous plus heureux ? Je constate souvent chez ceux qui possèdent moins un sourire plus radieux que chez ceux qui ont tout.
“Si quelqu’un veut venir à ma suite, qu‘il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive”, dit Jésus (Mt 16, 24). Alors je porte ma croix et je découvre que c’est le secret de la joie. Je réalise aussi que Dieu est là afin de m’aider à la porter. Pour la première fois de ma vie, je n’envisage pas une solution à une épreuve que j’affronte. Je sais aujourd’hui que je risque fort de ne plus pouvoir chanter. Ma confiance la plus totale, c’est en Dieu que je la place : “Que ta volonté soit faite Seigneur ! Sans Toi, je suis perdu”. »



1 Se mettre en présence de la Présence.
Prier, c’est aider le Ciel à nous aider, à nous consoler.
2 Décider de prendre les choses comme elles viennent.
Une prière copte que j’aime beaucoup dit ceci : « Merci de nous avoir menés à cette heure ». Autrement dit, merci pour la vie qui est là, malgré tout.
3 Se consacrer à ce qui se passe autour de soi.
Ouvrir ses « antennes » sur l’insolite, le singulier, l’aimable.
4 Accepter de se laisser faire.
Obéir. Faire confance. Et ma confance la plus totale, c’est en Dieu que je la place. J’ai en ce moment la grâce de tout déposer aux pieds du Seigneur, de lâcher mon fardeau et de Lui dire : « Débrouille- Toi avec ça, moi je dors ».
5 Regarder les choses de plus haut.
L’oraison, la lecture des saints et des maîtres spirituels y aident. Par exemple, les écrits de Térèse de Lisieux, une âme extraordinaire qui me console : l’endu- rance joyeuse dans la soufrance.
6 S’appuyer sur ses points faibles pour continuer à avancer.
Par exemple, je ne me bats plus contre l’angoisse qui m’est inhérente : dans cette lutte, elle fnit toujours par triompher.
7 Arrêter de se projeter en permanence dans demain.
Appliquer la recommandation du Christ : « Ne vous inquiétez donc pas du lendemain ; car le lendemain aura soin de lui-même. À chaque jour suft sa peine » (Mt 6, 34).
8 Éviter les complications.
La sérénité passe par la simplicité.
9 Privilégier les rencontres qui font du bien.
C’est un moine de l’abbaye de Saint-Wandrille – un ex-junkie qui irradiait de joie – qui m’a rendu Dieu familier. Grâce à lui, Dieu a cessé d’être une simple idée ; Il est devenu une expérience, la douceur que j’ai toujours recherchée.
10 Goûter la consolation de l’humilité.
L’orgueil est le pire ennemi de l’amour de Dieu. Il conduit à la mort. Depuis ma conversion, je peux éprouver une grande émotion, une énorme satisfaction après une réussite, un bon disque, un bon spectacle, mais je ne m’enorgueillis plus. J’en suis incapable, car je sais désormais que je ne suis qu’un serviteur inutile… mais infniment précieux aux yeux de Dieu.
Luc Adrian
* Pour les raisons de santé évoquées ci-dessus, ces propos ont été « cueillis » et articulés par Luc Adrian à partir, notamment, des deux derniers livres de Michel Delpech – Vivre ! (Plon 2015) et J’ai osé Dieu (Presses
de la Renaissance 2014) – avec la validation et la « bénédiction » de leur auteur.
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